<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658</id><updated>2012-01-16T08:29:26.964-08:00</updated><title type='text'>Recueil Corpusculaire</title><subtitle type='html'>c'est une histoire, contée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>47</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-7359832098190064741</id><published>2008-09-11T11:09:00.000-07:00</published><updated>2008-09-13T15:29:58.741-07:00</updated><title type='text'>La parade (5)</title><content type='html'>Sur le bord de la route un vieux à la peau sombre et tannée se tient derrière une table où des vieilles bricoles prennent la poussière, la route est toujours là luisante et noire, craquelée comme la peau d'un serpent. Le sable emporté par le vent brouille ma vision. Une expression indéfinissable barre son visage, immobile comme une vieille pierre rongée par le désert. Sur la table, des poupées en bois colorés les unes à côtés des autres, multicolores, aux visages abstraits, simples et pourtant tous suffisamment différenciés pour avoir leurs personnalités propres. Il me dit Kachinas, katchinas. Je regarde ses yeux à peine discernable derrière les fentes étroites de ses paupières. Sa peau est craquelée comme la route et il me montre les poupées en disant kachinas. Je lui dit water en levant le coude et lui me montre les poupées en me disant katchinas... Kachinas... Je regarde les personnages de bois et au milieux de ceux-ci, il y en a un qui accroche mon regard (c'est comme voir sa propre tête tranchée derrière un miroir) comme deux corps fusionnés en un surmontés de deux tête affolement attachées l'une à l'autre. Des jumeaux de vie et de mort sculptés en un même bois dans un accouplement contre nature. L'expression du vieillard, reptilienne, à la fois figée et vibrante d'une vie déjà achevé il a des siècles, semble attendre depuis des années l'instant où je suis en train de désigner la statuette. Je sors un billet chiffonné comme une feuille morte et je lui tend. Il s'en empare d'un geste lent et sinueux. J'essaye de me rappeler le nom de la ville. The city...  El Umbral  Es lejos?  Il me montre la route et me dit : camino. Je regarde la route, un sillon noir ondulant dans la blancheur du désert reliant mes pas à l'horizon. J'attrape la statuette et saute dans la voiture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et la flotte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'en avait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait prit en stop un type qui s'appelait Larry Stuart Desperate. Un genre de représentant de commerce qui passe sont temps à raconter sa vie. Il disait qu'il aimait conduire une petite moto à pédale en bravant les regards de sa femme. A côté de lui sur le siège arrière une gamine tenait un chat en peluche dont l'un des yeux pendait au bout d'un fil, exorbité, à ma droite l'étranger silencieux. Le désert mord la route faisant disparaître ses bord, pour les diluer dans un océan de lumière, où la moindre pierre, le moindre rocher n'est plus qu'une touche abstraite indéfinissable, quelques taches ocres rappelant que le monde est encore là. Qu'est ce qu'il t'a dit ? Pas grand chose. Tu trouves pas ça con d'ouvrir une boutique dans le désert toi ? Il habite peut être pas loin qu'est-ce que j'en sais ?  J'essaye de me concentrer sur la route réduite à une estafilade tracée sur une toile de lumière éclatante. Vous savez, j'ai un mantra que je répète quand je ne fais rien : o grand créateur de ce qui est accorde-nous une heure de plus pour  accomplir notre art et parfaire nos vies. Et c'est de qui ? J'me souviens pas. Il est mort, c'est tout ce que je sais. C'est un peu facile de faire des jolies phrases non ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille dit : il n'y a rien derrière un miroir.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une question ça ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle regarde dehors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il y a le mur derrière lance Desperate, ses lunette noires dirigées vers l'horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étranger ne dit rien et ne regarde même pas l'extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La criminalité permanente. C'est à ça que limite l'existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que tu te trompes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qui se trompe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi je pense...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme est un criminel condamné à perpet C'est tout ce que je dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais condamné à quoi ? Qu'est-ce tu racontes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A ce que j'ai compris, il a travaillé très dur pour la petite boutique de son père, il était du genre la famille avant toute chose, au point de limiter son univers à cette petite boutique, un vidéo-club, situé sur « la grand'route » de la ville dortoir. Pas grand chose cette route mais pour une petite ville c'est déjà grand. Tous les soirs il fermait la boutique à vingt heure après que les petits vieux s'en fussent allés leur film porno sous le bras, la casquette basse sur le front et le bout de la canne fébrile. Son père est parti vivre à la campagne, le laissant gérer seul la petite affaire familiale. Tous les soirs il travaillait sur le scénario de son film au point d'en être arrivé au bout de cette histoire de vampires tueurs à gages en moins de trois mois. Un truc, c'est sûr, jamais vu à l'écran. Faut croire qu'il éprouvait une certaine méfiance envers ses semblables, ou du moins à l'encontre de la fiabilité du système, il préféra partir à pieds pour remettre son manuscrit directement entre  les mains du producteur. Il imaginait toujours un assistant s'accaparant le fruit de son labeur. La statuette posée sur le tableau de bord est secouée par des spasmes épileptiques ses deux têtes oscillant indépendamment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un peu peur pour le temps. J'espère qu'il va pas pleuvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; De toute façon ici le temps est suspendu, tu peux l'attendre longtemps la pluie quant une milliseconde dure une décennie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peau de l'étranger est  noueuse comme du bois, il vieillit à vue d'oeil. Les contours nauséeux de l'ombre qui l'entourent ont quelque chose de fondamentalement faux tout comme les formes complexes et géométriques qui saturent la lumière, se déformant et se démultipliant à l'infini. Parfois il ne vaut mieux rien dire quand le monde s'écroule autour de vous, Il vous suffit de regarder la route pour vous dire que l'horizon existe et peut être  que c'est pas juste une approximation.                                 &lt;br /&gt;La gamine ferme les yeux, on entend ses dents claquer, elle a peut être froid. L'étranger n'a presque plus de visage et même son expression singeant la mort devient à peine discernable. Une angoisse froide glisse le long de mon dos comme une couleuvre. Et quand on arrive au bout du trajet la chose qui reste à faire c'est d'attendre au bord de la route qu'une voiture daigne s'arrêter pour faire le chemin en sens inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a rien là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où ça ? Dit la gamine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben là. Desperate fait un geste du menton en direction du désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un aigle plane, juste un point en suspension dans l'air, un cliché digne des plus mauvais westerns spaghetti. Le point finit par chuter vers le sol, comme un mécanisme systématique de la nature aussi constatable que la gravité. Je comprends mieux pourquoi Zeus est assimilé à l'aigle. L'aigle qui chute vers sa proie est comme la fatalité qui s'abat sur l'homme tout comme la foudre qui fauche le passant qui a décidé de retarder son départ de quelques minutes et dont les pas le rapproche à chaque instant de la fin inéluctable de son existence. Dans la vie, il a quelque chose d'une marche inexorable sur une route aux bifurcations infinis qui s'effacent derrière nous et conduisant malgré tous les détours que l'on prend vers le même précipice.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quoi ? Tu devrais arrêter de te prendre pour un poète ! Tu sais de quoi j'ai envie ? D'un bon plat de frites, d'un steak avec une bonne sauce au poivre et une bonne binouze ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Puis il me parle de ses voyages entre Paris, New York et Bueno-Aires. Être toujours là où il ne se passe rien c'est très important et ça vous incite à changer constamment de lieu. La femme à la table d'à côté n'a pas grand chose à dire et pourtant elle ne cesse de parler. Son mari l'écoute en hochant la tête comme ces chiens en plastique que l'on place sur la plage arrière de la voiture. Il s'est particulièrement exercé pendant ces trente ans de mariage à pratiquer un hochement crédible tel un moine pratiquant un exercice zazen. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Dans la chambre de Lynn Ann, ils découvrirent des vêtements recouverts de taches sombres au font de la penderie. Le reste de la pièce était silencieux dépouillé de l'âme de sa propriétaire, comme vidé de sa substance primordiale, un faux décor d'une société d'effets spéciaux pour le cinéma hollywoodien. Seulement ces faux aussi parfaits qu'il paraissent au premier coup d'oeil ne peuvent tromper les personnes qui connaissaient la jeune fille. Un peu comme les parents qui, ayant perdu l'ours en peluche mité de leur gosse, décident d'en acheter un nouveau, identique au premier. Le petit garçon devine très bien que ce nouveau compagnon est un étranger et que ses parents tentent de le berner. Pour son bien comme ils disent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me dit qu'il n'aime pas les gens en quête permanente, ceux qui vont chercher dans d'autres civilisations ce qu'ils estiment être des vertus pour fustiger les vices enseignés par leurs pères. Ces mêmes personnes qui gâcheront la dimension festive des drogues derrière un délire pseudo mystique, une gnose de pacotille et qui, lorsqu'elles voyageront en Inde, ne mangeront qu'une demi tartine de pain le matin après avoir vu quelques mendiants pouilleux aux bords des trottoirs de Calcutta, Delhi ou Bangalore, en pensant que cette ascèse va sauver la misère du monde. L'usage de substances psychoatives lucidogènes permet de percevoir une sorte de matrice géométrique, elles engendrent une sorte de contemplation artificielle où vous regarder les choses changer de manière subtile. A l'instant où je me perdais dans un tableau accroché au mur - une surface d'aluminium d'un magenta éclatant – je vis au travers d'un rayon de soleil tapant cette surface des formes géométriques complexes, se démultipliant à l'infini, changeant de formes au fur et à mesure que je tentais de me concentrer sur elles. Les drogues lucidogènes nous permettent de percevoir ces formes géométriques qui semblent sous-jacentes à la réalité, des sortes de calques multiples qui se dérobent et se métamorphosent quand on tente de le les saisir. Ainsi des schémas entrelacés de losanges ondulants se sont substitué à la tapisserie bleu de ma chambre, une structure géométrique se déployant dans un espace au moins tri-dimentionelle. Une structure abstraite qui se révèle derrière le monde matériel, il doit s'agir de la matrice qui permet au cerveau d'appréhender l'espace. La drogue, créant « des interférences » dans le champ des perceptions, rend cette matrice perceptible. Et au sommet de la chute d'eau titanesque un type se raccroche à l'une des colonnes doriques pour ne pas se faire emporter par les flots sur fond de nuit mouvant et se dilatant dans des nuances de gris et de noir.      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arpente les quartiers chauds, là où l'on trouve les plus belles filles du monde. Il se perd dans des forêts de jarretières, il se laisse emporter par la tornade informe de son esprit, toujours à l'ombre vulgaire des néons multicolores. Il espère juste pouvoir continuer encore un peu, sur cette route un peu honteuse - mais quand même on se fait plaisir - aux pavés foutreux, dégueulassés par les semelles de ceux qui se suivent, de ceux qui le trempe pour la première fois, de celui qui n'en n'a jamais assez de flairer des culs et des chattes, de celui qui aime « taper au fond », avec l'énergie de l'espoir déjà perdu de sortir du cycle infernal de sa  misère sexuelle que cette fois c'est la dernière fois qu'il allonge les billets. Elle me regarde de ses grands yeux bleus clairs, translucides et troubles comme deux soleils au fond d'un verre de vodka et elle ouvre une grande armoire haute et étroite, blanche, immaculée qui dénote au milieu de la chambre et du mobilier rouge et orange et ses dessous fushias vulgaires et  la jarretelle suffisamment tendue sur la courbe dorée de sa fesse pour me faire bander et qu'il en va quand même du triomphe sur la mort, un peu au rabais certes, dans cette chambre aux persiennes closes qui laissent filtrer assez de lumière pour voir mon corps glabre aux épaules voûtées dans ce miroir, sur le mur, fracturé comme des écailles, reflétant la chambre comme un puzzle éparpillé,  une tentative d'esthétisme un peu vaine dans cette chambre un peu trop chaude où dans un coin un diffuseur de parfum étale dans l'air des effluves de roses artificielles pour cacher les odeurs « qui faut pas ». Et ses yeux translucides, où j'aimerai  voir de la mélancolie parce que la mélancolie c'est plus beau que la lassitude, se tournent vers moi et elle me dit en sortant un linge blanc immaculé soigneusement plié de la grande armoire : le couvre-lit c'est deux euros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se fait croire qu'on aime à se soigner la pourriture de l'âme qu'en vieillissant par un processus magique inexplicable on devient plus sage, en vieillissant on apprend juste à exhiber le côté poli de la coupe.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il passe devant la maison où il naquit, espérant continuer le voyage encore un peu plus loin. Passer la frontière, prendre un congé à durée indéterminé rue des paradis artificiels pour oublier qu'il mène sa vie comme un acteur de seconde zone, sans connaître la direction, sans savoir s'il y a une direction. S'installer dans le bungalow en bois pourri en flippant un peu au sujet des punaises qui dorment sous la toiture de la terrasse le jour en espérant qu'elles n'entreront pas à la nuit tombée pour lui sucer le sang. Le lino gris usé est en parfaite harmonie avec le bois pourri de la cabane. N'avoir rien à faire un dimanche après midi ensoleillé marcher le long des trottoir rugissants des échos de la foule envahissante, comme le courant d'un fleuve à remonter, des flots de lunettes noires, de borborygmes informes, du chaos sonore des claquements de talons qui vous saturent les oreilles, et les touristes dégueulés sur la grande avenue mangent des glaces sous la lumière du soleil qui pétrifie la réalité, recouvrant toutes choses d'une couche de calcaire éblouissante, transformant les passants en statues de sel mouvantes. Je suis à l'ouest et un type m'interpelle pour me vendre un paxon de merde, je crois surtout qu'il veut me faire tâter sa lame alors je trace ma route. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Desperate était sidéré par l'assurance de l'Etranger à parler un sabir proto-ibérique et à suivre une trajectoire improbable de bar en bar guidé par sa logique propre, indéchiffrable pour nous. Il émit un rire en interrogeant la foule du regard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se retrouver seul dans une chambre avec comme berceuse le cris lugubre et goudronné de  l'autoroute. On a pas le choix on suit son cursus jusqu'au bout. Parfois j'hume le vent pour choisir la bonne direction et je matte par la fenêtre la petite dame à peine pubère qui remue du cul arrogamment d'une manière qui dit : Aucune bite ne me baise moi monsieur ! Je me dis qu'un cul pareil ça vaut tous les matins du monde et que ça vaut peut être le coup de se lever. Relire les notes, les rassembler, les ordonner pour qu'elles fassent sens et les touffes d'herbe éparses crèvent la terre craquelée par le soleil. Cocher les monts St Helens et rainier sur une carte pour désamorcer le piège au centre du texte, ne pas réveiller le Léviathan au fond de l'abysse et se souvenir de ne jamais croiser son propre regard dans un miroir. Continuer à jouer mon rôle d'acteur de seconde zone, pour lutter contre le doute je me nourris des certitudes des autres, tente de les apprivoiser sans succès alors je vide une bouteille, un peu trop facilement, pour faire passer. Et je regarde cet instant d'inquiétante étrangeté et la route flotte au dessus du dessert brûlant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La miss était finalement heureuse de pouvoir avoir une vie plus intime avec son oncle. Lui, avait choisit son nom d'emprunt en lisant un roman de gare. Tout en étant un petit employé minable de l'administration, il savait se faire passer pour quelqu'un d'intelligent et raffiné. Il n'avait de respect que pour son grand père, un homme capable de tenir sa cane à pêche d'une main tout en buvant sa bière de l'autre un type qui connaissait tous les bons coins et beaucoup d'histoires de fesses. Desperate était heureux d'être loin de sa famille à siroter des margaritas dans un transat en matant des iguanes qui bouffent des cactus près d'un lac datant de  la préhistoire.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me dit : emmène moi au cinéma&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'y dit : c'est bien d'avoir le permis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;elle me dit : celui à côté du bowling&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je me demande s'il est possible d'apercevoir la même chose qu'elle et le multiplex est comme une bande de béton scotché sur l'horizon à côté du parking. Il a choisi son nom dans un livre où il est toujours question des rêves et des apparences. Il s'agit toujours de conquérir des contrés sauvages et je regarde un film en couleur à la cité du cinéma et les vampires dévorent les coupables et quand l'univers s'effondre il ne reste rien juste les espaces vides entre les mots. J'ai peur de l'étranger, de ses yeux qui s'enfoncent dans leurs orbites, j'ai peur parce qu'à chaque fois que je détourne le regard, sa peau se dessèche, se noircie et se craquelle un peu plus comme un bout de bois laissé au feu et un coup de cymbale explose dans l'air et la ligne lourde de la contrebasse appuie un peu plus sur ma lassitude alors que les mouches se multiplient dans l'air et saturent la petite pièce blanche comme des minuscules zones de flous noirs virevoltant, envahissant l'espace, le saturant comme des parasites sur un écran de télévision.   &lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;Des enfants courent contre le vent, leur empruntes sur le sable mouillé aussitôt effacées par les vagues. De jeunes éphèbes en short moule-burnes paradent, parfaitement alignés le long de la digue, roulant des épaules pour faire mouiller les quadras des deux bords. Une femme regarde d'un oeil attendri le gros bébé dans son landau qui de ses bras mécaniques mal ajustés tente d'attraper son ours en peluche. Un saisonnier empile des chaises sur la terrasse et se dépêche parce qu'il a déjà débordé de dix minutes, des gamines dandinent du cul dans leurs strings aux couleurs fluos qu'on a envie d'arracher avec les dents et le soleil trace des lignes sanglantes sur la mer comme des lames de rasoir cisaillant la banalité d'une toile quelconque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-7359832098190064741?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/7359832098190064741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=7359832098190064741' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/7359832098190064741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/7359832098190064741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2008/09/la-parade-5.html' title='La parade (5)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-3952138230278687082</id><published>2008-05-24T14:09:00.001-07:00</published><updated>2008-05-29T09:35:53.971-07:00</updated><title type='text'>Sous mes ongles (2)</title><content type='html'>J'ai installé ma piaule sous les combles, j'y accède par une trappe qui était toujours fermée avant la montée des eaux. Mes parents avaient pour projet d'aménager les combles pour revendre leur maison plus chère. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus faire aucun projet, là où je les imagine flotter lentement à la dérive comme les vieux troncs d'arbres sur l'étang de mes grands parents. Des fois je me réveille en sueur après avoir rêvé de corps gonflés flottant dans la cave. J'ai installé une échelle que je tire la nuit pour ne pas être dérangé par « des étrangers » même si j'ai pas vu d'êtres humains dans le coin depuis très longtemps, je préfère être prudent. La première fois fois que je suis monté ici, il avait encore les traces de travaux que mes parents avaient fait faire pour rénover la façade lézardée par une grosse fissure. Il fallait rénover « pour éviter un accident on sait jamais » comme disait ma mère « et pis on sait pas si les assurances payent pour ça hein ». Des restes de mortier étaient restés là sur le sol comme si les ouvriers venait de partir. J'ai posé mon matelas dans un coin. Au début j'avais installé une gazinière pour faire ma petite cuisine mais je me suis rapidement retrouvé à court d'argent pour payer le gaz. Alors j'ai bricolé un genre de brasero avec les restes d'un vieux bidon métallique et de quelques autres bricoles. Au début faut s'habituer à la fumée. On s'y fait vite et la fumée ça fait fuir les moustiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour j'ai retrouvé, flottant à la surface de l'eau, une vieille boite métallique cabossée en forme de coffre à trésor. C'était une boite que j'avais gagnée en collectionnant les points avec les tablettes de chocolat « merveilles du monde ». J'y avais amassé toutes les cartes postales envoyées par ma famille et mes amis et d'autres trésors dont une médaille de sainte Rita donnée ma grand mère et une vieille montre à gousset que mon père avait trouvé en creusant dans le jardin pour couler le béton de la terrasse. Je me rappelle l'avoir trempé dans un verre de coca pour faire partir la rouille, comme ils avaient dit dans Mickey gadget. Moi je creusais un trou dans le trou de mon père; le voisin nous avait raconté que le quartier était construit sur une ancienne propriété où se trouvait un château et qu'un des habitants du quartier serait tombé sur un souterrain en creusant pour installer une cuve de récupération d'eau de pluie. Alors je voulais vérifier. Mon père disait que boire trop de coca ça causait des trous dans l'estomac. Des fois je laissais traîner les bouteilles en verre dans le jardin et je regardais les processions de fourmis qui traçaient des lignes noires sur le verre brillant, elles finissaient toujours agglutinées au font, collées par le sucre. Je restais accroupi pendant des heures et je disais regarde à mon père et il me répondait « péché de gourmandise ». Je comprenais pas trop ce que voulais dire : pêcher deux gourmandises. Je crois qu'il voulait dire que les fourmis buvaient deux fois trop de coca et finissaient par être trop lourde pour remonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les cartes postales au fond de la boite au trésors étaient devenu illisibles, gonflées d'eau, sauf une, destinée à mes parents. Elle avait été écrite par ma soeur à l'époque où nous allions en vacances chez mes grands parents. Nous nous baignions dans leur étang tous les après-midis d'été. Quand il faisait trop chaud la moitié de l'étang se transformait en bourbier où nous nous plaisions à patauger dans la vase que nous utilisions comme projectile. Quand nos cousins étaient là, nous faisions de véritables batailles. Je ne me souvenais pas de cette carte jusqu'à maintenant, où elle raconte que nous allons bien et que j'ai pêché des centaines de poissons. Elle raconte aussi nos baignades dans le « grand étang à Papy » et que nos parents en font sûrement de même dans leur baignoire : « la pluie est au rendez-vous mais le soleil revient mais cela ne nous empêche pas de nous amuser »; elle précise dans un premier post-scriptum qu'elle s'ennuie un peu et demande aux parents d'envoyer une carte. Je n'ai pas souvenir que nous ayons reçu la moindre carte. Cet été là nous jouâmes aux archéologues sous-marins. On remontais des pierres du fond vaseux, je crois bien en avoir remonté une cinquantaine. J'ai d'ailleurs trouvé un fossile, l'emprunte d'une nageoire gravée dans le calcaire. Il faisait partie des quelques trésors que je possédais à l'époque. Parfois on trouve également des choses qui ne sont pas vraiment des trésors, des choses que l'innocence de l'enfance travestie en objets fascinants. Ma soeur trouva ce genre de chose. L'os n'était pas très épais, en partie fracturé sur sa longueur, il semblait plus fin qu'il ne devait être à l'origine. Son séjour prolongé dans l'eau lui avait donné une coloration brunâtre, un aspect tendre et friable. Elle courrait partout en le brandissant comme un trophée sous les yeux de mes grands parents. Ils ne dirent rien. Leurs visages étaient simplement figés dans cette indifférence dont font souvent preuve les adultes à l'égard des enfants quand ceux-ci veulent les embringuer dans leurs jeux. Le monde des enfants est sans limite et la mort en fait partie. Simplement elle est quelque chose de risible, comme une mauvaise blague mal racontée. Les adultes, quant à eux, feignent d'ignorer l'éventualité du dernier jour repoussé derrière un mur de confort et de petites routines rassurantes et finissent par se rendre compte au dernier instant qu'ils n'ont pas vécu. Finalement, nous avons emballé nos « trésors » pour les emporter à la maison. Je me souviens que les grands racontaient parfois que certains étangs avaient été creusés par les obus durant la première guerre mondiale. Mes parents n'ont rien dit concernant l'os que ma soeur avait trouvé. Il disparut quelques semaines après notre retour. Ma soeur ne s'en formalisa guère, elle était déjà passé à d'autres jeux. Quand j'ai questionné ma mère au sujet de cette disparition, elle me répondit que je n'allais quand même pas garder cette cochonnerie à la maison ? Je me demande encore à qui a appartenu « cette cochonnerie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voyez-vous, le petit bout blanchâtre qui dépasse c'est ce que l'on appelle le siphon respiratoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pince glaciale triture sans ménagement le bout de mon doigt provoquant des élancements douloureux dans la chair déjà rendue sensible par l'inflammation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- vous voyez ? Vous voyez ? Le siphon respiratoire se rétracte sous l'ongle à l'instant où je tente de le saisir. De plus le pus mêlé aux sécrétions du ver n'aident pas à... La... Préhension...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait froid dans le cabinet du docteur. Le carrelage glacial m'anesthésie les pieds à travers mes chaussettes. Je me demande pourquoi il voulait que je me déshabille. Probablement que ça fait partie de l'examen. Ça fait une semaine que j'ai cette inflammation aux bouts des doigts, et la pulsation sourde qu'elle provoque a finit par m'empêcher de dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- vous m'aviez dit que la douleur vous empêchait d'utiliser vos doigts pour des travaux de précisions, C'est ça hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous voyez ? A la moindre pression, il se rétracte sous l'ongle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde les palpitations incontrôlées de son nez provoquées par l'excitation de la découverte. Ses narines sont recouverte d'un réseau de veines violacées, il me semble plus épais et luisant qu'il y a cinq ans, la dernière fois où je lui ai rendu visite. Apparemment son alcoolisme s'est aggravé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- en tout cas c'est la première fois que j'observe ce genre de parasitose. Probablement un cousin de la fasciola hepatica. Vous avez remarqué que tous vos doigt son contaminés, n'est-ce pas ? Bien. Je pense que vous êtes venu me voir à temps. Encore une semaine et vous perdiez totalement vos ongles à mon avis. Si ce n'est pire. Dites-moi, vous habitez dans un endroit insalubre n'est-ce pas ? Où à proximité d'un biotope humide ? Peut être votre métier vous oblige-t-il à manipuler des eaux polluées ou stagnantes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y a un canal près de chez moi mais j'habite dans des logements sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mmmhm Le risque de contamination est non nul mais reste faible. Vous n'avez pas passé de vacances près d'un étang ou d'un lac récemment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut être que je devrai lui parler des rêves où le jardin de mes parents est inondé et des poissons de la petite mare qui finissent par se disperser aux delà des limites habituelles de leur petite pièce d'eau. Je me pose toujours la question de savoir comment faire pour tous les rattraper. Ils sont tous beaucoup plus gros que de simples poissons d'agréments. Et leurs formes sont en quelque sorte à la limite de ce que notre psyché est habituée à voir dans la nature. Quelque chose qui est de l'ordre de l'instinct me dit que ces poissons sont des anomalies et n'entrent pas dans les limites du règne animal établi par la science conventionnelle. Parfois la substance du rêve devient tellement palpable que vous vous retrouvez à chercher des solutions à des problèmes qui ne devraient être que des chimères. J'éprouvais une certaine gène absurde à posséder ces monstres pisciformes dans mon jardin, comme une chose qu'il faudrait garder secrète ou cachée. D'autres fois la décrue était passée depuis longtemps et j'éprouvais une satisfaction coupable à observer les cadavres aux formes aberrantes et contre nature se décomposer au soleil. La satisfaction, je crois, de ne pas avoir à manipuler ces bêtes et de ne pas avoir à les tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Étrange. Si vous bénéficiez d'un logement social c'est que vous bénéficiez du Revenu Minimum de Survie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde comme s'il venait de découvrir les signes d'une nouvelle maladie encore plus terrible que la précédente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je dois lui dire qu'il m'arrive de me réveiller dans des draps souillés par une eau croupie, vaseuse comme celle d'un étang et que ces matins là j'ai envie d'hurler à la face du monde cette folle terreur qui ronge mon esprit jour après jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Votre dernier emploi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je travaillais à l'abattoir. A l'équarrissage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Ha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'osculte de ses yeux exorbités comme si je venais de lui révéler un symptôme qui confirmerait son diagnostique. Au dessus de l'évier, il manque un carreau au carrelage blanc qui recouvre la surface du mur. Chez ma grand mère il y avait le même carrelage dans sa cuisine et la même froideur. Surtout le matin. Ma grand mère me lavait encore dans la cuisine à l'âge de six ans. Six ans c'est un âge tardif pour laver un enfant, a six ans il est tout à fait capable de se laver seul. Mais ce n'est pas vraiment ça qui me dérangeait ni l'air glacial qui courait sur ma peau après que ma grand mère m'eut frotté avec le gant, ni le fait qu'elle ne portait en tout et pour tout que sa culotte pour effectuer le « rituel » matinal. Non, j'avais toujours peur que quelqu'un entre dans la pièce et me surprenne nu juché sur une chaise à côté de la bassine posée dans le grand bac à l'émail usé de l'évier. Par la suite, quand vous vous laissez encore laver par votre grand mère, à l'age de onze ans, c'est pas que ça vous plaît, non, mais vous n'osez pas déranger « l'ordre naturel des choses ». A onze ans, on ose pas toujours dire non. A onze ans on ressent le danger que ce serait de briser les rituels. Ce danger là passe avant la nudité crue de la vieille qui vous lave avec entrain et passe aussi avant la honte des érections incontrôlables provoquées par le contact humide du gant sur la peau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous devriez faire un peu plus attention à vous. Regardez-vous ! Redressez moi ces épaules, ce serait dommage d'être bossu à votre âge ! Je vous trouve vraiment maigre. Vous vous nourrissez au moins ? Et puis rasez moi cette barbe ! On dirait Robinson Crusoé ! C'est passé de mode vous savez ! HA HA HA HA ! Il rigole tant de sa propre blague que j'ai l'impression que sa tête vas exploser sous la pressions des vaisseaux sanguins, son nez est tellement rouge qu'on dirait une fraise trop mure sur le point d'éclater. Je le regarde affalé sur sa chaise, la tête rejetée en arrière, terrassé par son humour. Je me demande s'il ne va pas faire un infarctus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reprend ses esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien. Voilà comment nous allons procéder. Il sort un petit flacon d'un tiroir. Ceci est un vernis. Je vais vous en appliquer une bonne couche. Il faut surtout bien boucher le sillon entre la pulpe et l'ongle, ça devrait empêcher ces parasites de respirer. Ensuite vous revenez tout à l'heure, je vous les extrais à la pince ainsi vous pourrez rentrer chez vous en pleine forme. Vous avez votre carte mutalife ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il insère la carte dans son lecteur et scrute l'écran de son ordinateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mmhm j'ai un petit problème... Comme vous n'avez pas travaillé depuis cinq ans il ne vous reste plus que 15 points de vie sur votre capital santé... et le traitement plus la consultation ça vous en coûtera 17. Il passe un doigt sur son nez d'un air pensif. Écoutez, j'ai peut être une solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution du docteur était simple. En temps que bénéficiaire du RMS je suis tenu de réaliser des travaux d'intérêt général si je veux garantir au maximum mes droits sociaux. Le docteur me proposa de faire la collecte des honoraires non perçus. certains clients choisissent de payer en plusieurs fois avec un intérêt sur l'avance. Je suis accompagné de deux des gardes du corps du médecin qui, de par ses activités générant une quantité importante d'argent, fait partie de ces professionnels qui se sont bunkerisés après la grande crise. Désormais pour accéder à sa salle d'attente il faut passer par un sas où ses agents de sécurité filtrent les clients de la racaille. Le docteur avait eu quelques problèmes avec des jeunes, c'était le genre de docteur qui jouait à l'assistance sociale plutôt qu'au véritable toubib. Il avait tendance à fournir facilement des ordonnances aux toxicomanes du coin. Certains ayant flairé le bon filon, se sont naturellement installés dans la salle d'attente. Le docteur a finit par se retrouvé dealer à plein temps et s'est naturellement fait tapé sur les doigts par l'ordre de surveillance des professions médicales. Quand il a dû faire comprendre à sa clientèle ultra spécialisée que l'open bar était fermé, ses anciens petits protégés lui ont offert un séjour à l'hôpital avec en prîmes les quatre membres dans le plâtre. C'est depuis ces petites vacances non sollicitées que le docteur a complètement viré de bord, un peu comme un défenseur des animaux, végétarien, qui deviendrai organisateur de safari en Afrique après s'être fait becter les deux jambes par un tigre du Bengale. Il a donc signé le programme de protection, « bunker », organisé par le Ministère de la sécurité civile contre une taxation de ses honoraires et depuis il n'a plus aucun problèmes avec la racaille. En fait c'est ce qu'il m'a dit. C'est le genre de gars qui aime raconter sa vie même si elle est à chier. En tout cas les trois premières visites se sont bien passées, les clients ont payé leurs frais d'honoraires sans broncher. Dans le fourgon blindé les deux gardes du corps sont restés silencieux et immobiles dans leurs armures en plastique noir, comme des figurines de G.I. Joe géantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière cliente habite Avenue des lendemains qui chantent, tour François Mitterrand. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour madame je suis chargé de faire la collecte des honoraires impayés pour le docteur Ballard. Le montant est indiqué là en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle regarde le papier que je lui tends, les yeux à moitié caché par le châle blanc recouvrant son front. Elle a l'air minuscule, on dirait une matriochka comme si la vieillesse l'avait fait rétrécir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'y pas l'argent... Deux semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle jette un regard effrayé aux deux gardes du corps qui m'encadrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien je... Avant que je ne coche la case « n'a pas le montant de la somme à régler », les deux hommes de main bardés de plastique nous poussent à l'intérieur de l'appartement et se saisissent de la vielle qui hurle la voix cassée par la peur : deux semaines !!! Deux semaines !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des deux GI Joes géant dit d'un ton neutre : la salle de bain est par là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Deux semaines !!! Deux semaines !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte de la salle de bain claque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends des supplications étouffées. L'insonorisation est plutôt bonne pour un logement social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tourne vers la salle de séjour. Sur un des murs il a un poster encadré représentant la Kaaba. Les croyants tournent autour du grand cube noir, formant des lignes floues qui s'entremellent. Je ne comprend pas ce qu'a voulu signifier le photographe en dehors d'un effet esthétique bidon. Sur le buffet trône une maquette en bois précieux de la grande mosquée de la Mecque et à côté de celle-ci la photo d'un couple habillé de vêtements simples composé d'un tissus blanc un peu grossier et au milieu d'eux un enfant souriant et habillé normalement. Je ne reconnais pas la vieille sur la photo. Peut être son fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux semaines !! Deux semaines !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Excusez-moi... Excusez moi... Je me dirige vers la porte de la salle de bain où la tête d'un des deux gardes dépasse de l'encadrement. Il a une petite tache humide sombre sur le col de son veston en cuir et ne porte plus ses protections de plastique. Vous pouvez aller à la cuisine ? Si vous pouvez me rapporter un peu de sel... Scusez pour l'odeur y z'ont souvent les sphincters qui lâchent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais l'aller-retour lui donne le sel. De retour dans la salle de séjour, je m'assois sur la banquette bleu électrique rehaussée de broderies dorées. Sur la table basse il a un verre de thé et des petits gâteaux dans une petite assiette blanche. Je prend un des gâteaux, le trempe dans le thé et l'apporte à ma bouche. Il est subtilement relevé de cumin. Je ferme les yeux pour apprécier totalement sa saveur adoucie par le breuvage fortement sucré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux semaines !!             &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poste de télévision est allumé. La série les jours de l'amour est en train de passer à l'écran.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez vous terminé ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non je n'ai même pas commencé ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pourriez me dire ce qui vous fait hérisser les cheveux sur la tête ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes vos manipulations machiavéliques tombent à l'eau... Comment pouviez-vous songer une seconde que William tomberait sous le charme de cette baudruche efféminée qu'est Raymond ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas de qu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes risible ! HA ! HA ! HA ! Quand William s'est retrouvé face à ce gigolo sur le retour il l'a tout de suite renvoyé pleurer dans les jupes de sa mère ! Alors j'espère maintenant que vous allez arrêter vos petites manigances ! Quel coup allez-vous encore préparer pour ruiner notre bonheur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin Brenda Ne croyez pas que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers le rideau jaune la lumière du soleil paraît délavée, irréelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la fenêtre je pourrais peut être apercevoir mon ancien quartier et le parc au cailloux rouges où les vieux jouaient à la pétanque, l'îlot aux vieux arbres, déjà vieux quand mes parents venaient de naître et le saule pleureur isolé près de la piscine tournesol là où on laissait « reposer » nos BMXs à l'ombre pour apprécier les Mr Freeze qu'on achetait à la supérette du coin, tellement froids qu'ils nous mouillaient les mains quand la chaleur du soleil écrasait les ombres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière le rideau les nuages moutonnent sur l'horizon, des monceaux gris brun maladifs qui s'étiolent et disparaissent comme un peu d'écume sale au bord de l'eau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-3952138230278687082?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/3952138230278687082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=3952138230278687082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/3952138230278687082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/3952138230278687082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2008/05/sous-mes-ongles-2.html' title='Sous mes ongles (2)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-6994121524208086118</id><published>2008-05-06T11:59:00.000-07:00</published><updated>2008-05-11T15:29:42.032-07:00</updated><title type='text'>Sous mes ongles (1)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La décrue a pas encore commencé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Faut que je vois un médecin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'aime pas trop le moment de la décrue enfin surtout le début. Y a toujours de la vase qui reste dans le jardin et des poissons crevés qui se  sont retrouvés prisonniers dans de petites mares. Des petits trous d'eau qui finissent toujours par s'assécher. Et il a les mouches qui parcourent ces territoires de chair putride et luisant sous le soleil. L'odeur est vraiment atroce, une odeur qui se force un passage a travers vos narines et qui reste collée assez longtemps, poisseuse comme l'odeur de la fosse septique chez mes grands parents, mais plus agressive aussi. Comme la mort qui vous ferait sentir son haleine. Je me suis toujours demandé pourquoi y avait toujours tant de mouches et pas d'asticots. J'me disais qu'elles devaient pas pondre et juste becter vite fait en passant. Pis un jour j'ai retourné un des poissons avec une branche et là j'ai vu un grouillement de vers comme on en imagine pas. Les bestiaux tombaient par grappes entières s'agitant frénétiquement dans tous les sens et se dispersant entre les brins d'herbes qui  repoussaient entre les fissures de la vase craquelée sous le soleil. Peut être qu'ils ont peur du soleil ces bestiaux et pis y z'ont peur aussi des bestiaux plus gros qu'eux je suppose. En tout cas ils avaient bouffé tout le flan droit du poisson qui était resté en contact avec la vase.  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais pour l'instant la décru a pas commencé. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Faut attendre. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un mois ? &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Deux mois peut être ? &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En attendant je pose mes lignes. Je les accroche à la poutre qui sert de pilier à la toiture. Pour l'instant elle tient le coup même si l'eau la rend un peu tendre à la base. C'est mon cousin qui m'a appris à poser des lignes de fond. Une ligne assez bien plombée qu'on accrochait aux branches d'un arbre qui poussait le long de la berge et qu'on laissait dériver avec le courant du canal. La ligne faisait dans les cinq mètres avec trois ou quatre hameçons par lignes. On revenait le lendemain pour lever les lignes. Le garde pêche nous a jamais attrapé. Une fois une anguille se tortillait au bout de la ligne. Mais on l'avait pas prise directement. En fait, elle avait gobé un percot qui avait gobé l'asticot au bout de l'hameçon. Je crois que c'était notre plus belle prise avec les lignes dérivantes. Je me rappelle de mon oncle qui, pour la tuer, fut obligé de la prendre à deux mains. Un peu comme on prend une hache et de la « battre » sur un tronc d'arbre plusieurs fois avant qu'elle n'arrête de se tortiller. Ha ça gigote ces bêtes là ! Après il l'a accrochée par la tête à un fil de fer pendu au poteau où on faisait pendre le linge. Il a découpé la peau autour du coup et a tiré dessus. Elle est partie comme un gant ! &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je fais comme lui quand je pêche un des poissons. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je les vois grouiller sous la surface. J'aime pas trop leur gueule mais faut bien manger. Ils ressemblent un peu à des poissons-chats avec un dos brun vert mais sans nageoires et des gros barbillons, ils ondulent et grouillent dans la vase  comme un genre de serpent. Y z'ont la peau glaireuse. Une glaire qui colle bien aux mains ! Une vrai saloperie ! &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'évite d'aller dans la flotte du jardin, j'ai peur de me faire mordre. Et pis y bouffent quoi ?   Ils sont qu'entre eux. Ils se baisent et se bouffent les uns les autres faut croire. Quand j'en pêche un, j'ai toujours la chair de poule. Y a quelque chose de mauvais dans ces poissons. Mais je sais pas quoi. Ils font toujours un bruit bizarre avec leur bouche quand je les sors de l'eau, un peu comme un rot aigu. Et pis faut les préparer vite ou alors ils se décomposent en une heure ou deux. Vite tirer la peau, arracher les boyaux. Les boyaux, je les jettes à l'eau et ils aiment ça les salops ! En quelques secondes y a plus rien.   &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Quand je vais retirer mes lignes, j'entends toujours un gros plouf au bout du jardin. J'ai jamais pu voire ce que c'était. C'est une grosse bestiole en tout cas. Le genre de truc qui a dû en bouffer des poissons... Le genre de bête qui rechignerait pas à becter un mollet ou même une jambe entière je suis sûr... Ça fait des années que je vis plus au rez-de chaussée. C'est inhabitable. Y a trop d'eau. J'ai installé des passerelles de bois sur des parpaings pour allez un peu partout. Mais des fois y a une qui finit par tomber et là je suis obligé de « me tremper ». J'aime pas réparer  les passerelles parce que je suis obligé de descendre dans la flotte et a cause de ces fichus poissons, j'aime pas ça. Je sure qu'ils aiment la chaire fraîche ces bestiaux. Enfin la chair d'homme je veux dire. C'est peut être eux qui font tomber les passerelles exprès. Enfin j'en sais rien en fait. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce qui est sur c'est que j'ai toujours la peau des doigts molle et fripée. Comme quand je prenais mon bain dans le temps. Au début des inondations, j'avais même la peau des pieds qui se détachait au niveau des talons comme une peau de tomate bien cuite. A cause de ça, j'ai marché sur la pointe des pieds pendant quinze jours.  Mais mon corps s'est adapté maintenant. Ma peau est un peu comme caoutchouteuse et fripée aussi comme je disais. Je suis le dernier du quartier. Pu personne ne veut vivre dans des maisons inondées les trois quart de l'année. Moi je m'y fais et pis j'ai pas envie d'aller ailleurs dans un endroit que je connais pas. Quand je dois allez en ville je prends le vieux bateau gonflable qu'on emmenait en vacances et je rame jusqu'à la limite de la zone inondable. Mais j'aime pas aller en ville. Les gens m'évitent. Je crois que dois laisser une « odeur » derrière moi quand je vois leur tête. Je me lave comme je peux mais je dois sentir un peu la vase et la glaire de poisson pourri. Je m'en fous de toute façon j'aime pas trop parler aux gens. Dans le quartier y a des maisons qui se sont effondrées. Faut dire que dans le quartier les maisons ont plus de 100 ans à l'aise. Même le petit parc au milieu des maisons est inondé, y a comme un îlot au milieu là où poussent les plus vieux arbres. Eux ça à pas l'air de trop les gêner la flotte. En même temps c'est des arbres, y peuvent pas trop se barrer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-6994121524208086118?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/6994121524208086118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=6994121524208086118' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/6994121524208086118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/6994121524208086118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2008/05/sous-mes-ongles.html' title='Sous mes ongles (1)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-2600105258054644299</id><published>2007-11-01T17:10:00.000-07:00</published><updated>2007-11-04T04:12:52.330-08:00</updated><title type='text'>Enterrement</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Ma mère me dit de me dépêcher, de mettre ma cravate et de m'attacher les cheveux on dirait un plouc. Je pense à mon devoir de math, à Sophie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans la chambre funéraire  la moquette épaisse de couleur pourpre absorbe les bruits de pas. Un vasistas éclaire faiblement le visage du corps allongé sur un lit recouvert de velours noir. Le costume parait mal ajusté et un peu grand, malgré les traits osseux le visage semble bouffi. Quelques personnes silencieuses sont là, debout près du mur ou assises sur des chaises en plastique vert sombre. A chaque nouveau visiteur qui arrive il y a le même bonjour discret à peine murmuré. Comme dans une salle d'attente. Les gens regardent d'un oeil distrait le corps ou regardent les murs. Une croix discrète est suspendue sur la tapisserie mauve et, sur une petite table, une petite lampe de chevet assortie à la tapisserie éclaire un gros bouquin noir avec des lettres dorées dessus. Il y a une zone autour du lit, où personne ne pénètre, délimitée par la lumière du ventail. Les chaussures du corps sont neuves, elles brillent, je me demande qui les a cirées, si c'est le personnel des pompes funèbres. Elle entre dans la pièce, sa petite fille l'aide à marcher; elle se dandine un peu, comme exténuée par une longue marche sous le soleil. Elle pénètre dans le cercle de lumière, sa petite fille lui lâche le bras et reste en retrait, elle saisit la tête avec douceur et  embrasse le sommet du crâne en sanglotant et en disant mon fils... mon fils... Les autres se regardent hébétés. Elle continue à sangloter... mon fils... mon fils... Et les gens bougent un peu nerveusement dans l'ombre de la pièce et elle dans lumière dit qu'est qu'ils t'ont fait, en caressant le visage. Et les autres en dehors du cercle de lumière semblent se tasser un peu plus sur leurs chaises ou contre les murs, mal à l'aise. Je sors par la porte de service pour prendre l'air. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Dehors une odeur chimique un mélange de  poisson pourri et de chlore &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;flotte dans l'air&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;. Les maisons en brique rouge sales, au rideaux ternes barrent la vue. Une voiture passe dans un bruit grondant d'aspiration. Un peu plus loin on devine la berge bétonnée du canal et les cheminées d'usines qui crachent leurs fumées brunâtres et lourdes. J'entends une voix dire : Fume c'est du belge ! Un rire éclate, gras et plein de mollards. Deux employés des pompes funèbres sont là à tirer sur des roulées. Ils ne m'ont pas entendu sortir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Ils ont dû bourrer les joues avec du coton... Même pour le costume ils ont dû bourrer pour pas que ça flotte...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Je ferme la porte derrière moi. Les types se taisent et je demande s'ils n'ont pas une cigarette. Tout en roulant ma clope, je pense aux gros seins de Sophie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;« Je vais vous préparer une place. Et quand je serait allé et que je vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi vous soyez. Et du lieu où je vais, vous savez le chemin . » Thomas lui dit : « seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous  le chemin ? » Jésus lui dit: « moi je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au père sinon par moi. ». Le curé écarte un peu le micro, éponge la sueur de son crâne bombé et violacé, ajuste ses lunettes et fait signe silencieusement à un assistant posté dans un coin; l'assistant se tourne vers une chaîne hifi bon marché, une mélodie jouée au piano envahie l'église;  la croix derrière l'autel parait lointaine, le corps du christ est gris avec une tache rouge sur le flan droit, sa tête semble écrasée sur son torse, on ne voit pas son visage; &lt;/span&gt;When you're weary, feeling small When tears are in your eyes,&lt;span style="font-style: normal;"&gt; le curé asperge le cercueil d'eau bénite et des reniflements se font entendre; I will dry them all, &lt;/span&gt; des gens commencent à faire la queue pour asperger le cercueil certain en essayant de se souvenir des gestes du curé, d'autres en le faisant avec plus d'assurance, Like a bridge over troubled water I will lay me down, d'autres le font avec une certaine grâce dans le geste, d'autres encore passent juste devant le cercueil avec les yeux mouillés, When evening falls so hard I will comfort you  Une dame touche un coin du cercueil, certains s'arrêtent avec un air grave.  Un petit nombre sont restés assis sur leurs chaises, un de ceux-là se tient la tête entre les mains, quelqu'un vient poser une main sur son épaule. I'll take your part When darkness comes And pain is all around. Certains sortent de l'église sans passer par le cercueil, la tête basse ou le regard dans le vide. Sur le parvis la petite foule reste amassée autour des marches et ça renifle, et des larmes coulent des yeux rougis sur les joues noircies de traînées de mascara. Et un gamin regardent ses parents et il ne comprend pas leurs regards tristes et vagues et un autre lui dit viens on va jouer, un autre encore se cure le nez en regardant un chien pisser sur la jante d'une voiture. Et le frère sert la soeur qui s'effondre dans ses bras et les fiancés se tiennent l'un l'autre et le mari, le regard grave, soutient son épouse qui a enlevé ses lunettes à cause de la buée et la vieille lève les bras vers le ciel en criant  Jesus, Marie ! Et le vieux commence à descendre les marches en s'appuyant sur sa canne et en tenant son chapeau parce qu'à son âge il faut prendre de l'avance et monter dans la voiture avant les autres pour ne pas  faire perdre de temps. J'ai la tête qui tourne un peu et les jambes qui flageolent,  comme je n'ai pas mangé ce matin, ce doit être la faim.    &lt;span style="font-style: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;   &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Au crématorium, il y a la  même moquette silencieuse qu'à la chambre funéraire. Elle entre dans la salle. Des personnes la  soutiennent, elle a du mal à marcher. Elle se précipite vers le cercueil en disant mon fils ! Mon fils. Elle touche un peu le bois vernis en sanglotant et deux personnes la ramène vers les chaises. Un employé des pompes funèbres, dont la voix apaisante contraste avec  son apparence insipide et son front proéminent, dit deux trois mots. Je crois qu'il invite les personnes à se recueillir mais j'ai mal entendu et je baisse la tête avec un temps de retard. Quand le type recommence à faire du bruit tout le monde la relève.  Il ouvre un petit boîtier dissimulé dans le mur, &lt;span style="font-style: normal;"&gt;caché derrière une plante verte et &lt;/span&gt;appuie sur un bouton : les tentures derrière le cercueil s'écartent et des panneaux coulissent. Le cercueil avance doucement sur un tapie roulant, un tapie comme ceux des caisses des grandes surfaces et disparaît dans la bouche noire puis les panneaux se referment derrière lui et les tenture retombent. Le type appuie sur un autre bouton et on entend comme un bruit de digestion mécanique. Un bruit d'ascenseur je crois. Je pense aux gros seins de Sophie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;A la maison tout le monde mange des Sandwichs. Ca sent le pâté et le pastis. Une odeur de vinaigre sort des bocaux de cornichons et des canettes de bières vides remplissent la table. Les gens fumes, même des gens que je n'avais jamais vu fumer avant fument. Il y a la famille qui habite de l'autre côté du pays qui est là aussi et on dit qu'est ce qu'il a grandit et on sourit même si la personne qui le dit ne vous évoque pas grand chose. Les jeunes sont assemblés dans la véranda. Ca va de douze à vingt ans environs. Les plus petits tournent autour du cabanon au fond du jardin en hurlant et en rigolant, et malgré les recommandations de leurs mères ils ont déjà les genoux noirs de terre. Les jeunes parlent d'un film que je n'ai pas vu, une histoire de tueur en série avec un mec canon pour les filles et  un ça déchire sa race il le bute à la fin pour les garçons. Dans le jardin l'air est frai, comme toutes ces après-midis de début de printemps quand le soleil vous chauffe juste ce qu'il faut et que chaque respirations vous donne l'impression d'inspirer de la glace. Je sors une clope. Tiens tu fumes toi ? Ouais, j'ai pas le droit de fumer une clope ? On dit un clope. Moi je dis une clope. Je reconnais vaguement la voix sans pour autant mettre un visage sur celui qui l'a prononcé. La voix était suffisamment neutre pour que je n'y fasse pas vraiment attention.  Je pense à ce putain de devoir de math. Je pense aux gros seins de Sophie. Sophie la chieuse. Au lycée, Charles dit : putain tu bosses avec Sophie ! Elle est bonne, elle a de ces nibards; j'aimerai lui foutre ma queue entre sa belle paire ! Et Romuald dont le père est psy quelque chose nous sort toujours une phrase dite sur un ton très sérieux du genre vous tripez sur les gros seins les gars parce que ça vous rassure c'est l'image de la mère. Vous voulez les sucer parce que ça évoque le lait maternelle, j'ai lu ça dans les bouquins de mon père. Y en a un qui répond, probablement Charles : parce que tu crois que j'ai envie de mettre ma queue entre les seins de ma mère toi ? Tout le monde explose de rire. Romuald c'est le gars qui parait toujours sérieux même quand il tire sur le joint. D'ailleurs je pense qu'il entre dans ses grands discours pour nous hypnotiser et garder la tige un peu plus longtemps... En général la phrase code du groupe pour lui rappeler de faire tourner c'est tu stagnes... Hé ! Tu Stagnes Romu fais tourner... Ca fait parti des codes. Après on a la tête dans le brouillard et les cours de philo ou les cours d'histoire passent mieux sauf quand vous pensez que le prof va vous interroger et que vous finissez par psychoter le reste de l'heure. On va s'enfumer dans le bois depuis que le coin fumeur a été suspendu. La plupart des mecs l'appellent le baisodrome en se poussant du coude et en ricanant.  Une fois j'y ai emmené Isabelle. Elle voulait pas, elle avait peur de se faire choper par un surveillant. Je lui ai dis que non c'est bon ça va, t'inquiètes... On devait faire attention pour ne pas marcher dans la boue. J'ai quand même pu voir un bout de ses seins et jouer avec un de ses tétons foncés et je pense aux tétons de Sophie et je me dis qu'ils doivent être roses d'un beau rose presque aussi claire que le reste de sa peau. J'essaye de prendre la main d'Isabelle et de la diriger vers mon entrejambe mais elle dit qu'elle a froid et qu'il va falloir y aller en reboutonnant sa chemise. &lt;span style="font-style: normal;"&gt;On retourne vers les préfabriqués pourrissant où se trouvent les salles informatiques et je pense à  Sophie qui va me prendre la tête pendant deux heures. &lt;/span&gt;Elle me demande comment ça se passe avec Sophie, elle doit être jalouse. Ben elle me casse les couilles comme d'hab'... T'es obligé d'être vulgaire quand tu parles ? Je regarde son visage un peu  grossier, malgré ses grands yeux pales et sublimes, se figer sur une expression d'agacement qui lui donne une tête de lapin pris dans les phares d'une voiture. Elle me demande si je passerai les vacances avec elle à la campagne de ses parents mais je dis que j'ai trouvé un job et que ce sera pas possible. Elle dit toujours « à la campagne de mes parents », je me demande pourquoi elle dit toujours « à la campagne de mes parents » et pas à la maison de campagne de mes parents.  Elle fait sa moue de rongeur triste et me tend l'écouteur de son discman et j'entends : &lt;/span&gt;Satanée pleine lune rousse triangle des Bermudes...  Et je pense à Manu qui doit me rendre Nevermind et elle me demande à quoi je pense et je lui dis que Manu doit me rendre mon album de Nirvana et elle me dit OK et elle me demande c'est quoi comme job ? Un truc dans le bâtiments, poser des câbles. Elle me dit OK en faisant encore sa tête de rongeur et je pense aux seins de Sophie qui pointent sous son pull à col roulé rose. On s'embrasse furtivement et elle se dirige ver le bâtiment des classes littéraires et moi vers les préfabriqués.  &lt;span style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un gamin me demande pourquoi j'ai pas pleuré à l'église. Je luis dis que c'est pour faire parler les petits cons. Il se gratte les aisselles en sautillant sur place, fait une grimace genre tête de macaque et s'enfuie en rigolant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Au cimetière, il y a le ciel gris, l'usine de fabrique du ciment grise aussi.. Je pense à un documentaire sur la Pologne qu'on nous avait passé en cours d'histoire, ça parlait de grèves je crois, c'était ce gris là et le même genre de bâtiments qui tombent en ruine. Il y a  les gros cailloux rouges qui recouvrent les allées et qui font un joli bruit discret quand on marche. Il y a le drapeau du cimetière des anciens combattants et ses beaux claquements que personne ne remarque. Il y a la procession irrégulière des  gens qui marchent un peu en zigzaguant sous le poids de la fatigue de fin de journée. Derrières les troènes, on devine les pierres tombales des militaires toutes blanches. Des fleurs en plastique aux couleurs sales sont visibles ici et là. Et &lt;span style=""&gt;le&lt;/span&gt; beau corbillard noir brillant avec de jolis chromes, un joli van comme dans les séries américaines, est garé &lt;span style="font-style: normal;"&gt;devant le &lt;span style=""&gt;Columbarium&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Un employé des pompes funèbres dit à quelqu'un de la famille que la cavité sera scellée demain quand ils auront vissé le porte-photo. &lt;/span&gt;Quelqu'un porte l'urne. Quelqu'un d'autre touche et dit c'est encore chaud. (Romuald m'a dit une fois que ce n'était pas les cendres de la personne proprement dite que l'on mettait dans l'urne mais un mélange des cendres des cadavres  récupérées au fond du four crématoire, il appelait ça le « collectivisme post mortem »). Les gens attendent, reniflant, faisant crisser les cailloux, les yeux dirigés vers nulle part, les visages rougis par le froid et l'alcool. Quelqu'un porte l'urne et la place dans la cavité. Quelqu'un d'autre dit : c'est une belle urne. Et le drapeau claque dans le vent au dessus des belles tombes blanches parfaitement alignées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je regarde le plafond de ma chambre. Je pense aux gros nichons de Sophie, allongé sur mon lit, en me touchant un peu le sexe sans conviction à cause du froid. Je pense à mon putain de devoir de math et à Sophie qui va me prendre la tête parce que j'ai rien glandé. Les voisins parlent un peu fort. J'entends un grand éclat de rire. Je regarde le plafond et je m'imagine marcher la tête à l'envers comme quand j'étais gamin. Puis je me dis que ça ne doit pas être pratique de marcher et d'avoir le sang qui monte à la tête. Et je regarde les lampes briller et les couleurs scintillantes qui restent imprimées dans mon champ de vision se mélangent au bleu pastel du plafond et je pense aux gros seins de Sophie à ses gros tétons roses. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Souvent je rêve que je porte le cadavre de mon père sur mes épaules. Je le tire par un bras. Son corps est en train de pourrir et je dois me dépêcher de trouver un lieu décent pour l'enterrer. Les gens que je croisent m'ignorent ou détournent la tête. Je suis de plus en plus fatigué par le poids du corps. Le trottoir parfaitement lisse et goudronné  laisse place peu à peu à un paysage de tourbière. Mes pieds s'enfoncent dans le sol. Le bras de mon père glisse comme une anguille sous l'effet accéléré de la putréfaction. Je sens la chair glisser sous mes doigts... je m'enfonce jusqu'à la taille. J'entends quelque chose bouger derrière moi. L'angoisse me sert la gorge et ma tête sort à peine de la surface bourbeuse. La main putréfiée m'enfonce la tête sous l'eau. J'essaye de me dégager mais la prise est trop forte, je vois vaguement  le ciel gris à travers la surface opaque et une ombre informe et terrifiante. J'entends le bruit de mes bras faisant gicler l'eau assourdit par le liquide envahissant mes oreilles. Je ne peux plus retenir ma respiration et l'eau glaciale chargée de terre pénètre dans mes poumons Ma poitrine est secouée par des explosions de douleurs de plus en plus intenses. Et l'ombre finit par tout recouvrir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-2600105258054644299?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/2600105258054644299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=2600105258054644299' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/2600105258054644299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/2600105258054644299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2007/11/enterrement.html' title='Enterrement'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-757309509489268229</id><published>2007-09-21T18:00:00.000-07:00</published><updated>2007-09-23T13:59:40.043-07:00</updated><title type='text'>Agence Nationale Pour L'Esclavagisme</title><content type='html'>J'ai rendez -vous à l'A.N.P.E., Le bâtiment est un grand cube de verre un peu plus grand que les autres alignés de part et d'autre de la rue, un bloc transparent où les gens bougent comme des fourmis dans un terrarium.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  -Vous  n'avez jamais travaillé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai  fais un stage dans une usine de recyclage. J'étais au  désossage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Si  je regarde votre dossier vous êtes né  le trois  septembre 1978 ce qui vous fait 158 ans. Il y a une aberration dans  votre dossier, vous êtes trop vieux. Aujourd'hui on recycle  les hommes à 52 ans, les femmes à 45 ans, age légale  de la ménopause, Si l'on excepte, bien entendu, les  fonctionnaires qui ont le droit de vivre jusqu'à 60 ans.  Comme vous le savez, les durées de vie sont décidées  par le Conseil Supérieur de l'Ordre de l'Ethique Médicale.  Il y a probablement une erreur (bien que le système  informatique administratif global ne puisse logiquement pas en  faire). &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un sourire se forme sur son visage&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;. Ou  plutôt une imitation de sourire. Un simulacre.  En réalité  son expression est lisse et figé et il essaye de la rendre  expressive. Les aberrations des données du système ne  sont dues qu'à des erreurs humaines. Nous allons régler  ce petit problème. Il continue à feuilleter le  dossier. Vous avez fais un séjour de repos en maison  de  rétablissement psychiatrique. Son expression se fige. Peut  être qu'il réfléchit. Il ne me regarde pas.  Depuis le début de l'entretient, il ne m'a jamais regardé.  Vous vous disiez né au XXe siècle. Vous souffriez de  dissociations multiples du Moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;- Je...  Je faisais des rêves étranges, oui. Je...&lt;/span&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;/p&gt;    &lt;span style="font-size:100%;"&gt;-ha  ! Je comprends mieux ! Il s'agit probablement d'une erreur du Bureau  national de l'ordre des psychiatres ! Ils ont toujours eu un  problème de coordinations des données informatives  avec leurs systèmes cognitifs... &lt;/span&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;/p&gt;  - &lt;span style="font-size:100%;"&gt;il pousse un cri étrange, plutôt un souffle sec et rugueux, comme si son corps expulsait un corps étranger. Je crois qu'il vient de rire. Il essayait de faire de l'humour. Il continue de feuilleter le dossier. Je pose une question pour meubler : Je ne pourrais jamais devenir fonctionnaire ? &lt;/span&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  - Hum...  Vous savez bien que non. Tout d'abords vous ne savez pas lire  (normal puisque l'on apprend à lire et à écrire  à l'institut de Formation des Fonctionnaires) et puis au  moins l'un de vos deux parents, ou alors deux de vos grands parents  doivent être fonctionnaire, autrement vous ne pourriez pas  accéder aux formations adéquates. Les dérogations  pour les esclaves/conjoints de fonctionnaires ne sont plus possible  depuis dix ans. Vos parents ont travaillé à  l'équarrissage. Ils étaient donc esclave de catégorie  1. Vu leur aptitudes au travail et leurs bonnes notations, vous avez  pu bénéficier d'un stage vous permettant d'accéder  à la catégorie 2. vous demandez un reclassement. Au vu  de vos aptitudes nous pouvons vous proposer un poste  d'esclave  sexuel... Si l'on en croit votre dossier médical... Les  mensurations de votre pénis sont de 21, 32 cm pour une  largeur de 6,1cm. Ce qui correspond aux normes européennes  pour cet emploi. Vous n'avez jamais eu de fistules ou de polypes  anaux, pas d'hémorroïdes non plus. Pas de problème  d'éjaculation précoce. Je pense que vous convenez  parfaitement à l'emploi. Un couple de haut-fonctionnaire doit  remplacer leur esclave qui est mort d'une électrocution...  Enfin passons. Vous convenez à l'emploi. Il continue de  feuilleter le dossier, mesure les douze photos réglementaires  qu'il faut fournir. Mmhmm la photo numéro 4  est trop grande  de 4 millimètres. Je le regarde mesurer la photo une seconde  fois.  Vous avez cinq jours pour procéder aux corrections au  delà le poste sera donné à quelqu'un d'autre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je me lève et sors du bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'enseigne brille  en grande lettres rouge coagulé Aucamp : la vie la vraie. Les portes automatiques s'ouvrent au moment où j'entre dans la grande surface. Une odeur de propreté citronnée flotte dans l'air. Un grand type, lunettes noires, costard bleu foncé sonde la foule prêt à neutraliser le moindre délinquant à l'aide de son Taser bioélectrique. Sous le plafond parcouru d'un entrelac orthogonal de tuyaux, la lumière des néons, attire mon regard, je vois des  panneaux jaunes affichant des promotions, des -20 % sur le poulet garantie 50 % naturel 100 % tradition, jambon reconstitué goût traiteur, feuilleté tomates/mozzarella avec seulement 10 % de toxines cancérigènes, des baskets mauves fluos avec injecteur d'hormones  naturelles  intégré dans la semelle pour tenir plus loin, plus longtemps, promotion également sur les greffes cérébrales de consoles bionumériques garanties trois mois sans épilepsie, Crème hydratante  au complexe régénérant à l'extrait de derme de foetus  recyclés,   maquillage 100 % naturel au véritable placenta de baleines d'élevage. Bougies de jardin bioéquitable a la graisse de Yack rance fabriqué  équitablement par d'authentiques enfants pauvres, chaises de jardin au label écoterre et jouets de jardin en simili bois véritable de poudre d'os inusable garantie naturel, incassable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'arrive au rayon sex shop interdit aux mineurs de moins de 13 ans. Une gamine et sa mère se tiennent devant la vitrine où un chien robotisé joue. La gamine demande s'il elle peut en avoir un pour  son Noël, la mère lui répond qu'elle doit attendre encore un an, que ce jouet est interdit aux mineurs, la gamine dit qu'elle est une femme. A douze ans on est pas tout à fait une femme ma puce... Le chien saute dans la vitrine puis lèche son sexe rouge et luisant puis ses couilles ensuite il saute sur un fessier artificiel avec anus et vagin et commence un coït effréné. Au dessus le panneau vert brillant de la marque doggystyle illumine la vitrine d'une lueur spectrale de film de série B. Un petit écran montre une femme faisant une démonstration. La video précise qu'un flacon de sperme artificiel est fournis avec le robot doggy. La gamine et la femme s'éloignent. La gamine jette un dernier regard brillant à la vitrine. Je passe entre les détecteurs de vol. Je bloque un instant sur une vidéo de fétichisme automobile, un type met du lubrifiant sur sa queue énorme et commence à fourrer le pot d'échappement chromé d'une superbe ferrari, la camera fait un gros plan sur le lubrifiant qui s'accumule autour de la base du pot au fur et a mesure que le type s'active... Un renseignement  ? A la tonalité de la voix je devine un sourire. Un sourire complice. Je n'aime pas ça. Je me retourne et vois le vendeur juste à côté de moi, je me demande depuis combien de temps il m'observe. Il est habillé comme un fonctionnaire de l'administration générale. Sans goût. Je crois qu'il met du fond de teint car sa peau a un aspect peu naturel, comme du latex un peu granuleux. Il rougit. Il a remarqué que je le dévisage. Un pédé probablement. Vous voul...  Je cherche votre dernier modèle d'androïde femelle, le modèle Courtney. Pour les femelles nous ne disons pas Androïde mais gynoïde monsieur. Androïde c'est pour les mâles. Je crois qu'il m'a fait un clin d'oeil. Il veut peut être me faire passez un message. Vous ne cherchez pas un modèle masculin alors ? Je sens la sueur perler sur mon front, et la fraîcheur de la clim non je... Vous voulez que je vous présente le modèle Courtney standard peut être ? Oui. Suivez moi je vous en pris. Je le suit, il s'approche d'un rideau, je trouve qu'il dandine trop du cul. Je vous en pris. il tient le rideau et m'invite à passer. Dans la pièce, il y a une boite posée contre le mur du fond qui me fait penser à un cercueil. La pièce est calme, des tentures en velours cachent les murs. Une moquette absorbe les bruits de nos pas. Le type va ouvrir la boite, à l'intérieur une jeune fille blonde semble dormir dans un cocon de  velours mauves. Je peux ? Je vous en pris. Je touche son visage.  Mais elle est glaciale ? C'est parce qu'elle est hors service monsieur. Lorsqu'elle est activée un système de régulation thermique maintient son corps à trente sept degrés. L'imitation de la peau est parfaite.. L'élasticité, il lui tire la joue, est remarquable. La tête bouge mais retrouve aussitôt sa position inerte. Je regarde sa toison taillée, ses petits seins. Tout semble vrai. Je passe un doigt sur ses poils. Toute la pilosité est naturelle monsieur tout comme les cheveux. Le reste... La salive.. Les sécrétions... (je trouve qu'il traîne un peu trop sur ce mot) sont imitées à la perfection. Ce modèle vous est livré avec le programme de base : grosse cochonne en chaleur. Mais nous proposons différents add-on pour varier les plaisirs : soubrette bien dressée (elle peut faire le ménage, la vaisselle et autres taches ménagères), l'add-on  dilatations extrêmes... et bien d'autres que vous pouvez acheter ici ou commander sur le réseau. On m'a dit que je pouvais choisir l'apparence du modèle ? Oui bien sur nous procédons à des moulages laser précis au nanomètre. Je sors les photos de ma poche et je lui tends. Charmante... Une amie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il me propose ensuite de choisir le modèle de vagin, je choisis le modèle tight pussy puis nous retournons dans le magasin, il me propose de régler, j'ai oublié de vous préciser mais nos modèles sont tous auto nettoyant aucun problème d'odeurs... de plus ils sont antibacterien. Je pose le doigt sur l'appareil à reconnaissance digital qui contrôle le schéma du système vasculaire de mon index. Une petite lumière verte clignote et je tape le prix que je dois régler sur le petit clavier. Le vendeur contrôle la somme. Voilà monsieur vous serez livré dans la semaine. Je lui dis au revoir. A votre service monsieur ! Je n'aime pas son sourire complice. Je sors de l'espace clos du rayon pour rejoindre la masse bruyante des consommateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'entends le bruit sec de ses talons sur le simili-parquet, je la vois émerger de l'encadrement de la porte. Elle ne porte que des bas noirs, elle tient dans sa main droite le tube de biogel que je lui ai demandé d'apporter. Je regarde la bande étroite  et évasée de sa toison pubienne. Je sens le sang battre dans ma queue. Elle se positionne de profil devant la cheminée en carrelage blanc brillant, sa tête arrive au niveau de la surface grise de  l'écran géant ultraslim. Elle fait passer le tube de biogel dans sa main gauche. Elle me regarde dans les yeux. Ma queue se dresse un peu. Elle pivote sur elle-même, je regarde ses fesses bien rondes et ses hanches bien larges. Elle s'avance vers la cheminée, elle pose sa main droite sur le manteau, elle dandine un peu du cul. Elle tourne ses grands yeux bleux vers moi et pose  les deux coudes  sur le béton design fibré ultra haute performance, le cul tourné dans ma direction. Elle  me regarde, bouge doucement son cul de droite à gauche, se relève, garde une main sur le béton design fibré ultra haute performance du manteau de la cheminée, me regarde d'un air lascif. Je regarde la courbe de ses gros seins qui pointent légèrement. Elle me regarde. Je regarde la courbe de son ventre, le piercing scintillant  de son nombril. Elle me regarde, s'avance dans ma direction. Je sens le rythme de  mon coeur accélérer. J'entends le bruit sec de ses talons sur le parquet. Je regarde ses hanches, je regarde ses seins. Je voix ses cheveux blonds sur ses épaules, ses yeux bleus. Elle s'agenouille sur le divan en face de mes jambes largement écartées, elle se saisit de ma queue. Je sens la froideur du biogel se répandre le long de ma queue et se réchauffer au contact de la chair. Elle étale le biogel le long de ma queue, s'arrête sur mon gland, elle fait un mouvement de va et viens en comprimant la base du gland. Elle laisse échapper un souffle bruyant entre ses lèvres, elle continue son mouvement de va et viens en accélérant un peu et en comprimant un peu plus le gland gonlfé, je sens sa main se saisir d'une de mes couilles, une légère sensation de douleur accentue le plaisir et contracte un peu plus ma queue. Elle pose sa main su ma cuisse, elle accentue le va et viens en partant de la base et en comprimant sa paume quand elle arrive au sommet, je joue avec mon bassin pour que sa paume appuie  bien sur mon gland. Elle soupire un peu accélère le mouvement de sa main en relâchant un peu la pression. J'attrape un de ses seins, je sens son corps frissonner. Je le soupèse un peu, regarde l'ondulation de sa surface, le caresse doucement, puis le comprime. Je joue avec ses deux seins, je les fais rebondir l'un contre l'autre. Elle soupire encore et accélère toujours son mouvement, je contracte ma queue sous l'excitation. Je me lève, j'ai la queue à la hauteur de ses gros seins. J'ai envie de les souiller mais je serre les dents et je tiens un peu sa mains pour qu'elle ralentisse. Elle se met debout, je me met à genoux. J'ai la tête à la hauteur de sa chatte rose, bien charnue, déjà dilatée,  je sens ma queue qui durcie encore un peu à la limite de la douleur. je passe une main sur le petit triangle inversé de poils qui pointe comme une flèche vers son clitoris. Je sens la chaleur de son sexe sur mon visage. Je joue avec son clitoris du bout de ma langue, elle bouge doucement le bassin soupire entre ses dents, je passe mes mains entre ses cuisse, lu attrape les fesses et lui bouffe la vulve au moment où elle jouit. J'introduis ma langue au font de son sexe pendant qu'elle triture son clitoris entre son majeur et son index. J'ai envie de la défoncer. Je la soulève sur le divan, la pénètre doucement, j'entends le bruit mouillé de son sexe, au moment ou ma queue glisse doucement entre ses lèvres épaisses. Je pousse ma queue, mon gland est comprimé au fond, je laisse échappé un soupir, ma queue se tend sous l'excitation, elle pousse aussi un soupir, je l'attrape par les cuisses, elle pousse un soupir, je continue doucement. J'accélère le mouvement, elle serre les dents, je sens qu'elle se contracte un peu. J'accélère un peu  jusqu'à ce que je tape au fond, elle fronce les sourcilles passe une main sur son clitoris, je sens son bassin onduler mais je serre un peu plus mon étreinte. Je tape au fond, elle serre les dents comme si elle avait mal, j'ai envie d'attaquer encore plus fort, je lâche une de ses jambe, je presse un de ses gros seins entre ma main, le plus fort possible, je regarde mais il n'y a pas de marque rouge ( je devrais acheter l'add-on blood and pain). Elle prend ma main me suce mon doigt, je tremble un peu, ma queue se contracte. Je regarde ses grand yeux bleus, j'ai envie de lui coller une baffe du revers de la mains pour voir sa réaction. Je sors ma queue, presse mon gland sur son clitoris, elle bascule la tête en arrière je la caresse un peu comme ça (j'ai presque l'impression qu'elle prend son pied). Je la retourne elle s'agenouille sur le divan et tends ses fesses bien rondes vers ma queue. Je luis met un doigt dans la bouche puis le dirige vers son trou du cul légèrement foncé. Il glisse facilement même si je sens son sphincter se contracter sur mon index. Je m'amuse avec mon doigt en le tournant un peu dans la chaleur douce de son rectum, Je le sors et le dirige vers sa bouche, elle le suce avidement. Je frotte ma queue sur ses lèvres de haut en bas, je m'enfonce à font, je l'attrape par les hanche et la secoue sur ma queue tout en donnant des coups bien profond, elle suffoque bascule la tête en arrière, pousse des cris bizarre peut être de douleur presque comme une guenon. Elle me repousse en me bloquant la hanche d'une main pour que je contrôle un peu l'ampleur de mes mouvements. Je sens son sexe qui se contracte sur ma queue je rejette sa main puis j'attrape ses bras que je tords dans son dos pour qu'elle arrête de me repousser; elle a la tête dans les coussins, ses lèvres écrasée sur le cuir et ses yeux mis clos lui font une moue ridicule, elle continue de pousser ses cris stupides, un filet de bave coule sur le cuir du coussin. Elle avance son bassin pour atténuer mes coups de reins violents mais je m'avance et et la cale bien de telle manière qu'elle ne puisse pas bouger. Mes couilles se contracte et je sens la pression de l'orgasme qui se rapproche. Je la retourne, l'attrape par les cheveux et lui fourre ma queue dans la bouche. Les mâchoires bien écartée elle gobe mon gland qu'elle suce mollement, la légère succion, m'excite un peu plus encore mais c'est pas assez, j'attrape sa tête avec les deux mains et j'enfonce ma queue bien profond , je fais des mouvement large, elle me suce, j'ai l'impression que je vais exploser dans sa bouche, ma queue se tend, presque douloureuse, je la cale bien au fond de sa gorge, elle a un haut le coeur, je sens mon gland s'écraser sur la chaleur moite de son gosier, je vois ses yeux se révulser, ma queue se contracte plusieurs fois,  je sens le sperme monter le long de l'urètre, mes couilles se serrer, ma queue se tendre encore. Mes jambes fléchissent un peu, elle fait un bruit étrange de gorge, je tiens encore bien sa tête, je la secoue encore sur mon sexe alors que l'orgasme décroît. Je débande un peu, je me retire. Je m'essuie le bout de la queue sur son visage. Elle reste inexpressive. Je lui dis : retourne dans ton placard, Courtney. Elle se lève, sort de la pièce, un peu plus tard j'entends la porte de la chambre se fermer discrètement.              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'ai les jambes molles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'ouvre la porte anthracite du congélo. Je sors la bouteille de Zubrowka. Je contemple le liquide trouble épaissi par le froid. Je m'en sers un grand verre que je bois en trois gorgées. Je prends la bouteille et retourne dans le salon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je regarde l'écran de ma TSF Bionumérique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'hybride, Ségolène Sarkozy chef du parti Total EGALITARISM se tient à la tribune :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;il dit, de sa voix régulée par un bio- processeur de contrôle vocal, en appuyant chaque syllabe du point : Je vous offre la vie, la vraie ! Son regard est emprunt d'une bravitude (mot introduit récemment au dictionnaire par le conseil supérieur du contrôle linguistique) a peine simulée. C'est le premier hybride génétique, hermaphrodite, qui accède à un poste politique de première importance. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mes chers camarades, je m'adresse à vous, en ce moment d'une ampleur historique pour l'humanité toute entière. J'ai donné toutes mes forces dans le combat. Et ce combat pour la totale démocratie ne fait que commencer... J'éprouve l'émotion la plus forte et la plus sincère qui m'est possible de ressentir. C'est à mon tour de vous rendre ce que vous m'avez donné ! Je remercie tout les militants du parti égalitariste. Et au delà, tout ceux qui ont su faire mouvement avec nous, les combattants de  l'action écologique, les jeunes du mouvement « pour la Life».  Je voudrais adresser un message à tous ceux qui n'ont pas voté pour moi... Je ne vous oublierai pas ! (je me touche la queue, je bande mou). Tous unis pour une seule victoire, celle du peuple, celle de la démocratie ! Gardez foi en vous-même ! Je serai là au service de notre idéal commun, je serai là pour soutenir tous ceux que la vie a abandonné... Je n'oublierai pas notre leitmotiv : pas de démocratie pour les ennemis de la démocratie ! Nous allons redonner un sens au mot histoire et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans le coin de l'écran une petite icône verte en forme de sac poubelle clignote, j'ai oublié de sortir les déchets. Je me lève passe mon jogging et mon T-shirt. Je retourne dans la cuisine et attrape le sac vert en plastique de maïs recyclable remplis de matières plastiques biodégradables dans le placard/poubelle pendu a côté de la vingtaine d'autres sacs biodégradables de différentes couleurs. Je sors sur le palier, dépose mon sac dans le conduit aspirant qui l'engloutit dans un bruit de succion ridicule. La voisine d'en face pose le doigt sur la serrure à reconnaissance génétique de son appartement me dit bonjour sans me regarder, bonjour, je matte son cul, moulé par son jeans, qui gigote sous le tissus.  je recommence à bander.   &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'ai envie de me taper un hybride. &lt;/span&gt;                         &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-757309509489268229?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/757309509489268229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=757309509489268229' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/757309509489268229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/757309509489268229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2007/09/agence-nationale-pour-lesclavagisme.html' title='Agence Nationale Pour L&apos;Esclavagisme'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-4137956170190813234</id><published>2007-04-14T06:19:00.000-07:00</published><updated>2007-04-17T16:34:21.216-07:00</updated><title type='text'>Un entretien avec le docteur Zen</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'aimerai ne pas avoir à choisir entre une image ternie du bonheur (par des conditions de vie artificielles) et une liberté destructrice. Mais tu croyais aux fées ? Oui répondis-je évasivement. Autour des combles poussiéreuses de mon âme il n'y a rien, à peine l'approximation d'un moi satisfaisant pour les autres. En suspens dans l'air notre angoisse du silence; la chaleur de nos corps à travers mon jeans.  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;On est dans la grande cour, la bonne, celle du côté de la rue, ça veux dire qu'on nous fait suffisamment confiance. On a même l'autorisation de sortir trois heures par jours. on doit participer aux séances de groupe et individuelles, participer aux ateliers artistiques si on en a envie, être à l'heure aux repas et surtout être rentré avant dix-huit heure. Ça nous  responsabilise,  ils disent. Mary regarde le large bâtiment, anciens abattoirs peints en jaune. Tu crois  que c'est pour empêcher les évasions, les barreaux aux fenêtres ? Non y en a pas au rez-de-chaussé, c'est pour les suicides. Elle hoche la tête. Pourquoi ils nous laissent sortir ? Je lui réponds : pour nous responsabiliser; bien qu'en réalité, je sais que, grâce aux pilules ils modifient le champ magnétique de nos ondes cérébrales ce qui leur permet deux choses :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;1° savoir chacun de nos gestes en permanence, ils peuvent très bien nous laisser sortir, ils SAVENT où nous mènent chacun de nos pas grâce à leurs capteurs d'ondes delta.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;2°  Chaque fou en liberté répand une sorte de virus psychique auto-généré a partir de ses  névroses et contamine ainsi le reste de l'humanité. Nous sommes leur instrument, nous contaminons les autres avec  nos névroses, ce qui justifie de mettre tout le monde sous antidépresseurs et autres anxiolitiques et leur permet d'INCARCERER la population dans une PRISON psycho-chimique. La preuve est simple, ce que l'on appelait Mélancolie* par le passé,  (*état supérieur de conscience anté-créatif loué des artistes permettant aux créateurs de puiser aux font de leur âme l'essence de leur génie au sein d'une stase psycho-émotionnelle autistique), s'appelle aujourd'hui DÉPRESSION.  Je pense qu'ils cherchent à établir un contrôle total sur notre psyché. Ils répandent le virus et fournissent un pseudo-antidote qui est l'organe chimique de contrôle !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je touche le dos de la mains de Mary, le contact en est rêche (mais pas désagréable) à cause des scarifications qu'elle s'est faite. J' arrive encore a distinguer, juste en dessous du poignet, Kevin suivit d'un coeur. Ils veulent la mettre en foyer, (foyers qui sont autant de point de dispersion de leur virus psycho-chimique. Elle est l'instrument de leur volonté, sans le savoir elle sera un agent de dispersion viral. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Je, je dois te dire quelque chose... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a la chaleur d'une main, les sourires dérobés, les oeillades brèves et électriques. Il y a un merle qui siffle sur une branche du platane. Il y a la chaleur du soleil déclinant à l'horizon. Comme un sentiment d'éternité dans ces quelques secondes, voilà ce qui nous plaît dans ces instants fugaces et déjà mort. Et des fois le soleils est trop brillant. J'ai les yeux qui piquent un peu, je n'ai pas cligné des paupières depuis une minute. Je croise son regard (ses yeux habituellement d'un bleu très pale sont plutôt, à cet instant, d'un bleu légèrement azuré, pendant une seconde je pense que la lumière du soir joue sur la couleur de ses yeux... Mais non c'est pas logique il doit s'agir de leur Virus ce qui veut dire que ses ondes delta sont probablement captées et qu'ILS écoutent notre conversation). Heu... Tu sais... J'aime les sandwich de chez LIDL. Surtout ceux au fromage et... elle éclate de rire. Elle s'approche de moi. Son visage est de plus en plus proche. Ses yeux d'un bleu étrange se rapprochent de plus en plus et je me recule précipitamment... Désolé je ne me suis pas lavé les dents ce matin ! Au même moment la sonnerie du réfectoire retentit comme les alarmes dans les vieux films de guerre et je m'enfuie en courant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au réfectoire, mon voisin de table, le professeur Hannibal Smith (un enquêteur d'assurance qui se prend pour Albert Einstein) m'explique que la lutte contre le vampire diffère du film d'horreur pur, quand le chasseur est une femme. Il s'agit d'une parabole grossière sur la femme émancipée en devenir qu'est l'adolescente. Le pieux, instrument (de forme phallique) symbolise le pouvoir (jusqu'alors destiné aux hommes) que s'approprient les femmes. Le vampire symbolise le frustré sexuel qui, incapable de bander se trouve dans l'obligation d'utiliser un palliatif (les crocs), qu'il utilise pour son propre plaisir, destructeur pour sa victime. Le but ultime de la tueuse de vampire est de détruit le vieil ordre patriarcal symbolisé par un vampire antédiluvien. Je ne serai pas étonné d'apprendre que le scénario ait été créé par une lesbienne féministe. (la femme de Smith l'a quitté pour une autre femme, une commerciale itinérante spécialisée en sex toys si mes souvenirs sont exacts). Il regarde d'un air maussade les trois salsifis minuscules qui restent au milieu de son assiette, comme des symboles ridicules de son impuissance. Si... Si elle revient je lui pardonne. A la table d'à côté, Joe la branlette se lève en disant qu'il veut ajouter de la sauce béchamelle sur sa viande et sort son sexe au dessus de son assiette, on l'appelle Joe la branlette parce qu'il aime se masturber en regardant les teletubbies. Je crois que c'est l'aspirateur qui sert de nourrice aux quatre peluches qui l'excite, surtout sa trompe aspirante et le bruit de sussions. Mais je ne lui ai jamais demandé. Deux aliénistes musclés viennent se saisir de lui avant qu'il n'ait le temps de répandre joyeusement « sa sauce béchamelle ». A ce moment un autre garde chiourme s'approche de la table et me dit que le Docteur Zen souhaite me parler. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;      &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je suis devant la porte grise du bureau du docteur, au milieu du couloir. Je jette un oeil en direction de la porte qui mène à la cour.  Sur la porte je vois une chose que je n'avais jamais remarquée auparavant. Un judas... Comme un oeil juste à ma hauteur. Au dessus de la porte le voyant rouge indique que je dois attendre. J'attends mais je ne peux m'empêcher de regarder a travers le judas. Étrange de placer un judas du côté du couloir. A travers cet oeil, je peux voir le docteur Zen assis derrière son bureau. Il a sur le visage cet air étrange et sérieux qu'il prend quand il écoute ses patients. J'entends un bruit dans le couloir. Comme des griffes sur un parquet. Personne. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;J&lt;span style="font-style: normal;"&gt;e colle de nouveau mon oeil au judas et, je vois une image que mon cerveau ne peut interpréter dans l'intervalle infinitésimal où elle percute la rétine et se transforme en signaux bio-électrique&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;. Mon coeur fait une embardée; en lieu et place du docteur Zen se trouve une sorte de chose géante à la chitine sombre et luisante comme une flaque de pétrole. l'insecte saute par dessus le bureau et saute sur le patient assis en face de lui sans que celui-ci n'ait le temps de réagir et... Une sonnerie sourde et désagréable retentit. Le voyant au dessus de la porte passe au vert. Un bruit électrique se fait entendre au niveau de la clenche. La lumière au dessus de la porte passe du rouge au vert. Derrière son bureau le docteur Zen me regarde à travers ses grosses lunettes d'écaille noire de son oeil sévère, brillant d'une vérité absolue. Il me dit bonjour et me fait signe de m'assoir. Il a cet air de banquier ou de patron qui doit vous annoncer une mauvaise nouvelle. Je m'assois et regarde les tableaux accrochés en  vis à vis de chaque côtés de la pièce. Deux tableaux de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Pieter Bruegel. A ma droite un tableau figurant la tour de Babel. Une tour s'élevant en cercles concentriques de plus en plus étroits, la construction semble anarchique et tout un pan de l'édifice  reste inachevé, le côté présenté au spectateur semble éventré et montre les entrailles de la tour ou des arc-boutants soutiennent ce qui semblent être une tour plus étroite et qui perce déjà les nuages. Autour de la tour et en son sein on voit des hommes qui s'activent tels des fourmis à peine visible à côté du léviathan de pierre. De nos jours l'homme fabrique de tels abstractions architecturales. C'est même ce qui définie les villes les plus modernes, où l'homme parle milles langages mais fabriques les mêmes buildings, formes abstraites se répétant selon des schémas presque identiques. L'autre tableau, la chute d'Icare, montre, au premier un plan, un paysan qui laboure son champs, un berger qui mène son troupeau. Puis le paysage s'ouvre sur la mer et s'étale sur un soleil levant. D'une lumière dorée, d'une violence douce et immuable. Disséminés ci et là, on observes des constructions humaines. Une ville achève la courbe de la côte. Sur une île, une petite fortification. Des bateaux s'éloignent de l'estuaire et s'engagent vers le levant, les voiles gonflées par le vent. Dans le coin droit du tableau, en bas, on aperçoit Icare. Ou plutôt on le devine. Ses deux jambes dépassent de l'eau, quelques plumes flottent. Il vient de chuter. Dans l'indifférence générale, il va se noyer.&lt;br /&gt;- Parlez moi de votre frère, monsieur J.&lt;br /&gt;- Je n'ai pas de frère.&lt;br /&gt;- ha ? Vous avez un frère aîné.  Que savez vous de lui ?&lt;br /&gt;- Je... Je n'ai pas de frère,  ma mère a fait une fausse-couche,  un an avant ma naissance.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Derrière le docteur, une large baie vitrée s'ouvre sur une pelouse, des feuilles mortes s'accumulent au pied de la vitre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Oui c'est ce que vous m'avez  raconté. Racontez moi encore.&lt;br /&gt;- Tout ce que je sais c'est qu'elle a  perdu du sang. Qu'un médecin lui a arraché le fétus  à la main dans l'ambulance qui la menait à l'hôpital.  Elle a perdu beaucoup de sang et si le médecin n'était  pas intervenu elle serait morte. Elle m'a dit qu'elle a vu une sorte  de lumière, pour elle c'était un ange.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Vous croyez aux anges monsieur J.,  au paradis, à l'enfer ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un craquement discret,  comme des articulations disjointes.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Vous savez, je suis là pour  vous aider.&lt;/p&gt; - Peut-être, oui.&lt;br /&gt;- Votre mère n'a pas fait de  fausse couche. Elle a accouché d'un garçon qui  s'appelait Éric.&lt;br /&gt;- Vous mentez !&lt;br /&gt;- Vous ne vous souvenez pas ? Un  enfant trisomique. Baignant dans cet amour familial dont bénéficient  les faibles. Cet amour sucré, collant...&lt;br /&gt;- Non, je n'ai pas de frère.&lt;br /&gt;- Vous savez cet amour tellement  dégouttant dans sa disproportion qu'il vous en donnerait la  nausée.  &lt;br /&gt;- Je n'ai pas de frère, non !&lt;br /&gt;- A l'ombre de cet amour si  éclatant,il y a l'autre, le petit frère, petit génie  que tout le monde congratule. Un peu trop rapidement, en passant,  comme on jette une pièce à un mendiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression que le docteur mange ses mots. Je lève la tête et je crois, un instant, voir des mandibules torves déformer ses joues. Sa langue ressemble à une grosse limace gluante. Je baisse la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous étiez un génie  n'est-ce pas ? J'ai sous les yeux un test de Q.I. Que vous aviez  fait à l'âge de 10 ans, il indique 210... Oui, il  fallait prouver que vous existiez. Et vous travailliez dur pour ça,  hein. Avoir une telle intelligence et des résultats aussi  probants en classe pour... Rien. A peine une reconnaissance. Comme  on jette une pièce à un mendiant.     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un instant le silence emplit la pièce.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Et puis il a cet après-midi  d'été dans la chaleur poussiéreuse de fin de  journée. C'était au font de la cour de vos  grand-parents, hein ? Le petit muret au font de la cour. Celui sur  lequel il ne faut pas monter... Un vieux pan de mur un peu branlant.  On aime bien jouer quand on est gosse hein... Vous êtes monté,  sur ce muret, comme tant de fois, avec votre frère et comme  tant de fois cette idée vous traverse l'esprit. Dans cet  esprit si intelligent, une idée bien mauvaise, bien lâche  hein... Ce n'est pas que vous détestiez votre frère...  Vous l'aimiez même. Peut être bien que vous étiez  la personne qui l'aimait le plus. Mais, l'ignorance des adultes à  votre égard... et tout ce ressentiment, au font de votre  esprit. Comme un nuage noir qui recouvre tout et donne un goût  de cendre amer aux choses.  Comme une force sombre qui fait trembler  vos mains et finalement vous force à pousser votre frère.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je ne suis pas ça ! Tout en  criant je garde la tête baissée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- C'était assez haut comme  muret pour un gosse de 11 ans. Surtout quand il tombe en arrière.  Ça vous a fait quoi quand le sang s'est mis à couler  du crane ? Un sentiment de soulagement terrible, hein ? On observe  ce soulagement, cet apaisement dégueulasse comme appartenant  à une autre personne, n'est-ce pas ?  Ce sentiment qui  s'écoule comme le sang recouvrant le béton...&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La pièce est fermée mais je sens un courant d'air sur mon visage. Un courant d'air un peu poussiéreux, un peu tiède, à l'odeur rance et renfermé, comme celle qu'on imagine dans l'antre d'une bête.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je ne suis pas ça...&lt;br /&gt;- Étrangement, ce sentiment  ne meurt pas quand il faut courir pour prévenir les parents,  et mentir en disant que votre frère tentait d'escalader le  mur, que vous l'avez empêché mais qu'il ne vous a pas  écouté. Le sentiment reste le même quand il faut  faire semblant de pleurer...   &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La lumière de la baie se voile, comme si quelqu'un venait de tirer un rideau. Je lève la tête. Je vois,  comme un voile noir. Puis je vois les nervures qui se ramifient dans toutes directions, dans un schéma complexe, se multipliant à l'infini, à la fois beau et terrifiant. Je comprends. Derrière le bureau, Je vois les ailes membraneuses qui contiennent les fines nervures se déployer dans la totalité de mon champs de vision. Puis les yeux globuleux, noirs, à facettes, brillants, sans expression, sans âme comme tout les yeux d'insecte et le corps noir d'une brillance huileuse comme une flaque de pétrole. Les longues griffes aiguisées et dangereuses comme des scies. La chose saute par dessus le bureau et me renverse sur le sol. Je vois le thorax se contracter selon les rythmes d'une respiration qui n'est pas humaine. Je sens les griffes s'enfoncer dans ma peau. Je ne peux pas me débattre. Sous les griffes, je commence à sentir la moiteur du sang qui perce mes vêtements. Je vois les mandibules se rapprocher de mon visage. Entre les mandibules, des organes de palpations s'agitent. Les griffent se resserrent encore un peu. Je sens les mandibules étrangement froides presser la chaire de mon cou. Une douleur déchirante. Un couinement ridicule que je ne peux pas retenir, s'échappe de ma gorge. Je vois une giclée de sang jaillir et s'étaler sur la tête sombre et inexpressive. Je tente de la repousser de ma main libre, mais je n'ai pas assez de force, mes doigts glissent sur l'hémoglobine et  l'étalent un peu plus sur la surface noire. Mes jambes s'agitent dans le vide sans que je ne puisse les contrôler. Juste un réflexe de survie. La chaleur de l'urine, étrangement rassurante, se répand dans mon pantalon et...&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Des barrages cèdent dans mon cerveau grâce à une berceuse chantonnée par un type au coin de la rue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-4137956170190813234?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/4137956170190813234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=4137956170190813234' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/4137956170190813234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/4137956170190813234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2007/04/un-entretien-avec-le-docteur-zen.html' title='Un entretien avec le docteur Zen'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116965729052743118</id><published>2007-01-24T08:46:00.000-08:00</published><updated>2007-01-24T08:48:10.543-08:00</updated><title type='text'>Je suis né dans la communauté de l'acceptable</title><content type='html'>Je me souviens d'une fille, je lui dit je suis désolé le Mexique est trop loin. Elle me répond avec un air fin et intelligent que les distances ne sont pas importantes. J'acquiesce avec un sourire que j'estime ravageur. Je trouve sa réponse bête et stupide et matte ses gros seins qui pointent sous sa petite blouse de coton fleurie. L'air embaume de son shampoing parfumé à la noix de coco. La matinée touche à sa fin. La chaleur du soleil est encore supportable et agréable. Je dis que le Mexique c'est un peu la Hollande des américains... Elle me regarde de travers. Ben ouais les putes la drogue tout ça quoi. Elle s'esclaffe en posant sa main sur mes abdos fermes grâce à mes exercices physiques réguliers et mon alimentation équilibrée. Je la désire. Elle s' approche de moi, je suis un peu mal à l'aise. Ce n'est pas sa présence, ni sa chaleur. Ni son parfum patchouli écoeurant dont elle asperge son vieux gilet miteux et qui me donne limite la gerbe. Ce qui me gène c'est son amour trop sincère. Elle aime une image de moi, une représentation, un mirage acceptable pour l'alchimie bio-électrique de son cerveau. Je l'embrasse rapidement, je lui dis que j'ai des choses à faire et je m'en vais. Je ne crois pas lui avoir reparlé depuis. Je suis incapable d'aimer.          &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre jour, autre heure, autre moment (autre vie peut être) :&lt;br /&gt;50 video-clips et cinq chansons en boucles comme explication du cosmos. Je crois que c'est à peu près tout ce que peut contenir son petit cerveau. Je lui demande si elle connaît le Lied. Elle me dit non, elle va faire ses courses chez Aldi Elle a quand même un atout : Son petit cul moulé dans un  mini-short latex vert pomme. A la radio, ils passent Macumba de Jean-Pierre Mader. Elle me dit que c'est son chanteur préféré, qu'elle l'adore que ses chansons son trop belles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ordinateur dit au fonctionnaire que je ne suis pas solvable et lui donne les mesures nécessaires qu'il devra prendre. Le fonctionnaire me dit que le système n'est pas contre moi. Il me dit aussi qu'il fait son travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis né dans la communauté de l'acceptable et de la vente par correspondance où notre imaginaire est fait de millions de publicités (je me souviens d'avoir acheté un superbe pull motifs jacquard couleur chocolat, le plus beau pull que j'ai jamais acheté). Nous ne somme plus confronté à la réalité. A peine vivant nous somme les réceptacles des flux d'information de  la réalité médiatique, guère plus utiles et fonctionnels que nos télés, chaînes hi fi, graveurs De DVD. Le jour où les machines n'auront plus besoin de nous pour appuyer sur le bouton Power, nous deviendrons obsolètes. Le quotidien ne nous interpelle plus désormais que dans son extrême violence. Tout a l'heure je me suis brûlé la peau au creux du bras (là où la chair est la plus tendre) avec un mégot de cigarette. Pas pour exprimer ma souffrance. Mais plutôt pour la ressentir. La douleur venant du   frottement permanent du tissus de ma chemise avec la brûlure me raccroche à la réalité, empêche mon esprit de se disperser. cet après midi là, juste après avoir vu la chute d'un corps, celui d'un homme se jetant du vingtième étage, je pris conscience de la trajectoire courte et éphémère d'une vie humaine. Je crois que c'est en voyant ce corps écrasé et encore frémissant que mon cerveau a finit par disjoncter. Je ressentais une sorte d'euphorie métaphysique, le cosmos me renvoyait à la face la stupidité de mon existence par l'entremise du suicide de cet humain lambda. J'en éprouvais une sorte d'extase mystique jouissive et terrifiante à la fois. Comme un bébé qui chie pour la première fois sans ses couches.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le restaurant un homme en complet-veston gris, lunettes épaisses d'écaille noire se leve et dit d'un ton pressé : vous approchez de la fin, finissez-en !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils m'ont enfermé dans une pièce de quinze mètres carré, dans une sorte de cube d'acier poli reflétant à peine mon image. Mais je ne sais pas qui « ils » sont, ce que je fais là ni pourquoi. Je suis enfermé ici depuis une éternité. Sur un des murs on devine le contour d'une porte, une rainure tellement fine que l'on ne pourrait pas y passer une lame de rasoir. Je me demande ce qu'il y a derrière, je ne l'ai jamais vue ouverte. J'ai l'impression de dériver dans le vide intersidéral, loin de toute humanité, J'ai essayé de taper sur les parois mais mes coups restent muets. Des petits spots fournissent une lumière tantôt puissante et éblouissante, tantôt tamisée. Les phases artificielles de jours et de nuits se suivent selon un rythme irrégulier, elles semblent parfois durer quelques minutes ou parfois des journées entières. Le temps n'existe plus je vis au présent dans une sorte d'angoisse permanente. Là, à l'instant, une lumière éblouissante me rend presque aveugle. Les contours des mots se dessinent à peine sur le papier. Je crois qu'ils cherchent à me rendre fou. Ou  à révéler ma folie ? Une cuvette d'acier me sert pour faire mes besoins et une toilette sommaire. Je suis seul, nu, avec mon odeur corporelle. Depuis des heures, j'écris car c'est le dernier acte qui me persuade d'être vivant. De temps à autre une voix surgit de nulle part et me pose des questions. Quel est votre nom ? A quoi pensez vous quand vous êtes confronté à la mort ? Avez-vous tué votre père ? Arriviez vous à faire jouir la fille de la voisine dans sa petite chambre rose bonbon ? Que faites-vous pour compenser vos pulsions de mort ? Éprouviez-vous du plaisir à brûler des mouches plantées sur une aiguille à l'age de six ans ? Arrivez-vous à déféquer sous le regard désapprobateur de votre petite amie ? Vous souvenez -vous des moqueries de vos parents découvrant vos premières masturbations ?  Ca vous faisait quoi d'être un gros lard puant la sueur à l'âge de quinze ans ? Pourquoi n'avez vous pas le courage de vous suicider ? Je suis probablement l'objet d'une expérience. J'essaye de me raccrocher à mes souvenirs mais je pense que ma santé mentale s'étiole. Bientôt il ne restera plus rien de moi. De temps à autre, je m'endors et, à mon réveil une assiette de nourriture se trouve devant la porte. Des feuilles de papier et un crayon se trouvent parfois à côté de la nourriture et la voix me dit : écrivez. Ce que je fais. Je n'ai jamais vu la porte ouverte. Peut être est-ce mieux ainsi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116965729052743118?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116965729052743118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116965729052743118' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116965729052743118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116965729052743118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2007/01/je-suis-n-dans-la-communaut-de.html' title='Je suis né dans la communauté de l&apos;acceptable'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116862409105447484</id><published>2007-01-12T09:47:00.000-08:00</published><updated>2007-01-14T10:53:45.100-08:00</updated><title type='text'>Les BD italiennes</title><content type='html'>Je lisais des bandes dessinées italiennes conseillées par le docteur Mulholand. La meilleure : une histoire pornographique ayant pour héroïne une femme brune, aux cheveux longs, aux fesses bien rondes, aux seins bien lourds; qui considérait, de manière naïve, le sexe comme une activité plaisante, comme un acte philanthropique. La femme idéale en somme. La porte d'entrée claqua. Britney m'annonça de sa  voix d'enfant de choeur mal accordée, un sourire radieux aux lèvres, qu'elle avait pris sa pilule ce matin. Elle était passée la veille au soir à la coopérative d'achat prendre quelques vivres pour le dîner, des légumes surtout, et la nouvelle pilule abortive, autorisée en automédication. J'avais un peu de mal à me concentrer sur la page où l'héroïne se faisait monter par un mutant agressif au corps à peine humanoïde recouvert de tentacules et doté d'un pénis monstrueux. Elle se débattait et  il n'arrivait pas à la pénétrer. Tout le paradoxe de l'histoire reposait sur l'innocence enfantine de l'héroïne et sur son goût immodéré pour le sexe.  Britney posa quelque chose sur le petit bar qui servait de séparation entre le salon et la cuisine. Elle faisait trop de bruit. Je n'arrivais pas à me concentrer. Je pensai : j'aimerai que tu fasses moins de bruit s'il te plait. Une pointe de douleur à  l'estomac. Un noeud à peine désagréable, tout juste supportable. Je tentais de me focaliser sur la page pendant quelques minutes, mais la tension qui naissait en dessous du plexus solaire s'étendit au reste de mon corps jusqu'à mes doigts dont le tremblement à peine perceptible, devenait malgré tout gênant. Sa voix était trop aiguë. Elle avait un corps magnifiquement sculpté par les E.C.M.M.F.  (exercices collectifs matinaux de maintien en forme), mais sa voix était vraiment trop aiguë et d'une tonalité vulgaire. En réalité cette fille était profondément vulgaire. C'était le trait dénominateur de son être : la vulgarité.  Une autre porte claqua, elle était sortie du salon. Mon regard s'attarda sur un de ses posters (dont elle décorait tout l'appart). Il s'agissait d'un poète maudit français du vingtième siècle, un certain Jim Morrison. Mort jeune, sa qualité première sûrement. Un auteur obscur que tout les amis de Britney citaient comme le plus grand poète de son temps. Peut être. Mais qui s'interroge aujourd'hui sur la poésie du vingtième siècle ? Si l'on excepte quelques étudiants spécialisés qui se gargarisent sur des formes artistiques mortes depuis des décennies, personne. Sous le poster elle avait fait encadrer une strophe d'un de ses poèmes préféré, the celebration of the lizard :    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Is everybody in?&lt;br /&gt;The ceremony is about to begin.&lt;br /&gt;Wake up!&lt;br /&gt;You can't remember where it was.&lt;br /&gt;Had this dream stopped?   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type avait écrit un texte (il y a quoi ? Soixante-dix ? Quatre-vingt ans ?) pour salir le mur immaculé de mon appart. Je me levai, pris le paquet de clopes posé sur le meuble holo-TV. Sur le paquet il était écrit : « fumer empêche la formation du cancer ». Je grillais une clope et ouvrit la fenêtre du salon pour m'y accouder. Le goût fade, sans saveur aucune de la cigarette s'accordait parfaitement avec la monotonie du paysage qui s'étendait sous mes yeux : un champ de tours d'habitations uniformes, dépassant d'une couche nuageuse grisâtre,  qui rendait le sol invisible et au dessus de tout ça, le ciel bleu uniforme apportait une touche de couleur parfaite, angoissante, au dessus de cette uniformité urbaine. La voix de mon prof d'économie communiste résonnait encore à mes oreilles : « toute progression sociale se fait au détriment d'un autre ». J'avais bénéficié de cette progression social. Je vivais dans un appartement pour fonctionnaire de la banque mondiale humanitaire situé juste au dessus du « smog » : la couche de pollution qui cachait le ciel pour la majorité des habitants et qui servait de marqueur de votre niveau de vie. Si vous pouvez voir le ciel de votre fenêtre c'est que bénéficiez du niveau de confort moyen instauré par la ligue des droits de l'homme. La fumée sans odeur de la cigarette se dissipait dans l'air, troublant à peine le calme abstrait des immenses concrétions de bétons dont l'aspect ne laissait transparaître aucune vie, aucune présence humaine.  C'était l'oeuvre titanesque, d'un sculpteur dément, posée là au milieu de nulle part. Mon regard dériva quelques instants sur les ondulations calmes, comme une respiration ensommeillée, du nuage de pollution. Là bas en dessous, ils rêvent du ciel, ils l'imaginent. C'est peut être mieux. Ma rêverie fut brève, car la voix haut perchée de Britney me ramena à la réalité. Je ne savais pas pourquoi elle avait crié, mais l'écho de sa voix résonnait encore à mes oreilles quand je me dirigeai vers l'endroit où elle se trouvait. Je pensai : qu'est ce que tu veux encore ? La douleur aigre relançait sa pulsation d'inconfort au creux de mon estomac. Je serrai les dents. Je me dirigeai vers  la partie de l'appartement que l'architecte communautaire avait baptisé « confort hygiénique » et me rendis compte qu'au bout du couloir la porte menant aux W-C était grande ouverte. La porte de la salle de bain était, par contre, fermée et j'entendais le bruit de la douche. Je m'avançai et découvris sur le sol une tache rouge circulaire, sombre, sur la blancheur éclatante de la moquette. Une autre tache circulaire, plus petite celle-là, gravitait près de la première comme un satellite immobile. Il y a avait aussi des traînées rouge carmin sur le carrelage froid et terne des toilettes. La douleur s'accentuait un peu plus au creux de mon estomac. Dans la cuvettes, d'autres traînées sanglantes tachait la porcelaine blanche jusqu'à la lunette en plastique (qu'il faut toujours rabaisser). Des caillots  de sang coagulés constellaient la composition absurde de ce tableau sanguinolent que l'on aurait pu intituler : « La fausse couche chimique de Britney ».  La douleur martela encore un peu plus mon estomac en pensant que j'allais devoir nettoyer tout ce bazar. Des caillots de sang  glissaient vers l'eau rougie au creux de la cuvette. De différentes épaisseurs, de différentes textures, plus ou moins adhésifs, certain entamaient à peine leur lente descente, d'autres restaient immobiles collés à la parois, attendant le jaillissement purificateur de la chasse d'eau. D'autres encore flottaient ou dérivaient sur l'eau assombrie formant des îlots improbables s'agglomérant aléatoirement, se désagrégeant lentement épaississant un peu plus l'eau rougeâtre. Je ne le voyais pas mais l'un de « ses » caillots contenait le fruit de l'alliance de nos gonades. Un embryon de quelques millimètres qui ressemblait plus à une larve qu'à autre chose. Je me demandai si cette « chose » ressentait le changement d'environnement qui lui était imposé : qu'elle allait finir sa courte vie de cinq semaine dans la cuvette des chiottes. J'appuyai  sur le bouton de la chasse d'eau. Je n'avais pas envie de voir cette « chose ». A cinq semaine, ils mesurent sept millimètres, donc visibles à l'oeil nu. Des morceaux de tissus d'utérus rougeâtres et filandreux  volèrent dans le tourbillons de la chasse d'eau comme des algues emportées par la marée; ne voulant pas regarder pour ne pas apercevoir « la chose », mais les yeux ne pouvant se détacher des morceaux aspirés dans un bruit de succion par la bouche de la cuvette. J'appuyai une nouvelle fois sur le bouton de la chasse pour faire disparaître les dernières traces. Dans la salle de bain, le bruit de la douche avait cessé. J'entendis un bruit. Comme le geignement d'une bête, celui d'un chiot plaintif. Peut être Britney qui pleurait ou qui ricanait. Je n'en étais pas sûr. Comme des hoquets ridicules. Je regardai la porte, puis la poignée. Elle devait ricaner, ça lui ressemblait bien plus. Je me détournai de la porte  et de sa poignée en plastique blanc et me dirigeai vers le salon avec l'envie de m'en griller une pour faire passer mes aigreurs d'estomac et reprendre ma BD là où je l'avais laissée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116862409105447484?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116862409105447484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116862409105447484' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116862409105447484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116862409105447484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2007/01/les-bd-italiennes.html' title='Les BD italiennes'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116628304353301686</id><published>2006-12-16T07:28:00.000-08:00</published><updated>2008-09-11T11:41:02.213-07:00</updated><title type='text'>La parade (4)</title><content type='html'>J'étais assis au «dog bar» un café du coin de la rue. Caché derrière ses lunettes d'aviateur, me renvoyant ma propre image,  Jim me dit : Tu remarqueras que le mot eye peut se lire dans les deux sens. J'acquiesçai, lentement, comme dans un film défilant au ralenti. Dehors la nuit tombait ou plutôt la lumière déclinait. On était en début d'après midi, le jour était en train de mourir et  j'étais le seul à m'en rendre compte. La serveuse s'approcha et me demanda si je voulais encore du café. Je répondis non. Pourtant, elle fit mine de verser et, le contenu de ma tasse remonta vers le bec de sa cafetière pour s'agglomérer au liquide noir collé au fond du récipient. La serveuse s'éloigna en souriant, ses lèvres remuèrent de manière saccadée et vibrante comme soumises à un champ électrique puissant. Une voix hurlante de haut dignitaire nazi sortait d'un viel appareil radio : « Tous les adolescents sont des fascistes en puissance ! Ils éprouvent le besoin de se soumettre au culte de la personnalité. Les rock stars, les stars du rap, les stars du cinéma ont été inventés par le système pour canaliser cet élan fasciste. Le prochain dictateur européen aura l'allure et l'attitude d'une rockstar !» Derrière le double vitrage, la foule rugissait au passage de la parade, au loin, des collines mouvantes, sinueuses et écailleuses, cachaient le soleil tandis que j'explorais mon propre drame (&lt;em&gt;tu te souviens quand papa disait : je suis incapable de viser le coeur&lt;/em&gt;) et que les soeurs défilaient nues, la chair remuant sous leurs gestes désarticulés et obscènes de possédées. De l'autre côté de la rue, près d'une ruelle encombrée d'ordures, un chien rongeait un os étonnamment long et, trônant sur une poubelle, un crâne contemplait le vide, avec sérénité, de ses orbites creuses. Au milieu de son front blanc comme de la craie,  un trou circulaire pouvait laisser supposer de sa mort. La foule stagnait dans l'artère principale, près des maisons alignées, copies conformes d'un modèle unique élaboré, conçu, modélisé, loin, dans un bureau situé quelque part au 47e étage d'un building renfermant des centaines d'autres bureaux où sont conçus des milliers d'autres projets de modèles qui seront également copiés, définissant les contours de notre confort, réduisant les méandres des circonvolutions de l'esprit humain et le labyrinthe complexe et infini de l'univers à une série de lignes droites et de courbes rassurantes. Un poivrot se leva, tituba entre les banquettes et le zinc. Un commis voyageur, aux épaisses lunettes d'écaille noire se moucha bruyamment, sa valise attendant sagement près de ses souliers comme un animal de compagnie bien dressé. Un enfant fit tomber sa glace sur le lino gris. Un homme coupa son steak saignant d'un geste chirurgical. Une vieille dame permanentée engouffra le dernier quart de sa tarte au citron. Un camionneur but la dernière gorgée de son café. Une serveuse frotta la table après le départ du voyageur. Le carillon sonna. La porte claqua. Je... Je crois que l'univers s'effondre. Ha ? Et ça te fait quoi ? Jim mâchait bruyamment son chewing-gum comme un enfant effronté ou comme une caricature ratée de prostituée. Et comme pour accentuer cette vulgarité, il ajouta : « je crois que cette fille veut décoller sur ma rampe de lancement ». Il regardait la fille qui frottait avec ardeur, penchée sur la table, le revêtement de plastique usé dans un mouvement pornographique. Totalement absorbé par sa tâche, elle libérait, inconsciente, la teneur explicitement sexuelle et masturbatoire de ses gestes, ses seins   vibrants, pressés sous sa blouse rose pale. Dehors la parade continuait sa marche aux sons d'une musique grotesque, aux accords dissonants. Sur des chars, des vieillardes édentées se faisaient prendre par des babouins, jouissant sous les vivats de la foule. Des hommes se paluchaient ostensiblement, arrosant les visages des vieilles lubriques d'une offrande translucide et joyeuse. « Nous sommes victime d'une panne d'électricité de l'histoire ». Une gamine blonde tournait  autour d'un réverbère, la main collée au métal froid, indifférente au spectacle de la rue. Un moine à la robe de bure usée, à la tonsure bien rasée, jouait du saxophone, son étui ouvert à ses pieds. Il jouait un air de Chet Becker, Tangerine il me semble. Un homme rassemblait mollement les feuilles mortes de l'automne de son râteau rouillé. Elles s'amoncelaient en un tas dans le coin d'une cours aux vieux pavés. Une nouvelle voix à la radio : «il n'y a pas d'histoire, seulement un amoncellement chaotiques de faits et d'actes. Mais, comme l'esprit humain à besoin d'ordre,  alors nous construisons l'Histoire dont le sens tend à répondre de manière rassurante à la question : Pourquoi ?». Jim mâchonnait toujours son chewing-gum de manière nonchalante :  «J'ai déjà vu des milliers de feuilles mortes dans une station de métro, tu crois que c'est possible ?». La radio éructait d'une voix suave : «Il a été retrouvé mort dans sa villa de Miami où il s'était enfermé depuis quatorze ans. Il travaillait sur un projet urbain consistant à faire vivre trente millions de personnes dans des mega-buildings. Né pendant la grande panne qui toucha près de 50 millions de personnes, il travaillait également sur un projet d'appartements chacun alimentés par sa propre micro-centrale à fusion.» Dans le reflet miroitant de la vitre, les visages des consommateurs  devenaient grimaçants comme des masques mortuaires monstrueux, les reflets de ce qu'ils étaient : des morts attendant leur transfert (&lt;em&gt;je suis les deux moitiés d'une même personne&lt;/em&gt;).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116628304353301686?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116628304353301686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116628304353301686' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116628304353301686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116628304353301686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/12/la-parade-4.html' title='La parade (4)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116398140111359034</id><published>2006-11-19T16:03:00.000-08:00</published><updated>2007-02-13T21:57:05.639-08:00</updated><title type='text'>Post-it</title><content type='html'>Je suis un étudiant très intelligent, toujours occupé. Mes parents ont voulu de moi que je fasse des études pour échapper à la misère prolétarienne qui mine la famille depuis au moins cinq générations. Devant leur angoisse, j'ai choisi médecine afin d'aider mon prochain : Ma thèse porte sur la putréfaction des membres humain en milieu anaérobique (notamment la vase du fond de certains étangs). Je travaille à mi-temps chez mon oncle Mario qui est plombier, ça me permet de payer le loyer d'un petit studio dans un ancien quartier ouvrier qui tombe en ruine. J'habite un vieil immeuble de briques rouge sale, les éboueurs ne passent pas toutes les semaines et il arrive souvent que les ordures s'amassent devant la porte d'entrée, attirant les mouches en été et développant une odeur de pourriture assez forte. Comme je loge au quatrième ça ne me dérange pas vraiment. Et puis l'homme peut s'habituer à tout, même à ça. J'ai laissé un post-it sur le réfrigérateur, il est écrit dessus : « n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle ». C'est un couteau à viande (bien que je suis végétarien) de la marque Ed Gein. La lame fait 20 cm de long, elle est en céramique, matériau high-tech à base de Zircon (pierre de diamant plus dure que le métal) à l'aide duquel il a été développé des lames au tranchant exceptionnel. Les particules de Zirconium desquelles la lame des couteaux Ed Gein est façonnée sont très fines. Ces fines particules donnent à la lame sa résistance aux chocs. Elles assurent également la longévité incomparable du tranchant. Les matières premières employées sont affermies à approximativement 1500 degrés Celcius dans un four conçu spécialement pour ce matériau. Le résultat est que seuls les diamants sont supérieurs en dureté. J'ai également un couteau à désosser (lame de 16 cm) et un couteau à pain (lame de 25 cm) dont j'apprécie surtout le tranchant dentelé. Je lave toujours mon couteau à viande Ed Gein deux fois pour qu'il soit bien propre. Je contemple souvent la brillance froide et bleutée de la lame, le soir, dans la pénombre de mon appartement (n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle). J'ai fait connaissance avec une femme grâce a un site de rencontre sur internet. Divorcée, 32 ans, une enfant de cinq ans, passionnée de musique electro 80's genre kraftwerk,, human league, new order. On a discuté pendant un mois; ensuite poussés par nos instinct nous avons pratiqués quelques cams « hots » pour assouvir nos désirs. La webcam permet le rapprochement visuel de deux univers intimes et fatalement deux individus poussés par les mêmes pulsions finissent par les calmer par la pratique masturbatoire (&lt;em&gt;n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle&lt;/em&gt;). Nous devons nous voir. Au Champion du coin j'ai acheté une boite de préservatifs king size et une bouteille de champagne. A la caisse, une petite rousse mignonne passe les articles sous le faisceau rouge. J'adore les rousses, leur peau laiteuse a une incomparable transparence, je regarde son cou, observant le bleu velouté et palpitant des veines superficielles, puis mon regard descend vers l'échancrure de son décolleté mis en valeur par le fourreau étroit de sa blouse rose de caissière. J'apprécie la rotondité de ses seins et les taches de rousseurs qui les constellent comme des étoiles de feu dans un ciel d'une blanche concupiscence. &lt;em&gt;Mon collègue Dimitri pense que le roux des cheveux est signe d'une tare génétique et selon lui, comme le gène est récessif il finira par disparaître au bout de X générations. Je lui ai dit que c'était stupide qu'il y aurait toujours 1 ou 2 % de roux (peut être parce que j'aime bien les rousses). Je lui ai expliqué que si l'on suit la Répartition d'Hardy Weinberg :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit p la proportion de gènes "roux" et (1-p) la proportion de gènes "bruns" (en réalité il y a 24 gènes et 131 allèles impliqués dans la pigmentation des cheveux, mais ça ne change rien à part que la démonstration est plus compliquée)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc :&lt;br /&gt;la proportions de roux (rr)est p² (il faut deux allèles roux)&lt;br /&gt;la proportion de bruns ayant un allèle roux (rR) est 2p(1-p)&lt;br /&gt;la proportion de bruns n'ayant pas d'allèles roux (RR) est (1-p)²&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la génération suivante, combien obtiendra-t-on de roux ?&lt;br /&gt;Si les deux parents sont rr : probabilité=1, donc ça fait (p²)²&lt;br /&gt;Si rr / rR : proba=1/2, donc 2*2p(1-p)p²/2=2p^3(1-p)&lt;br /&gt;Si rR / rR : proba=1/4 ==&gt; 4p²(1-p)²/4=p²(1-p)²&lt;br /&gt;Dans tous les autres cas, il n'y aura que des bruns.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons le total, à la génération suivante, la fréquence des enfants roux sera :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;p^4+2p^3(1-p)+p²(1-p)²=p^3+p²(1-p)= p²&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;après ma démonstration rationnelle et d'une vérité quasi absolue, il continua de dénier et d'affirmer que les roux disparaîtront purement et simplement avec le brassage ethnique. Je lui expliquai alors que brassage ethnique ne signifie rien, qu'il s'agit là de biologie et de vérité statistique... Le brassage des populations, implique qu'il y aura moins de roux, parce qu'au lieu d'avoir une concentration de "gènes roux " a un endroit donné, les gènes seront répartis équitablement, et donc les chances de tomber sur un couple gagnant seront plus faibles: s'il y a 200 gènes roux dans le monde et qu'ils sont tous uniquement chez 100 personnes de la population d'une île, il y a 100 roux par génération. Le jour où l'on disperse les 100 roux, les 200 gènes sont repartis sur la population globale. A chaque génération, au delà de la première où il n'y aura éventuellement aucun roux, la propension à avoir des roux sera très faible mais tout de même existante. Il n'y aura pas de disparition mais la population rousse atteindra un niveau plancher. On a discuté ainsi pendant 5 heures de la disparition éventuelle des roux &lt;/em&gt;(&lt;em&gt;n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle&lt;/em&gt;). Vingt trois euro quarante. Je regarde ses lèvres bouger. Je ne vois qu'elles, comme un gros plan sur un écran de cinéma. Elle rougie un peu. Je suis sûr qu'elle a interprété mon regard comme libidineux (&lt;em&gt;L'abdomen d'une femme dépasse rarement quinze centimètres de profondeur&lt;/em&gt;). Je lui fais un petit sourire de politesse en sortant ma monnaie. Elle me fait un sourire radieux. Je passe toujours à sa caisse quand je viens faire mes courses. Je crois qu'elle a mal interprété mon sourire et savoir qu'elle ait pu éprouver une émotion à mon égard que je n'ai pas cherché à provoquer, me mets mal à l'aise. Je sens un noeud aigre se nouer dans mon estomac. Je me contenterai de la voir camper son rôle de caissière lisse, fonctionnel. Je range mes achats dans mon sac et sors dans la froideur moite de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Mary (&lt;em&gt;je crois qu'elle s'appelle Mary&lt;/em&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle&lt;/em&gt;) elle parle, elle parle beaucoup. A travers ses gestes maladroits, elle laisse entrevoir son désir sexuel. Elle s'est maquillée et, malgré les quelques compliments de convenance que j'ai pu lui faire, son maquillage ne la met pas du tout en valeur. Comme beaucoup de femmes dans la trentaine, elle pense devoir cacher les quelques traces que le temps commence à laisser sur son visage. Pourtant, ces quelques traces évoquent toute la tragédie de l'existence humaine. Ce qui la rend sublime, c'est l'éphémère. Toute tentative de camouflage devient vulgaire. (&lt;em&gt;n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle&lt;/em&gt;). Je regarde sa mâchoire monter et descendre à chaque bouchée, actionnée par les muscles temporaux et masseters. Elle déglutie et les aliments descendent le long de l'oesophage lubrifié par la mucine et la salive mélangée au bol alimentaire. Sa mâchoire monte et descend, elle parle, je ne l'écoute pas, pourtant je réponds et souris . &lt;em&gt;Pendant mon stage aux urgences, une femme est arrivé avec une mâchoire déboîtée, elle donnait l'impression de faire une grimace simiesque. La mandibule était désaxée et formait un angle aigu étrange sur le coté droit de la face, faisant songer à l'oeuvre vivante d'un artiste cubiste. Allongée sur son brancard, elle essayait de dire quelque chose. Mais en lieu et place de paroles, ne pouvant articuler, elle poussait des vagissements incompréhensibles comme en poussent parfois les débiles profonds et les fous. Sa langue s'agitait entre les dents à peine écartées, comme l'extrémité d'un tentacule de pieuvre. Un filet de bave un peu rouge coulait de l'ouverture informe de sa bouche pour s'étaler sur le simili cuir noir du brancard. L'entendre, m'exaspérais. Je restais là, immobile spectateur, dans la chambre spartiate éclairée par la lumière froide d'un néon. Une infirmière entra dans la chambre, m'écarta d'un mouvement d'épaule. Elle dit ça va aller, ça va aller. Elle essuya la bave précautionneusement, avec douceur, d'abord sur le visage puis sur le brancard. Les vagissements se calmèrent un peu. Elle règla la molette de l'intraveineuse. Lui tint un peu la main et la tapota avec douceur. Ca va aller, ça va aller. Cette irruption soudaine d'empathie et de compassion dans ce milieu aseptisé, me mit mal à l'aise. Une sueur acre refroidit alors mon visage et une torsion pleine d'aigreur bileuse serra mon estomac. L'infirmière leva un regard noir vers moi, je crois qu'elle me reprochait quelque chose. Je n'arrivai pas à savoir quoi. Après visionnage des radiographies, quelques explications et un rappel du protocole, le titulaire me laissa redresser la mâchoire de la femme. Au moment où l'os se replaça dans sa jointure dans un craquement plutôt discret, j'éprouvai un plaisir, proche de l'orgasme, Une érection déforma le tissu de mon jean, heureusement cachée par ma blouse. Le même soir, dans la salle de repos j'entendais une infirmière et un médecin discuter de leur métier et de la notion de charité chrétienne. De l'aspect nécessairement humain de leur métier. Je n'étais pas d'accord. Nous ne devenons pas médecin par charité et amour de notre prochain, en lieu et place quelque part dans la partie la plus sombre de nos esprits gît l'illusion de pouvoir maîtriser la mort, de pouvoir la vaincre. Notre rôle n'est pas différent des embaumeurs de l'Égypte ancienne qui glissaient des amulettes entre les bandelettes des momies pour transcender la mort.&lt;/em&gt; La bouche de Mary ou de je ne sais plus qui continue son action mécanique de mastication (&lt;em&gt;n'oublie pas le couteau dans le lave-vaisselle&lt;/em&gt;). Elle déblatère des choses sur sa fille comme quoi elle l'aime qu'elle grandit trop vite que l'année prochaine elle sera au CP, que ce n'est pas évident de concilier sa vie de mère et de femme moderne etc... J'aimerais bien lui déboîter la mâchoire. Par exemple me placer derrière elle, l'enlacer, lui caresser le visage afin qu'elle soit en confiance et totalement détendue et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille dans un lit étranger. La lumière filtre entre les lamelles de la persienne, je ne sais pas où je suis. Mon dos nu repose sur des draps trempés (et visqueux ???) comme parfois en été. Mon bras gauche déborde du lit. Je tiens quelque chose dans ma main. Je rapproche ma main de mon champ de vision et contemple mon couteau Ed Gein au milieu de mon poing ensanglanté. Je regarde mon corps, je suis couvert de sang. Je bouge un peu ma main droite et touche ce qui semble être de la chair froide, sans vie. Je regarde dans cette direction et contemple le corps d'une femme à peine reconnaissable (&lt;em&gt;j'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette scène&lt;/em&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le corps est allongé, la tête tournée dans ma direction. Le bras gauche se trouve le long du corps, l'avant bras replié à angle droit repose en travers du creux de l'abdomen, les doigts serrés. Le bras droit, quelque peu détaché du corps, se trouve sur le matelas. Les jambes sont largement écartées. Toute la surface extérieure de l'abdomen et des cuisses semble avoir été arrachée, laissant voir la blancheur du fémur. Alors que les viscères ont été retirées de la cavité abdominale, les seins sont coupés à leurs bases, les bras mutilés de nombreuses entailles irrégulières. Le visage totalement méconnaissable semble avoir été pelé comme une orange laissant apparaître le crane en de nombreux endroits. Le cou a été tranché jusqu'à l'os. Les viscères ont été éparpillées un peu partout : l'utérus, les reins et un sein se trouvent sous la tête, formant une sorte d'oreiller grotesque et dégoulinant de sang; l'autre sein, près du pied droit; le foie, entre les pieds; les intestins, à la droite du corps, la rate à la gauche; des lambeaux de chair de l'abdomen et des cuisses ont été empilés sur la table de nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci n'est pas réel, je... je dois être au beau milieu d'un rêve. Pas un son ne vient troubler le calme de la pièce. Derrière les persiennes, le monde semble absent, je me demande si je suis encore vivant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116398140111359034?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116398140111359034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116398140111359034' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116398140111359034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116398140111359034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/11/post-it.html' title='Post-it'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116343190793777779</id><published>2006-11-13T07:31:00.000-08:00</published><updated>2006-11-13T07:31:47.956-08:00</updated><title type='text'>La parade (3)</title><content type='html'>chez mes parents on vivait dans une grande maison bourgeoise toute délabrée, tellement froide en hiver qu'on devait mettre des gants et des cache-nez ce qui n'était vraiment pas pratique pour mon père saxophoniste et ma mère chanteuse de rue. Les jours d'averse , la pluie battait le rythme dans de grandes bassines que l'on disposait sous les béances du toit. Pour me réchauffer mon père me disait  de battre le rythme en claquant des doigts. Ce que je faisais. On avait une grande chaudière à charbon en fonte peinte en rouge tapie dans la cave mais les murs était tellement peu épais et les fenêtres tellement disjointes que les jours de tempête on pouvait faire planer un cerf-volant sous le grand plafond du salon. On grimpait sur le toit par un trou où l'on avait installé un divan pour regarder les étoiles. Derrière la maison on avait pour jardin  un terrain vague rempli d'orties et d'herbes folles, habité par un chat savant qui avait pour habitude d'observer les moindres faits et gestes des humains avec une attitude détachée et suffisante. Au bout du terrain vague vivait un couple de hippies dans un viel autocar wolkswagen rouillé aux roues enfoncées dans la terre depuis des siècles. Ils sentaient le moisi et la chèvre et attendaient la fin du monde ou  un truc comme ça , je crois. En tout cas ils passaient leurs temps, hébétés, dans un grand nuage de fumée acre et soporifique. J'étais ami avec une de leurs filles. Lucy. Elle boitait ou plutôt elle sautillait parce qu'elle avait une jambe plus courte que l'autre. Quand je lui demandai pourquoi elle ne se soignait pas, elle me disait : c'était à cause du grand capitaliste. Enfin c'est ce que disait ses parents. Je savais pas qui était le grand capitaliste. Probablement une sorte de croquemitaine ou une espèce d'ogre, ça devait être pour ça que ses parents vivaient dans un autocar, a cause du grand capitaliste. Elle venait souvent à la maison pour écouter mes parents et leurs amis jouer de la musique. Elle préférait les soirs de panne de courant, à cause des bougies. On avait l'impression d'être dans une grotte  aux fées et les soirs d'été tout les gens du quartier venaient écouter les jams accoudés aux grands fenêtres, la clope au bec, la binouse à la main, même le chat aussi était là écoutant d'un air détaché quasi blasé, se léchant une patte les yeux mis-clos. Un jour d'été, mes parents sont partis en tournée. Enfin une sorte de tournée, ils appelaient ça : la cavale. Je les ai attendu. Longtemps. Pendant ce temps, je continuai à vivre ma vie, je m'amusais à résoudre des opérations différentielles à cinquante inconnues pour passez le temps, tous les soirs je dénombrai les étoiles avec Lucy et le chat sur le divan du toit et on s'endormait là haut bercés par la douce chaleur des soirs d'étés. Puis l'hiver est venu et avec lui un homme en noir. Une sorte de grand capitaliste, mais qui s'appelait huissier d'injustice. Il a dit qu'il était là pour vider la maison. Il a dit aussi qu'il avait appelé des amis à lui et qu'ils allaient s'occuper de moi. Ses amis étaient bizarres.  ils cachaient leurs corps  maigres sous de longs imperméables noirs laissant saillir les angles aigus de leur ossature. Ils avaient des bras longs et leurs mains arrivaient à leurs genoux et des ongles noirs s'agitaient avidement aux bouts de doigts affreusement graciles. Leurs têtes disparaissaient dans l'ombre d'un grand chapeau noir et  Il n'y avait guère que leurs longs nez de sorcières qui dépassaient dont les narines humides s'agitaient avidement comme la truffe d'un chien. Alors comme je me suis débattu, ils se sont occupé de moi. Ils avaient des bâtons. Et ils ont tapé. Ils tapaient sec. Tapé jusqu'à ce que je sente le goût poisseux du sang dans ma bouche. Après ils m'ont traîné dehors. Dehors il y avait le chat. Il avait les yeux mis clos, il était étalé dans une flaque de sang sur le trottoir. Son dos avait une forme bizarre. Comme les créneaux d'un château. Puis  Ils m'ont emmené dans une grande fourgonnette noire  avec une porte grillagée derrière. Il y avait déjà une dizaine d'autres enfants entassés contre la grille comme des chiens emmenés à la fourrière. Dans le terrain vague, l'autocar wolkswagen brûlait et envoyait des volutes de fumées noires qui laissaient des traînées d'encre de chine plus sombre que le ciel nocturne. Ils nous ont conduit dans une sorte de grande maison noire qui ressemblait à une usine où il été écrit sur le fronton : « Abandonne tout espoir toi qui pénètre ici ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116343190793777779?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116343190793777779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116343190793777779' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116343190793777779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116343190793777779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/11/la-parade-3.html' title='La parade (3)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116249145935335595</id><published>2006-11-02T10:16:00.000-08:00</published><updated>2006-11-06T04:30:35.370-08:00</updated><title type='text'>Une petite injection</title><content type='html'>Le docteur Zen décide de me faire une petite injection. La première fois ça n'avait rien changé, le semi-bond dans le futur avait échoué. Là  il a décidé d'agrémenter son cocktail acide gamma hydro butyrique/phencyclidine/chlorhydrate de kétamine/chlorhydrate de fluoxétine d'un truc de son invention. Le genre de truc qui vous dilate les veines comme un ver s'introduisant dans un trou trop étroit, rampant sous votre peau, étendant ses vrilles dans le moindre capillaire, une molécule qui vous agrippe les neurones, s'insinuant dans les axones,  comme les racines d'une mauvaise herbe; comme des milliards de micros explosions entre les synapses, fracturant la réalité alentours.  Des douleurs tracent leurs sillons acides à travers tout mon corps déphasant mon lien avec le présent, avec le temps et l'espace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le visage du docteur se décomposa devant moi comme une pomme pourrissant en quelques secondes. Je cherchai à tirer sur mes liens, mais ne sentis aucune force, ils étaient réduits à l'état de vieilles épluchures grisâtres. Je me levai de mon siège. Les cendres dispersées autour du squelette du docteur s'envolèrent dans un courant d'air indiscernable. Entre ses métacarpes, reposant au milieu de la poussière de rouille de l'aiguille, la seringue se trouvait réduite à un tube de verre piqueté de milliards de trous minuscules comme rongée par l'acide. Une chose arachnide faisait sa toile dans un coin de l'écran plat du pc posé sur la tablette de travail. Une blessure mal cicatrisée sur ma poitrine (que je n'avais jamais remarquée), s'écartait  et se resserrait alternativement suivant les battements de mon coeur faible et malade.  Le carrelage fendu, brisé  et retourné en de nombreux endroit du sol était couvert par du plâtre détaché du plafond, lequel dévoilait son ossature de fer rongé, ses cartilages de bois maintenus en place par un torchis granuleux comme la chair d'un lépreux. &lt;br /&gt;Dans le couloir étroit percé de hautes fenêtres translucides, aux surfaces granitées ne laissant  filtrer qu'un peu de lumière, un hululement étrange, lointain, peut être humain, fit vibrer un instant l'air. D'un côté du couloir, il y avait un tas contre une porte à double battant. Un amas de ce qui semblait être du linge sale. Autour de ce tas, trois formes vaguement humaines assises à même le sol fouillait dans cet amas en grognant, l'une d'entre elle en arracha un objet long et blafard comme une racine noueuse et molle. En m'approchant un peu je vis que le tas était un enchevêtrement de bras de jambe, de corps entremêlées d'un gris sale. Le tas de cadavres formait un amoncellement si haut qu'il en bloquait la porte sur laquelle il était appuyé. Les créatures proto-humaines plongeaient avidement leurs mains difformes et griffues dans la masse de chair terne et en tiraient des monceaux  qu'elles apportaient à leurs bouches difformes, aux articulations disjointes, aux dents aiguisées comme des bouts de verre ébréché. Le docteur Zen me répétait souvent, comme un mantra à apprendre par coeur, à chacune de ses visites et dans les haut-parleurs installés dans ma cellule : « la condition humaine consiste à réprimer notre nature profonde, celle là même qui nous incite à nous jeter sur nos semblables et à leur briser les os pour en sucer la moelle encore chaude ». Je me dirigeai vers la porte à l'autre extrémité du couloir dont la peinture blanche écaillée révélait la pourriture grisâtre du mur. Dehors, dans la cour recouverte d'un macadam luisant d'une pluie récente, des tas de cadavres étaient assemblés un peu partout comme les tas de feuilles en automne et autour de ces tas, des créatures presque humaines festoyaient. Dans la cours, des humains allaient et venaient par groupes ou solitaires, ils baragouinaient des  phrases incompréhensibles, d'autres poussaient des cris simiesques, d'autres encore courraient dans tout les sens fuyant des ennemis invisibles et peut être imaginaires. Un de ces hommes ramassait des dents brillantes sur l'humidité du sol, comme des bijoux de nacre maculés de sang. Il les comptait, dans le creux de sa main, comme on compte sa monnaie et les triait. Il les plaçait dans une de ses poches en fonction de la taille et de la forme de la dent. A côté de lui, plaqué au sol par cinq  individus, un homme poussait des cris de goret tandis qu'un sixième lui arrachait les dents en enfonçant une pince épaisse en inox dans sa bouche gonflée, contusionnée et brillante, d'un rouge carmin. Un autre humain se cognait la tête contre un mur de pierres épaisses laissant sur celui-ci une trace circulaire rougeâtre à l'endroit de l'impact. Au pieds de ce mur, un homme au regard halluciné et animal grattait le sol de manière frénétique, comme un chien cherchant son os, s'arrachant les ongles et réduisant les bouts de ses doigts à une pulpe brunâtre de saletés et d'hémoglobine. Le mur de pierres épaisses et grossières ceignait la cour de sa hauteur écrasante, ne laissant presque rien voir de l'extérieur, réduisant l'horizon à une ligne de fers barbelés couronnant son sommet. Le seul élément extérieur visible était un haut et large panneau publicitaire éclairé par des petits spots :  un visage de femme aux contours parfaits et équilibrés, à la peau lisse et bronzée, aux yeux verts et brillants, au sourire d'un blanc éclatant. De la base de  son cou gracile de déesse jusqu'à la ligne de démarcation de ses poils pubiens, son ventre était ouvert et, autour du vide de l'abdomen, pareil à un tableau abstrait et organique, les organes étaient étalés méthodiquement de part et d'autre de ses flans, chaque parties ayant sa propre fonction dans une composition complexe, équilibrée, où les courbes harmonieuses du gros intestin associées à la masse compliquée des boyaux de l'intestin grêle faisaient le contrepoint aux surfaces lisses et humides du foie et de l'estomac. En dessous de ce tableau un slogan disait : « En vous éventrant le docteur Zen fait de vous une véritable icône de mode, pour des femmes à la forte personnalité, aux styles et à l'attitude uniques ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116249145935335595?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116249145935335595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116249145935335595' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116249145935335595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116249145935335595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/11/une-petite-injection.html' title='Une petite injection'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116162451070250078</id><published>2006-10-23T10:28:00.000-07:00</published><updated>2006-10-23T10:28:30.716-07:00</updated><title type='text'>Le ruisseau</title><content type='html'>Une petite foule était assemblée autour du corps. Un enfant accroupi le tripotait du bout d'une branche maigre et  effeuillée. Un murmure faisait vibrer l'air autour de l'attroupement.  Aucun danger, pourtant la foule éprouvait une certaine angoisse. L'enfant accroupi continuait de faire bouger mollement l'épaule du cadavre. Il ne savait pas. Aujourd'hui, les gens ne meurent plus excepté quelques marginaux et quand ils  trouvent un clochard mort dans la rue cela créé un effet de surprise évident mêlant peur et fascination morbide. Dizzy était amoureux d'une femme d'une quarantaine d'années qui, à l'age de douze ans, était une groupie de Nirvana. Des traits poétiques dessinaient sur son visage sa jeunesse envolée et, elle portait des sandales à talons pour montrer qu'elle était encore féminine. &lt;br /&gt;  J'essayai de la captiver, de la toucher en plein coeur. Tout n'est pas si simple pour éviter la menace de la solitude et du désespoir. Accoudés à la fenêtre, souvent, on regarde le ruisseau qui passe au pied de l'immeuble, un petit ruisseau sauvage qui s'écoule, depuis des millénaires, juste à côté du grand quadrilatère de béton, sauvé de quelques mètres seulement des projets des urbanistes. De l'autre côté, dans la rue, la petite foule se disperse et dans l'indifférence général la police du bien-être arrête un homme dont le sourire n'est pas assez convainquant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116162451070250078?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116162451070250078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116162451070250078' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116162451070250078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116162451070250078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/10/le-ruisseau_23.html' title='Le ruisseau'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116129817656862883</id><published>2006-10-19T15:49:00.000-07:00</published><updated>2006-10-19T15:49:36.590-07:00</updated><title type='text'>Un beau rayon de soleil</title><content type='html'>Un beau rayon de soleil clair frappa ma rétine. Je fermai les yeux. Je n'avais pas réussi à sortir du millier de labyrinthe. De nouvelles constructions d'aluminium et autres matériaux recyclés s'étendaient vers le ciel. Après les cages à lapins, ils avaient décidé de nous faire vivre dans des délires d'artistes concrétisés. Les investisseurs avaient embauché en contrat d'apprentissage des jeunes délinquants branchés pour réalisé le plus radical lifting urbain jamais vu depuis un siècle. Les habitations avaient changés de forme mais elle gardaient toujours leur fonction intrinsèque de déféquoire à pigeons.  Il n'y avait plus de problèmes de chômage, les nouvelles installations crématoires tournaient à plein régime. Un double barbiturique coca coûtait dans les 5 dollars,  deux fois moins que dix ans auparavant. Hier soir, je suis allé voir pour la première fois une performance artistique à la salle des fêtes municipales. Un ancien acteur porno après deux mois d'abstinence devait baiser sur scène pendant deux heures une vierge de 15 ans sans éjaculer. D'ailleurs à la fin, derrières leurs masques furtifs des gens applaudirent vivement l'acte héroïque. A la radio une pub me prodiguait ses conseils : Alcalinisez-vous ! Ne soyez plus radioactif ! Des rires résonnèrent derrière la cloison. Mon voisin, tueur en série renommé, rigolait avec sa femme  à gorge déployée, ils repassaient des bandes magnétiques des enregistrements audio de son dernier meurtre, on entendait le cri d'un enfant assourdit par l'épaisseur du mur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116129817656862883?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116129817656862883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116129817656862883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116129817656862883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116129817656862883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/10/un-beau-rayon-de-soleil.html' title='Un beau rayon de soleil'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116100152312210548</id><published>2006-10-16T05:23:00.000-07:00</published><updated>2006-10-16T05:25:23.140-07:00</updated><title type='text'>La parade (2)</title><content type='html'>Partir. Je voulais partir vers le wilderness mais je suis parti dans les ténèbres. Celles qui avalent le monde morceaux par morceaux. Emiettant chaque chose molécule après molécule. Comme il ne restait que dix minutes avant la destruction finale des espaces sauvages, j'ai décidé de conserver dix grammes de désert californien dans une petite fiole de cristal. Dix grammes de vieux désert dans une petite fiole bleu comme le ciel, c'était largement suffisant pour se souvenir. Ensuite j'ai pris à gauche, en direction de l'est, le soleil se levait me tracant la route d'or des rois, pour  passer de l'autre côté par la petite porte en chêne. Hier j'avais 10 ans. Je me souviens du vieux poivrot qui traînait sur le banc à la peinture blanche écaillée du parc municipal, il avait fait l'Indochine, il gueulait ses histoires (je ne l'ai jamais entendu parler normalement) aux gamins de sa voix à l'odeur de vinasse aigre, comme quoi qu'il avait eu une panthère apprivoisé, dix femmes et toutes les putains d'Hanoï ! Il disait toujours : dans la légion ! Dans la légion ! Nous on pensait que c'était un capitaine corsaire et que la Légion était son bateau. D'ailleurs il avait une jambe de bois. Il nous disait qu'il avait perdu sa jambe alors qu'il chassait le Niakoué à la machette. On pensait que le Niakoué était une sorte d'animal sauvage, nous on savait pas. On savait pas. Ce jour là un scolopendre long comme son bras lui grimpa le long de sa jambe. Il disait que sa jambe était devenu rouge bleu et avait triplé de volume. Les médecins ont fait des tas d'incisions et ils ont retiré des litres et des litres de pus, des dizaines de seaux remplis à ras bord. Il fallait amputer. Ils lui ont donné un coup sec sur la tête pour qu'il dorme et quand il s'est réveillé, son lit était rouge de sang et sa jambe reposait à côté dans un bac. Un niakoué (apprivoisé comme il disait) était en train de découper au hachoir la jambe en morceau avec la précision que l'on doit à la ferveur du travail bien fait. Le Capitaine demanda : tu va en faire quoi de ma jambe  face de cul mal torché (c'était bien, avec lui, on apprenait plein d'insultes) ? L'assistant vietnamien répondit dans son accent rapide, haché de boucher oriental : pour les cochons, pour les cochons, pour les cochons, pour les cochons. Puis un après midi le vieux est mort. Mais on ne s'en est pas aperçu tout de suite. Les gens continuaient à promener leurs bambins et à déambuler avec leurs clébards. Les gens n'ont pas fait attention, Il dormait comme d'habitude. Nous on courrait, on jouait au foot. Mais les gens n'ont pas fait attention aux mouches qui grouillaient sur la bouche grande ouvert et sur les yeux. Les gens continuaient à jouer à la pétanque à l'ombre des grands arbres. Nous on continuait à courir. Les pompiers sont venus et ont emmené le cadavre dans une grande bâche en plastique noire. Tout le quartier est venu voir le spectacle gratuit comme pour de vrai. Quand ils ont soulevé le corps une pluie drue d'asticots est tombée entre les lattes du banc. Le vieux a émit un énorme pet de désapprobation  qui a résonné dans l'air quand les pompiers l'on plié pour le mettre dans le grand plastique noir (comme un sac poubelle mais en plus épais) ,  c'était les gaz de décomposition mais nous on savait pas alors on a ris. Un vieux  appuyé sur sa canne se sentant concerné par la chose nous dit qu'il ne faut pas rire des morts que ça se faisait pas. Alors nous on a arrêté de rire. On a courut sur l'herbe et on a joué au foot. Les vieux disent toujours qu'on a pas connu leur époque qu'avant quand y avait pas à mangé on jetait les bébé à la rivière pour ne pas avoir une autre bouche à nourrir, on pensait qu'à manger tellement y avait  rien. Après les pompiers sont partis et les gens ont recommencé à marcher, parler, s'agiter certains ne sont plus venu et d'autres les ont remplacé et le vieux banc a continué de se désagréger.  Aujourd'hui il ne reste que les deux pieds et quelques morceaux de lattes pourries entre les graviers et les herbes folles. &lt;em&gt;On continue à courir, on court dans les catacombes en bas tout en bas&lt;/em&gt;.  Le serpent passe, trace sa route millénaire, son dos visible ondulant comme une mer d'écailles au dessus de la cime des toits. Nos eucharistie désormais sexuelles et morbides alimentent la grande parade, la rivière charrie des flots de nouveaux nés blafards presque amorphes. Il faut savoir nager quand le flot des évènements vous emporte ou alors vous coulez comme une pierre sans que personne ne s'en aperçoit sauf quand l'odeur de votre cadavre pourrissant finit par déranger le confort des voisins, quand le jus de votre puanteur finit par couler sous la porte et qu'il faut faire un détour pour ne pas glisser sur la flaque. Je ne sais pas combien de bébés ma mère et ma grand mère on emmené à la rivière avant ma naissance. Dix ? Vingt ? Mille ?  De toute façon c'est pour ça que les hommes se sont toujours établis près des rivières. Pour se débarrasser des bébés en période de guerre ou de famines. C'est évident. Pour comprendre j'ai appris l'alphabet A B C D E F G H I J K etc... Puis les mots qui définissent toutes les choses du monde. Ensuite j'ai tout oublié pour apprendre par les sens. Quand l'univers sensible me fut connu dans son intégralité, j'ai décidé  de me  crever les yeux les tympans trancher la langue. C'est le moyen idéal pour voir l'esprit. L'esprit immaculé pur et originel. Puis j'ai quitté l'école car on n'y apprenait rien et je suis descendu jusqu'à la plage pour mater les seins vibrant des femmes. Courtney 16 ans, est venu a moi avec le feu du soleil avant le crépuscule dans les cheveux. On a fait des serments puis nous avons lié nos mains, nos langues nos cheveux nos corps sous la lune.  A nous deux nous formions l'être androgyne d'avant la chute. Mais avant ça  je montais sur les toits derrière l'orphelinat des filles et je les regardais se déshabiller derrières les fenêtres l'oeil brillant de lubricité reproduisant les rites orgiaques dionysiaques de la Grèce antique à mon petit niveau masturbatoire.  Puis je suis descendu à  la plage pour écrire des chansons tout en matant les seins des filles en cachant ma concupiscence derrière des lunettes noires. Le soir tombant sur la lumière rouge du soleil j'ai grimpé dans ma voiture, j'ai avalé une fameuse poignée de poison hallucinogène au goût de vomi sec et j'ai pris l'autoroute. L'asphalte ondulait comme le dos d'un reptile noir brillant j'avais du mal à garder les mains sur le volant mou comme de la guimauve. Une fois arrivé au lac primordial entouré de pins millénaires aussi froid et noirs que la nuit, j'ai posé mes vêtements sales et frustes sur un rocher et j'ai plongé dans l'eau glaciale. Je suis descendu à la recherche du fond, dans le silence et la froideur molle de l'eau. Dans ce lac vous pouvez descendre, descendre, descendre vous ne trouverez jamais le fond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116100152312210548?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116100152312210548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116100152312210548' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116100152312210548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116100152312210548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/10/la-parade-2.html' title='La parade (2)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-116093735979466641</id><published>2006-10-15T11:35:00.000-07:00</published><updated>2006-10-15T11:42:05.093-07:00</updated><title type='text'>La parade (1)</title><content type='html'>Dans la rue où les enfants jouent, regardent la parade passer où la pluie tombe doucement, là où les habitants étranges des collines ne viennent pas,  au dessus des caves secrètes et honteuses, l'air chaud et doux des hauteurs passe le long des murs des vieilles maisons silencieuses, sur les visages juvéniles, le long des jambes gracieuses et dénudées des jeunes filles, sur le silence rugueux des antiques pierres, déformant le miroir froid de la fontaine. Les moteur explosent dans le silence lourd et serein qui reprend paresseusement sa place une fois les voitures grondantes passées. Les filles heureuses d'exhiber leurs corps désirables se pavanent. Les parents suent et économisent pour que leurs filles puissent se pavaner. &lt;em&gt;Ne parle pas, ne regarde pas les autres&lt;/em&gt;. La parade a commencé. On s'est décidé à faire la course pour s'amuser. A de nombreux égards, par la suite on a fait que courir. Les ombres des branches pesantes témoignent gaiement du passage du vent, &lt;em&gt;cours ! Cours avec moi !&lt;/em&gt; Les enfants courent en rigolant mais la fin de la chanson est plus triste. Les affamés courent sur leurs membres aiguisés par la faim, courent et finissent par tomber les os brisés sous l'effort, &lt;em&gt;cours avec moi !&lt;/em&gt; Les enfants sous-alimentés courent les bras rougis de sang en rigolant. A l'intérieur du cadavre du président les problèmes de communications commencent à se développer et à se répandre à travers le monde comme une gangrène noire et puante. Les nouveaux projets de sociétés idylliques sont écris sur du papier toilette usagé et s'envolent au moindre coup de vent. La fille du ministre est sincèrement amoureuse d'un gauchiste looser crado qui a pour principales activités de cultiver son acné purulente, sa barbe de trois jours à la Che Gevara, et son goût pour les idéologies totalitaires périmées depuis la chute du rideau de fer. &lt;em&gt;On est presque arrivés à la maison&lt;/em&gt;. La parade chante en français une mélodie trompeuse sur la joie de vivre et le soleil brûle, brûle, brûle; bientôt il réduira tout en poussière. Le carnaval grotesque s'ébroue, s'agite mollement, le serpent passe au loin, ses anneaux visibles entre les arbres des collines comme un fleuve d'écailles cherche à mordre sa queue, le phénix embrase le ciel, ses plumes tombent sur le sol, la forêt s'enflamme. J'ai attrapé au vol une poignée de silence. Je l'ai collée à mon oreille gauche. Mais la cacophonie hurlait ses notes violentes à mon oreille droite : un message que la prudence invite à ignorer. Pour courir plus vite j'ai arrêté la terre dans son mouvement pour atteindre le grand palais d'exil au pays de la fête foraine et des enfants de la nuit. Ne vous retirez pas encore dans vos appartements ce n'est pas encore tout à fait la fin, mes amis. Les docteurs impressionnés par son Q.I. de 250, n'ont pas su résister au désir de débattre avec lui des lois qui régissent ce monde et de ce qui arrive à la fin. Il était seulement possible de mesurer son immense culture générale qui contenait pratiquement toute les bibliothèques du monde qu'à la démesure de son arrogance juvénile. Il prétendait qu'à la table des matières du grand livre du destin tous les chapitres essentiels comportaient son nom, là où la masse anonyme des hommes n'est même pas évoquée. &lt;em&gt;Cours, cours sans toucher le sol, sans voir le soleil !&lt;/em&gt; Le docteur lui a tendu un stylo et lui a demandé de faire un dessin. Il a reproduit le jardin d'Eden, le Paradis, l'Enfer et la terre des hommes au milieu. Il a dessiné les seigneurs et les créatures, la chute et la vérité avant dernière. Tout ce qu'il y avait à dire sur les choses de ce monde et leur finalité. L'homme simple et honnête, quoiqu'un peu bête et borné dans ses certitudes, à la vue du dessin ouvrit la fenêtre et fit le saut de l'ange, les bras bien écartés, du haut du 83e étage du building pour aller s'écraser sept secondes plus tard, en éclaboussant les passants, sur le macadam luisant de crasse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-116093735979466641?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/116093735979466641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=116093735979466641' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116093735979466641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/116093735979466641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/10/la-parade-1.html' title='La parade (1)'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-115996661611936506</id><published>2006-10-04T05:56:00.000-07:00</published><updated>2006-10-04T05:56:56.133-07:00</updated><title type='text'>Survie</title><content type='html'>Un soir j'ai brisé le miroir pour laisser les souvenirs les plus délirants et illusoires s'échapper.  Au lycée j'ai survécu, maladif, puant, stupide, rampant dans la fange sous le joug de la sainte trinité du sexe (cul, chatte, nichons). éblouissantes les petites  cochonnes se pâmaient, agitant leurs fesses joufflues à deux pas de mes dix doigts avides et tremblants d'excitation malsaine. Je rêvais et pensais constamment baise cul chatte nichons avale suceuse de glands bien épais sécrétions doigts bien profond bourrage de culs langues déliées au kilomètre salopes fesses écartées petit trou outragé défonçage au gros calibre de petits culs de salopes aux visages de déesses baiseuses jusqu'à épuisement. Une fille est venue, une invisible comme moi, elle faisait partie des sans amis, ceux qui rasent les murs pour ne pas se faire écraser par la masse des seigneurs. La fille la plus gentille mais aussi la plus laide que j'ai connue. Tout en elle faisait songer à la truie : ses fesses larges, ses mamelles pendantes, son visage grossier et boutonneux aux yeux perpétuellement ébahis et effrayés comme une bête qui va à l'abattoir. Elle voulait me donner tout son amour, la moindre parcelle de son être et moi je ne songeais qu'à me vider dans le premier cul qui me passerai sous la main. Elle me parlait Proust, Kant, Nietzsche, équations différentielles, vitesse de la lumière et moi je ne pensais qu'à la partie la plus charnue et la plus visqueuse de son être. J'en avait marre d'entendre sa logorrhée d'intello, refoulée, frustrée, alors je l'ai baisée. Sur la bouche. Mêlant nos haleines puantes d'adolescents mal lavés, crasseux, libidineux affamés de sexe. Le soir j'étais chez elle pour bosser les maths, enfin c'est ce qu'on a dit à sa mère. Sa mère nous dit bonsoir : reine du sexe, bonasse , un cul qui ne demande qu'à être bourré, des seins sublimes et bandant, chaude à faire griller toutes les petites queues d'ados boutonneux de cette terre dégueulasse. C'est à se demander comment une reine du sexe aussi bandante pouvait avoir un boudin à vomir comme fille. Elle a du l'adopter à la D.A.S.S. . Enfin on est monté on a bossé cinq minutes les exos de math et je l'ai plautée (surtout les nichons), elle sentait la sueur aigre mais je l'ai embrassé un peu partout. On est allé sur le lit (elle a mit une serviette pour pas salir). j'ai embrassé et léché son minou (comme dans les films) puant (comme les poissons morts flottants dans l'étang de mon grand père). Elle gémissait. Je voulais qu'elle me suce mais comme elle avait l'air effrayé j'ai pas osé demander  alors je l'ai pénétré elle a gémit discrètement (je voulais qu'elle gémisse fort). Elle bougeait pas, elle regardait le plafond (j'ai regardé le plafond mais y avait rien) alors j'ai bouger le bassin pour la faire crier mais elle criait pas elle regardait toujours le plafond alors j'ai bougé un peu plus vite et j'ai jouit (elle regardait toujours le plafond). Elle a prit quelques kleenex sur la table de nuit, s'est essuyé la chatte (sans rien dire) et les a jeté dans la poubelle près de son bureau. Elle est partie dans la salle de bain j'ai entendu l'eau couler dans le lavabo pendant ce temps je me suis rhabillé, les jambes un peu molles. J'ai fouillé la poubelle pour garder un des kleenex taché de petites taches rouges en souvenir. Ensuite on a finit les exos, je suis parti. Les autres jours Je ne lui ai plus reparlé, éprouvant un sentiment mêlé de culpabilité et d'exaltation sadique nourris du rejet de  toute ses tentatives larmoyante de dialogues. Puis sorti du bahut d'autres décors ternes, froids, artificiels se déploient devant moi : des gens exhibent leur banalité, boivent, achètent, mangent derrière des vitrines en double vitrage, des portes s'ouvrent automatiquement sur des allées nettoyées avidement par des robots que des pauvres techniciens de surfaces aux mines tombantes et inexpressives poussent dans la bonne direction. D'autres humains, de la catégorie supérieures des consommateurs, les contemplent bien contents de ne pas être des techniciens de surface, s'engorgeant dans leur petite supériorité et regardant avec fierté les enfants qu'ils ont engendré aux belles joues bien rouges et bien épaisses d'obèses gavés au glucose et aux graisse hydrogénées, eux-même Homo occidentalis en devenir regarderont avec amours leurs enfants/araignées biomécaniques suçant des portions regénératives au jus de merde synthétique. Je marchait à la suite d'un robot nettoyeur et son assistant humain dans une odeurs de citron propre et fraîche, les gens s'écartait docilement devant la grosse machine cubique en métal brillant dont les fanons léchaient avec avidité la surface crasseuse de l'allée centrale de l'hypermarché. Aujourd'hui les héros sont les techniciens de surface et les éboueurs qui racle les cuvettes des chiottes et nettoient le monde de la merde de la race des seigneurs, sans eux nous étoufferions, étranglés par notre propre pourriture, noyés dans notre propre pisse.  Je regardai le sol fasciné par la brillance du carrelage couleur crème  après le passage de la machine quasi autonome. Chaque carré reflétait la lumière parfaite des néons avec ses variations propre et tout les gens autour s'écartaient sans réfléchir, instinctivement comme une vague  humaine décérébrée fendue en deux par un robot nettoyeur voguant sur une mer de carrelage crasseux.  Je cherchai un lieu survivant. Hors du monde artificiel où s'engouffre avec violence l'existence prévisible de ce troupeau d'humains acéphales. Je prend mes sacs plastique , fait un signe de tête à la caissière qui me répond d'un hochement de tête lent et programmé, son oeil  vide ne regardait rien.  La vie n'est plus là, remplacé par un quotidien de surfaces plastifiées, agglomérées, rassurantes, lisses,  fonctionnelles autogérées. De temps en temps les gens se souviennent de la vie, quelques instants, quand les catastrophes et les attentats illuminent leurs téléviseurs. L'angoisse d'insécurité, petite pulsion de mort, excite leurs cerveaux le temps de quelques pulsions électriques  puis leur quotidien publicitaire automatisé les berce et les rassure à nouveau, les absorbe dans la glu douceâtre du cycle immuable de leurs journées identiques, sans surprises. Il me fallait un lieu survivant. Dehors les automobiles hurlantes  foncent dans la nuit, tracent des lignes de mort que les pseudo-humains croisent de temps en temps réduisant leur vie de quelques années et leur corps à une trace rougeâtre où restent collés quelques cheveux et des fragments entres les aspérités de l'asphalte que la sciure ne parvient pas à décoller. Les mains crispés sur les poignées de mes sacs, je descend  l'escalier de la bouche de métro zigzaguant entre les hommes presque morts aux  mouvement ralentis, saccadés.  En bas, les  usagers sont calmes, alignés près des portes automatiques, le regard fixé sur le vide entre les deux quais, silencieux, attendant docilement la prochaine rame. Dans un coin près de la grille ronflante de la chaufferie, le corps recroquevillé d'un clochard gît dans le jus puant de ses vieilles nippes,  une  bouteille vide dans le creux de son bras étalé devant lui le long du mur et près de sa mains ouverte raidie et froide, comme un trophée,  sa tête repose droite et figée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-115996661611936506?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/115996661611936506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=115996661611936506' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115996661611936506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115996661611936506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/10/survie.html' title='Survie'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-115962550382853784</id><published>2006-09-30T07:05:00.000-07:00</published><updated>2006-09-30T07:11:43.850-07:00</updated><title type='text'>Dans la nuit</title><content type='html'>C'est comme ça que je suis venu à elle. Dans la nuit. Céline, une américaine de 26 ans, née en Californie, une peau lisse sans défaut, des dents parfaites, un petit nez, des cheveux brillants comme dans les pubs  l'Oréal. J'étais accro à  sa sublime superficialité. Je n'avais besoin de rien d'autre, le superficiel c'est l'essence même de la beauté féminine. Mon regard fuit vers l'orient.  Enfin je crois.  Je trouve ça beau : vers l'orient. En réalité, je regarde les toits de la villes, mais vers l'orient ça sonne mieux. Sans bruit, j'ouvre les battants de la fenêtre, un courant d'air frais dégouline jusqu'à mes pieds. Le drap se froisse derrière moi. Dehors la nuit est calme, excepté un bruit discret et lointain d'autoroute. En bas, la rue est déserte, les voitures sont parfaitement alignées sous la lumière jaunâtre du réverbère. Près du caniveau, on devine les restes du passé pas totalement recouvertes par l'asphalte : quelques pavés foulés par des chevaux et des hommes morts bien avant ma naissance. Je prend le paquet de camels qui traîne sur le petit bureau éclairé par la lumière artificielle de la rue, grille une cigarette avec le briquet décoré d'une pin-up des années cinquante. Probablement décédée aujourd'hui. J'avale une fameuse gorgée de goudron. Je contemple l'ombre de la brosse à cheveux sur le rebord de la fenêtre, la fenêtre au cadre usé, au bois qui se désagrège, elle doit bien avoir un siècle cette fenêtre. Je ne pensais pas qu'à Paris on puisse trouver d'aussi vieilles choses authentiques, entre le béton et les tuiles. Un trouble s'agite au fond de moi. Une angoisse boueuse où je n'ai pas envie de patauger, une connerie genre nostalgie de l'enfance ou quelque chose comme ça. J'évite d'y penser. J'aurai aimé avoir un Destin style Ray Charles, avoir inventé la musique du vingtième siècle mais ce genre de truc grandiloquent ne résiste pas à l'usure du quotidien. En contemplant la masse jaunâtre et nocturne de la ville, je me dis que mourir à Hiroshima j'aurai aimé. Enfin, soyons précis, juste sous l'épicentre. Un flash, une milliseconde, sans questions existentielles de dernière minute, volatilisé tout simplement, réduit à l'état de poussière grise d'un magnifique nuage s'élevant dans la stratosphère et s'effondrant en champignon atomique; ou alors partir vers Mars, vers les colonies, « Nouvelles Frontières » jusqu'à – 40 % de réduction le vol Kourou/mont Olympe. J'aspire une nouvelle bouffée de goudron pulvérisé, plus profonde celle là, plus agréable aussi, mélangée à la fraîcheur de l'air. La vie continue. La mutation permanente de  la molécule d'A.D.N., dont je ne suis que le réceptacle, percutée par les radiations se poursuit, imperceptiblement. Derrière moi, Céline bouge un peu dérangée par la fraîcheur de l'air, je jette ma clope par la fenêtre.  Je me glisse entre les draps froids, je ne veux pas du contact de son corps, je ne veux pas de sa chaleur. j'aimerai être seul.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-115962550382853784?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/115962550382853784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=115962550382853784' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115962550382853784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115962550382853784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/09/dans-la-nuit.html' title='Dans la nuit'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-115903867046464279</id><published>2006-09-23T12:10:00.000-07:00</published><updated>2006-09-27T03:04:29.523-07:00</updated><title type='text'>Au Roi des morts</title><content type='html'>J'avais réservé une table au prestigieux « Roi des morts » le restaurant le plus tendance de la ville. J'ai commandé un succulent foie de G.I.'s aux oignons confits, bien tendre, bien saignant, 20 ans à peine, de première fraîcheur, tombé le matin même à Bagdad. Elle a pris des testicules de djihadiste à la mode Al Zarkaoui, dans leur jus. En machonnant un bout caoutchouteux d'extrémiste elle me parle de ses problèmes siliconés, de ses six ans d'analyse, de son psychanalyste/gourou clone de Karl Marx croisé avec le Père Noël. Je l'écoute d'une oreille distraite, acquiesçant aux moments opportuns. Pour séduire une femme il suffit de satisfaire son petit Moi, l'ego est la première zone érogène chez la femme. Elle me parle de son mari tueur en série professionnel diplômé de la prestigieuse école Charles Manson, spécialisé en infanticide, en éventration de femmes enceintes, passionné  par son job, qui ne prend plus le temps de la faire jouir par tous les orifices. Plus tard, au bureau elle me lèche l'anus en me caressant les bourses du bout des doigts, juste assez pour voir la peau se rétracter. Après avoir évalué la grande maîtrise de ses compétences je décide de la prendre comme assistante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-115903867046464279?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/115903867046464279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=115903867046464279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115903867046464279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115903867046464279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/09/au-roi-des-morts.html' title='Au Roi des morts'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-115872013588771399</id><published>2006-09-19T19:41:00.000-07:00</published><updated>2006-09-19T19:46:51.766-07:00</updated><title type='text'>Camille For Ever 11/09/73</title><content type='html'>Un message d'un inconnu gravé sur un banc public : Camille For Ever 11/09/73. Un jeune de 17 ans, un pacifiste, vient tous les jours, inlassablement, dans le petit square ensoleillé du quartier regarder un vieux qui se contente de se dessécher en nourrissant les pigeons. Il ne ressemble à personne, à rien, c'est à dire à tout le monde; tout les jours il se contente de contempler fasciné la décrépitude du vieillard, là où on hurlait jadis notre folie enfantine. Dans la rue d'à côté la police tire à balles réelle sur la foule pour calmer les manifestants. L'enfance s'étale là sous nos yeux, arrogante et insouciante dans son éternité, jouant dans le bac a sable entre les crottes de chiens qui sèchent au soleil. Le jeune homme cache au fond de son coeur l'espoir désespéré, morbide et honteux d'assister à la mort du vieillard : simplement voir son corps tordu et usé tomber au milieu de la constellation de miettes de pain qu'il jette à ses oiseaux. Il lève les yeux et me demande anxieux combien de temps il lui reste. La lumière céleste de l'astre du jour ne fait pas disparaître cette petite angoisse mesquine et égoïste qui touche tout être humain au font de son âme. Quelque soit le décor, tout est opéra. Chacun joue son texte, sa partition au milieu du bruit et de la fureur, même si au final on oublie les seconds rôles, le rideau tombe de même pour tous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-115872013588771399?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/115872013588771399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=115872013588771399' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115872013588771399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115872013588771399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/09/camille-for-ever-110973.html' title='Camille For Ever 11/09/73'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-115852772123104150</id><published>2006-09-17T14:14:00.000-07:00</published><updated>2006-09-28T16:49:57.003-07:00</updated><title type='text'>Je rase les murs</title><content type='html'>Des histoires de fantômes punk authentiquement nazes puants et merdiques &lt;br /&gt;battant le rappel sortent de la partie la plus moisie de mon cerveau. &lt;br /&gt;Des histoires de fantômes punk authentiquement nazes puants et merdiques &lt;br /&gt;battant le rappel sortent de la partie la plus moisie de mon cerveau. &lt;br /&gt;J'emmerde les punks. J'aimerai en attraper un, dans une ruelle, l'assommer et lui chier dans la gueule. Je le regarderai se réveiller et dégobiller ma merde. Je rigolerai ! Ensuite je partirai en courant parce que je suis lâche. Voir très lâche. Je rase les murs crasseux et taggés, je baisse les yeux pour ne pas croiser le regard des autres. Les autres, les morts vivants, font pareil. Enfin je sais pas puisque je regarde le sol. Je vois surtout des chaussures qui piétinent le trottoir et j'entends les échos de ces battoirs sur le macadam comme le rythme d'une musique destructurée d'artiste ultra contemporain qui ne signifie rien et que personne n'écoute et qui ne finira même pas oublié puisque personne ne le connaît ! Y a aussi les pieds dégueulasses et puants des mendiants qui m'empêchent de raser les murs. Pour me venger je fais semblant de trébucher sur leur sébiles, leur vielles boite de conserve pourrie remplie de monnaie, en réalité je shoote dedans ou alors des fois je marche sur la queue ou la patte  de leurs chiens à peine plus galeux qu'eux et quand il couine de douleur je m'éloigne, j'accélère le pas, en rentrant la tête dans mon imper et en ricanant. La foule des autres, des morts vivants, finira par me dévorer si je baisse ma garde donc je rase les murs suintant de merde et de pisse, en regardant le trottoir dégueulasse et puant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-115852772123104150?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/115852772123104150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=115852772123104150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115852772123104150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115852772123104150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/09/je-rase-les-murs.html' title='Je rase les murs'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-115002452411335616</id><published>2006-06-11T04:13:00.000-07:00</published><updated>2006-09-22T05:59:40.253-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Mon maître que je voulais tuer, sans doute le plus connu des tueurs en série, est mort.&lt;br /&gt;Il déménageait à la Los Angeles médiévale quand je lui dis :&lt;br /&gt;Les abattoirs sont nos inconscients de cannibales génocidaires frustrés.&lt;br /&gt;Il dit : l'enjeu du récit polyphonique de ton émancipation par toi seul,&lt;br /&gt;la vengeance de l'anti-héros, construit tout le potentiel horrifique de l'affaire.&lt;br /&gt;Depuis trois ans, le rythme du contrôle des marchés&lt;br /&gt;pleinement assumé par le souverain résonnait dans l'articulation du réel,&lt;br /&gt;et c'est une réaction en chaîne dans les insaisissables dimensions de mon cerveau.&lt;br /&gt;Une créature traîne à la lumière du soleil et règne en maître sur les choses.&lt;br /&gt;Après plusieurs années cette grande famille,&lt;br /&gt;héritage des descendants de l'effondrement de l'empire romain,&lt;br /&gt;refait toujours le même film.&lt;br /&gt;Nous avons depuis très longtemps refuser ici d'aborder la question de la double identité&lt;br /&gt;sous la torture urbaine, notamment à travers le monocle d'un jeune type onirique,&lt;br /&gt;redoutable, qui cherche d'avantage le reflet réel du livre qu'une streap-tiseuse,&lt;br /&gt;fée clochette du ghetto de la vieille Europe&lt;br /&gt;et s'il flambe c'est avec le pouvoir que tout homme normal souhaite.&lt;br /&gt;Tranquillement conscient, j'ai deviné la fin du monde, les pistes pour la débusquer&lt;br /&gt;et constaté le postulat de ma propre perte.&lt;br /&gt;Mes peintures raillent tout savoirs, mes tableaux tuent tout les contextes.&lt;br /&gt;Céline vit a Paris depuis une dizaine d'années,&lt;br /&gt;femme de tout juste vingt six ans, foncièrement pleine d'idéaux naïfs,&lt;br /&gt;à la personnalité monolithique a-scolaire, un peu béate,&lt;br /&gt;diabolisée à l'extrême elle devient le drame humain traqué contre deux packs de douze.&lt;br /&gt;Très proche du monde, il suffira que celle-ci démente le bonheur de l'humanité&lt;br /&gt;avec son air balourd pour que la réalité commence enfin.&lt;br /&gt;Elle était pour moi représentative de l'ultime étape avant la réponse.&lt;br /&gt;La demoiselle consommait depuis longtemps des tonnes d'instants,&lt;br /&gt;protagoniste animatronique de l'histoire se faisant passer pour quelqu'un qui illumine&lt;br /&gt;les rangées des bus et des métros,&lt;br /&gt;elle me frappait dans sa manière de dormir,&lt;br /&gt;chose qui n'avait été vu que par moi,&lt;br /&gt;environnée seulement d'amour calmé.&lt;br /&gt;Mon sommeil en sourire, je réside ici.&lt;br /&gt;Une fois je me suis couché au-delà d'un forever.&lt;br /&gt;L'action devait coïncider avec l'émergence du monstre guéri et incurable.&lt;br /&gt;Le gamin ouvre le feu sur la classe.&lt;br /&gt;Vous avez fait de moi des morceaux éparpillés devant la télé.&lt;br /&gt;Comme à mon habitude je voulais la rêverie de mon destin et des seins nus.&lt;br /&gt;La mort cherchait une nouvelle chasse, elle la trouva dans l'affaire des missiles,&lt;br /&gt;dans les motivations au mondialisme, elle la trouva également dans l'histoire&lt;br /&gt;de ce monstre mangeur d'enfant, représentatif de la véritable humanité.&lt;br /&gt;J'ai pénétré la Mégalopolis de béton et y devint un autre personnage.&lt;br /&gt;Nous devons aux petites histoires,&lt;br /&gt;écrites comme des tubes de l'été pleines de secrets&lt;br /&gt;qui brûlent tellement qu'on oserait pas y toucher,&lt;br /&gt;l'abomination de nos vies de primates bipèdes.&lt;br /&gt;Un constat de police va m'être fatal.&lt;br /&gt;On se passera de l'infini, la vie réelle est bien antérieure à la conscience.&lt;br /&gt;Aujourd'hui , croulants sous le bleu du ciel,&lt;br /&gt;comment se débarrasser de la conviction d'exister ?&lt;br /&gt;D'où la prolifération depuis l'antiquité des jeux vidéos.&lt;br /&gt;Mais peut-on codifier l'angoisse du suicide ?&lt;br /&gt;L'eau troublée de la fontaine a rendu l'âme.&lt;br /&gt;Les gens de la fusée responsables de la destruction du dernier lieu de résistance&lt;br /&gt;de tout le pays décollent pour accéder au Paradis.&lt;br /&gt;Mon avis hors du champ des cameras :&lt;br /&gt;je n'ai plus besoin de stimuli émotionnels.&lt;br /&gt;Il a répliqué :&lt;br /&gt;connais-tu ce qui semble lier étroitement Jim à Courtney ?&lt;br /&gt;Mais j'oublie : nous nous perdons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-115002452411335616?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/115002452411335616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=115002452411335616' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115002452411335616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/115002452411335616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/06/mon-matre-que-je-voulais-tuer-sans.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114814969308215433</id><published>2006-05-20T11:27:00.000-07:00</published><updated>2006-06-16T05:28:13.506-07:00</updated><title type='text'>Vous devenez de plus en plus décédé</title><content type='html'>Vous devenez de plus en plus décédé.&lt;br /&gt;C'est absolument ce qu'aurait dit le Dr Mulholland,&lt;br /&gt;une pointure des expériences génétiques,&lt;br /&gt;Celui-ci introduira simultanément&lt;br /&gt;une joie et une souffrance dans le cerveau palpitant&lt;br /&gt;de l'homme à lunettes.&lt;br /&gt;Il est dingue de jeunes femmes,&lt;br /&gt;celles-ci s'amoncellent, bâillonnées,&lt;br /&gt;pourrissant dans un coin de son cerveau malade.&lt;br /&gt;Fait-il la même chose tout les soirs,&lt;br /&gt;dans ce coin perdu d'un ailleurs qui meurt,&lt;br /&gt;jusqu'au moment de l'heure fatale&lt;br /&gt;de la métamorphose fondamentale ?&lt;br /&gt;Regardez bien l'image mystérieuse&lt;br /&gt;du roi des morts déguisé en orgueil collectif.&lt;br /&gt;C'est ainsi, que sans décodeur,&lt;br /&gt;l'inconnu, une malformation à la main,&lt;br /&gt;prisonnier de la politique du corps,&lt;br /&gt;se masturbe et éjacule plus loin que la veille.&lt;br /&gt; Près d'un million de cancrelats rampent&lt;br /&gt;dans ma chambre, sur les murs, dans mont lit.&lt;br /&gt;Tandis que la nuit , les pâles femmes cannibales&lt;br /&gt;grattent à ma porte sans grande discrétion.&lt;br /&gt;Des tueurs en série convainquent&lt;br /&gt;ni plus ni moins la dictature démocratique&lt;br /&gt;de la nécessité de l'abatage des masses humaines.&lt;br /&gt;Sa dernière crise d'amour fou&lt;br /&gt;transformée en clichés hollywoodiens&lt;br /&gt;était devenue le roman de son double.&lt;br /&gt;Un sourire très ambigu et angoissant&lt;br /&gt;s'inscrit sur son visage,&lt;br /&gt;elle se masturbe&lt;br /&gt;avec une statuette achetée au Japon.&lt;br /&gt;Aucun érotisme dans la vision de ces lèvres humides,&lt;br /&gt;juste une excitation addictive et douloureuse.&lt;br /&gt;Assez !&lt;br /&gt;Il s'est identifié au concept de démolition&lt;br /&gt;du mâle dominant et glorieux&lt;br /&gt;pendant toute la durée de son identité d'emprunt.&lt;br /&gt;Une réflexion sur les murs des toilettes :&lt;br /&gt;Alexandra aime les grosses bites.&lt;br /&gt;Baiser ton visage Angélique fut bien pire&lt;br /&gt;que de remplir toutes les autres.&lt;br /&gt;L'envie de femmes continue&lt;br /&gt;de me tordre les tripes 24 heures sur 24,&lt;br /&gt;des call-girls posent leurs corolles&lt;br /&gt;sur ma bouche avide.&lt;br /&gt;Quelques chiens mangent&lt;br /&gt;des excréments sur le trottoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne semble pas se passer quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les monstres invisibles s'engouffrent dans la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114814969308215433?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114814969308215433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114814969308215433' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114814969308215433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114814969308215433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/05/vous-devenez-de-plus-en-plus-dcd.html' title='Vous devenez de plus en plus décédé'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114751061844035570</id><published>2006-05-13T01:51:00.000-07:00</published><updated>2008-02-11T08:05:57.842-08:00</updated><title type='text'>Modus Operandi - a la recherche du mot</title><content type='html'>Modus Operandi – A la recherche du mot&lt;br /&gt;Les fées aux formes généreuses, ne seront jamais des esclaves obéissantes,&lt;br /&gt;elles savent, ancestrales et modernes, faire jouir par les trois orifices.&lt;br /&gt;Nos âmes, croisement entre des centaines de bombe d'une utopie nazie&lt;br /&gt;et de politique du café communiste se flétrissent dans un monde radioactif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de se protéger de sa propre férocité&lt;br /&gt;malgré l'état actuel des forces militaro-psychiatriques.&lt;br /&gt;Le premier soir, vers minuit, je me masturbe sur les blondes décolorées,&lt;br /&gt;les femmes objets, les salopes cybernétiques.&lt;br /&gt;Je pouvais me branler pendant des heures, au point de me faire mal.&lt;br /&gt;C'est la vie encore ! Il n'y a pas de honte !&lt;br /&gt;Puis, brutalement, je voulus me placer dans la chronique faits divers&lt;br /&gt;devenir une version masculine de Kâlî.&lt;br /&gt;Je voulais être plus Américain qu'un Américain (même très discrètement)&lt;br /&gt;encore fallut-il que mes yeux eussent la bonne couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des mois, comme d'habitude,&lt;br /&gt;on racontait que les artistes pousse-au-crime encourageaient&lt;br /&gt;les investigations de la police traquant les tropicalités trop affichées.&lt;br /&gt;Où sont les documents inédits chargés de dispenser&lt;br /&gt;une anatomie, une satire de la vie ?&lt;br /&gt;Sans doute pas dans les chroniques relatant la vie de mon père :&lt;br /&gt;personne n'a entendu parler de lui. Sale comme un chien,&lt;br /&gt;lubrique comme un porc, ivrogne écumant tout les troquets,&lt;br /&gt;trafiquant d'armes sodomisant la propre fille d'Hitler et la terre entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai convoité les seins de la femme du directeur&lt;br /&gt;tellement supra-normaux que ça en fait peur&lt;br /&gt;très belle mais une fois montée,&lt;br /&gt;elle devient l'héroïne de l'histoire d'un vrai monstre où&lt;br /&gt;son visage de terre cuite et sa bouche&lt;br /&gt;s'offraient à ma jouissance.&lt;br /&gt;Je comprend qu'on puisse ne pas aimer,&lt;br /&gt;du moins avant la fin des contractions du pylore,&lt;br /&gt;le décalage entre le super-héros à la carrure quasi-divine&lt;br /&gt;et le masturbateur mal fichu qu'on éprouve&lt;br /&gt;face au contenu d'une mythologie psychanalytique&lt;br /&gt;nécessaire à l'existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma demeure, villa de 15 millions de dollars où se trouvait mon corps d'enfant,&lt;br /&gt;près de la galerie du jour, jardin d'une sorte de vision mentale fractalisée,&lt;br /&gt;là, où je voyais des démons et mon futur de fauve&lt;br /&gt;parcourant la ville à grande vitesse dans une limousine :&lt;br /&gt;Les yeux réels s'y cachaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dessus de la stratosphère, la cabine spatiale tournait encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En y réfléchissant, je n'avais jamais vu une ère de paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'exprimai le verbe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dès lors une boule de feu incendia mon être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fuir. J'en avais l'intention.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114751061844035570?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114751061844035570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114751061844035570' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114751061844035570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114751061844035570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/05/modus-operanti-la-recherche-du-mot.html' title='Modus Operandi - a la recherche du mot'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114709267537383629</id><published>2006-05-08T05:49:00.000-07:00</published><updated>2006-05-08T05:51:15.383-07:00</updated><title type='text'>Hier</title><content type='html'>Hier un oiseau est rentré chez moi par la porte du jardin que j'avais laissé ouverte. Un merle noir brillant au bec orangé. Il a fait le tour du salon en volant et piaillant, j'ai essayé d'ouvrir la porte en grand pour qu'il puisse s'échapper mais j'ai pas eu le temps. Il s'est fracassé sur la porte vitré et il est tombé avec un bruit mat. Je l'ai pris dans mes mains, il était tout chaud. Et puis j'ai sentit sa vie partir, c'est assez étrange d'ailleurs, on sent vraiment que quelque chose s'échappe&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114709267537383629?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114709267537383629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114709267537383629' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114709267537383629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114709267537383629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/05/hier.html' title='Hier'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114604744182642649</id><published>2006-04-26T03:29:00.000-07:00</published><updated>2006-04-26T03:33:15.580-07:00</updated><title type='text'>face aux attentats</title><content type='html'>Face aux attentats et à la gloire perdue de jadis&lt;br /&gt;même s'il existe en fait des illusions plus fertiles encore&lt;br /&gt;que le sperme et communément admises,&lt;br /&gt;je ne comprendrai jamais la sombre loi des morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'époque au milieu des faits divers et de la mode le monde n'existait plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'horreur et le bonheur d'être humain&lt;br /&gt;avait fait de moi le roi des morts.&lt;br /&gt;Replonger dans les fragments de notre histoire perdue.&lt;br /&gt;Sonder les archives de notre intimité maladive&lt;br /&gt;et gangrenée jusqu'à l'os.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a qu'à se souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aisance de ta grâce n'avait rien de marquant.&lt;br /&gt;Ta beauté n'offrait pas la musique&lt;br /&gt;qui rend hommage aux femmes&lt;br /&gt;de la mythologie américaine.&lt;br /&gt;En ton nom les poètes n'ont rien écrit,&lt;br /&gt;peut être à cause de ta banalité couronnée.&lt;br /&gt;L'équilibre de tes nerfs était finalement sans importance à mes yeux.&lt;br /&gt;Pour te remplir, il fallait avoir un goût immodéré&lt;br /&gt;pour la chair flasque de celles qui sont insipides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il existe en fait de vains espoirs,&lt;br /&gt;chacun sait recueillir et emmagasiner sa pourriture&lt;br /&gt;mais personne ne sait vraiment aimer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114604744182642649?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114604744182642649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114604744182642649' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114604744182642649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114604744182642649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/04/face-aux-attentats.html' title='face aux attentats'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114537695035646772</id><published>2006-04-18T09:14:00.000-07:00</published><updated>2006-04-19T05:40:51.516-07:00</updated><title type='text'>Le bord du lac</title><content type='html'>Le bord du lac fut merveilleux pour enterrer votre corps.&lt;br /&gt;Une demie heure avant, j'avais compris et assimilé&lt;br /&gt;ce qu'étaient les divertissements les plus sadiques.&lt;br /&gt;D'autant qu'après cette accumulation de sévices,&lt;br /&gt;je n'avais aucune raison de ménager cette barrière de peau.&lt;br /&gt;En fermant les yeux mécaniquement,&lt;br /&gt;j'éprouvai le besoin de sentir votre vie entière palpiter entre mes doigts,&lt;br /&gt;de voir vos yeux se révulser et d'entendre le cri sans voix.&lt;br /&gt;J'éprouvai donc le besoin de baiser et l'impression&lt;br /&gt;que je ne puisse pas dire : « ouvrez les cuisse ».&lt;br /&gt;Dans cette ville qui détient tout les pouvoirs sur les hommes,&lt;br /&gt;qui nous a constamment ébloui, amputé, détruit, depuis des siècles,&lt;br /&gt;Je suis nerveux et excité.&lt;br /&gt;J'avais dit : « vous êtes toute les femmes ».&lt;br /&gt;Alors vous avez ri. D'un rire froid, amer, carnassier.&lt;br /&gt;La normalité est monstrueuse.&lt;br /&gt;J'ai regardé le bord du lac et, ne comprenant pas votre abomination&lt;br /&gt;vous avez recommencé votre rire froid, amer,carnassier. Banalement douloureux.&lt;br /&gt;Au bord du lac, vous êtes morte.&lt;br /&gt;J'ai effacé votre sourire ignoble à coup de pierre.&lt;br /&gt;Vos dents brillaient sur le sol comme des étoiles ensanglantées.&lt;br /&gt;Au loin la ville brillait des lumières malsaines&lt;br /&gt;des téléviseurs et des néons agressifs, vide de gens.&lt;br /&gt;Votre rire froid, amer carnassier résonnait encore dans ma tête.&lt;br /&gt;L'obscurité magnifique emplit vos orbites&lt;br /&gt;lorsque j'arrachai vos yeux immondes affreusement déçu&lt;br /&gt;puis j'ai écrasé sous mes pieds leur matière visqueuse,&lt;br /&gt;J'avais envie d'entendre la chair de vos seins gicler&lt;br /&gt;pour moi c'était magique de voir votre corps s'éteindre&lt;br /&gt;comme un jouet sans piles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bord du lac,&lt;br /&gt;je vous retrouve maintenant,&lt;br /&gt;charogne pourrissant sous la terre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114537695035646772?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114537695035646772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114537695035646772' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114537695035646772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114537695035646772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/04/le-bord-du-lac.html' title='Le bord du lac'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114511536857833163</id><published>2006-04-15T08:33:00.000-07:00</published><updated>2006-04-15T08:36:08.593-07:00</updated><title type='text'>On a pas besoin de colmater la brêche</title><content type='html'>On a pas besoin de colmater la brèche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut de toute façon continuer de graviter autour des néons agressifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On débarque d'une petite ville. On apprend l'histoire-géographie. On bosse au Macdo. On se demande quand. On rode la nuit. On voit une belle meuf. On kiff. On parle. On baise. On dort. On se réveille. On prend le metro. On bosse à la caisse. On sort en boite. On boit. On rencontre des Bourgeois con et décadents. On devient peintre. On aime le sadomaso. On signe un contrat. On fait un film. On baise des culs. On devient riche. On s'emmerde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours les mêmes choses comme un fardeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment identifier les liens complexes entre crimes et châtiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait une erreur de chercher un sens à cet enchaînement de faits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Processus :&lt;br /&gt;1° développement intra-utérin&lt;br /&gt;2° Naissance&lt;br /&gt;3° Croissance et maturité sexuelle&lt;br /&gt;4° Transmission des gènes&lt;br /&gt;5° Mort et décomposition&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une soirée, elle pensait s'offrir à lui.&lt;br /&gt;Dans un regard muet, elle éprouvait les mêmes désirs génétiques que l'homme qu'elle revendiquait, si vieux, si riche.&lt;br /&gt;A une échelle individuelle, elle suit cette trajectoire comme s'il s'agissait d'un acte délibéré. Pourtant il y a là, sous-jacent une résonance héréditaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114511536857833163?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114511536857833163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114511536857833163' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114511536857833163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114511536857833163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/04/on-pas-besoin-de-colmater-la-brche.html' title='On a pas besoin de colmater la brêche'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114479600386475438</id><published>2006-04-11T15:51:00.000-07:00</published><updated>2006-05-11T09:24:41.956-07:00</updated><title type='text'>mon réveil, c'est un deuil</title><content type='html'>Mon réveil, c'est un deuil :&lt;br /&gt;Je soupire, deux ou trois fois, ce genre de chose empêche d'agir.&lt;br /&gt;Je sais que le printemps était pour nous un aspect de notre histoire.&lt;br /&gt;Aujourd'hui des oiseaux se transforment en printemps étés automnes hivers,&lt;br /&gt;des morts (faits maison), une vingtaine rivalisent avec le processus de paix,&lt;br /&gt;le soleil sur les cendres des nuits, les usines, le détroit de pourpre,&lt;br /&gt;part à petit feu pour allez voir ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant :&lt;br /&gt;Plaisir d'un dernier baiser violent et inédit dans une gare,&lt;br /&gt;je lui dit : terriblement frustrant.&lt;br /&gt;Tu m'annonças quand tu vins, nymphomane très italianisée, cils noirs, peu de bijoux, cheveux noirs, robe noire.&lt;br /&gt;Je tenais donc à forniquer, la respiration triomphante et la voilà engagée du haut de ses talons.&lt;br /&gt;Après la résistance de rigueur, c'est la chambre où cette frémissante nudité se trémousse dans son corset présente tout les signes extérieurs de l'excitation sexuelle et sait les rendre sublimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après :&lt;br /&gt;Le désert.&lt;br /&gt;C'est introduire pour toujours, un trouble imprévu :&lt;br /&gt;la plainte lancinante avec laquelle s'expriment mes envies dévorantes.&lt;br /&gt;Peu à peu, mes serments se délitent sur fond de débauche.&lt;br /&gt;Le fragment d'amour au bout du compte se dissout.&lt;br /&gt;J'ai pas hésité, je me suis tapé la tête contre les murs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114479600386475438?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114479600386475438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114479600386475438' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114479600386475438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114479600386475438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/04/mon-rveil-cest-un-deuil.html' title='mon réveil, c&apos;est un deuil'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114468566953867108</id><published>2006-04-10T09:13:00.000-07:00</published><updated>2006-04-10T11:44:45.886-07:00</updated><title type='text'>19 janvier</title><content type='html'>19 janvier&lt;br /&gt;Du haut de l'Empire State Building, l'homme,&lt;br /&gt;après avoir écouté les deux types&lt;br /&gt;qui prétendent être explorateurs de l'ouest américain,&lt;br /&gt;décide d'abandonner son métier d'artiste consensuel international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il laisse quelques mots sur une toile :&lt;br /&gt;j 'aurai toutes les réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire de gens beaux et de leur monstruosité&lt;br /&gt;qui filtre derrière leurs pensées&lt;br /&gt;matérialise la liturgie de la violence.&lt;br /&gt;Ils se sont résigné à vivre jusqu'à l'envie de douleurs,&lt;br /&gt;languissant dans un véritable cauchemar.&lt;br /&gt;Voilà pourquoi ils reçoivent&lt;br /&gt;un an d'enseignement à la nécrophilie,&lt;br /&gt;la nuit, dans les sous-sols&lt;br /&gt;où l'on décapite les victimes.&lt;br /&gt;Au centre du catalogue érotico-horrifique,&lt;br /&gt;il y a des grandes messes dédiés&lt;br /&gt;à aucun culte, à aucune religion,&lt;br /&gt;mais a la dissection de corps filmés&lt;br /&gt;pour divertir les fantasmes des parents&lt;br /&gt;au point d'en crever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond de sa bluette érotique,&lt;br /&gt;elle ne peut supporter le désordre sur ses meubles,&lt;br /&gt;mais derrière ce mélodrame de la femme au foyer&lt;br /&gt;il y a caché des bribes de monstruosité.&lt;br /&gt;Elle est a peu près normale,&lt;br /&gt;pourtant de ce côté,&lt;br /&gt;son amant posera ses mains autour du cou&lt;br /&gt;du cadavre presque consentant&lt;br /&gt;de la jeune fille en lui adressant un sourire,&lt;br /&gt;après quoi il mangera l'enfant dans la baignoire,&lt;br /&gt;avec tendresse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114468566953867108?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114468566953867108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114468566953867108' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114468566953867108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114468566953867108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/04/19-janvier.html' title='19 janvier'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114415905912683794</id><published>2006-04-04T06:56:00.000-07:00</published><updated>2006-04-05T14:56:52.066-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Mercredi 9 septembre.&lt;br /&gt;Il errait dans un village isolé.&lt;br /&gt;Je l'entendais, monstre palpitant, psalmodiant,&lt;br /&gt;dans les combles du monde;&lt;br /&gt;il se contenta en souriant&lt;br /&gt;d'envisager la destruction finale&lt;br /&gt;d'un couple et de leurs deux enfants.&lt;br /&gt;Il fût un temps déstabilisé par les instincts,&lt;br /&gt;plus souvent éprouvés&lt;br /&gt;clandestinement dans son oeuvre,&lt;br /&gt;A l'instar du cancer spirituel&lt;br /&gt;qui ne cherche jamais&lt;br /&gt;à vous prendre à revers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, reconstruire, encore et toujours,&lt;br /&gt;sans interruption,&lt;br /&gt;les dures lois de la conscience sociétale.&lt;br /&gt;A l'aube du XXIe siècle, scannerisé, l'homme ne meure plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi matin,&lt;br /&gt;je suis un fan du Docteur Jekyll et Mister Hyde&lt;br /&gt;mais n'allez pas croire&lt;br /&gt;qu'après une ridicule démonstration de votre beauté&lt;br /&gt;qui ne poursuit d'autre but que de faire&lt;br /&gt;un état des lieux de votre système uro-génital,&lt;br /&gt;je vais combler mon envie féroce de viande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éclairage brutal qui vient retracer&lt;br /&gt;les éclats de violence&lt;br /&gt;jetés sur l'écran en relief de la pensée :&lt;br /&gt;Peu troublé de mettre en confiance par son charisme&lt;br /&gt;plus la personne est jeune&lt;br /&gt;plus il se délecte du spectacle de la candeur violée.&lt;br /&gt;Elle continue à ricaner à tout bout de champ&lt;br /&gt;et devient la pure représentation&lt;br /&gt;de la victime inconsciente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous avons montré des objets classés,&lt;br /&gt;de vieilles valeurs et des frustrations;&lt;br /&gt;elles font corps sans traces visibles&lt;br /&gt;de révélations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, il s'accroche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114415905912683794?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114415905912683794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114415905912683794' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114415905912683794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114415905912683794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/04/mercredi-9-septembre.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114279497113031944</id><published>2006-03-19T11:02:00.000-08:00</published><updated>2006-04-03T04:06:47.130-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Dans le magazine Ange des Ténèbres, l'hebdomadaire californien pour lequel il réalise un&lt;br /&gt;reportage :&lt;br /&gt;Sans être révolutionnaire, la lecture de l'article consacré à l'un des plus grands créateurs et a son alchimie avec le punk rock diesel de 1983 à 1991, pousse l'enquête parmi les grandes gueules de Liverpool à la fin du siècle dernier. Les artistes dissidents se retrouvent dans leurs galeries : des éléments parasites qui n'en font pas trop, et l'accumulation d'une multitude d'informations et de provocations confirme la rumeur qu'enduits d'une épaisse couche d'opportunismes et d'argent, la plupart s'ingénient sans vergogne à piller l'histoire du psychisme des moteurs à gazon.&lt;br /&gt;Le papier est blessant pour un pape pas trop jeune, une surenchère systématique sur les capacités physique de cette pédale stéroïdée et heureuse qui confirme qu'en général il n'est pas obligatoire de bander pour l'emporter. De plus la révolution scientifique est quasiment en connection directe avec le lobby des armes et de la justice; elle provient effectivement de l'impossibilité de baiser et transforme le journalisme en police judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain,&lt;br /&gt;Courtney, une débutante de 21 ans, périlleuse,&lt;br /&gt;bisexuellement frémissante,&lt;br /&gt;la crinière crépitante comme une averse&lt;br /&gt;fait aussi une brève apparition :&lt;br /&gt;« Vous êtes une des rares, sans exagération aucune,&lt;br /&gt;à me donner vos charmes au moins autant que votre amour rose bonbon ».&lt;br /&gt;A l'amour fou, difficile à maîtriser, morbide qui ronge l'âme de son amant, la belle répond :&lt;br /&gt;« baise-moi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que les monstres&lt;br /&gt;nous avions ce goût nouveau effroyable&lt;br /&gt;pour les corps et les entrailles des femmes&lt;br /&gt;entre excitation sanglante et streap-teases suicidaires.&lt;br /&gt;Il parcoure avec ses collègues leurs vies truquées, soumises,&lt;br /&gt;certains savent à peine reconnaître leurs jolies compagne-androïdes&lt;br /&gt;immortelles, aux contours esthetiques.&lt;br /&gt;Un couloir, une logique interne, presque une anomalie,&lt;br /&gt;ces chambres étaient nettes et froides,&lt;br /&gt;au coeurs de ces banlieues, là, c'est l'enfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe :&lt;br /&gt;Parce qu'elle a expérimenté l'expérience inoubliable&lt;br /&gt;dans des positions très suggestives, improvisées,&lt;br /&gt;j'ai été docile, j'ai accepté de faire le chien,&lt;br /&gt;j'ai en outre la laideur de la beauté car je suis le sang noir de Lucifer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bébé lui échappe des mains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114279497113031944?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114279497113031944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114279497113031944' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114279497113031944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114279497113031944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/03/dans-le-magazine-ange-des-tnbres.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114095782163058056</id><published>2006-02-26T04:42:00.000-08:00</published><updated>2006-03-09T16:17:03.180-08:00</updated><title type='text'>CONFESSION</title><content type='html'>La confession d'un serial killer autour de laquelle s'articule toute une généalogie,&lt;br /&gt;une maladie contagieuse et honteuse, trouble every day,&lt;br /&gt;un mari déprimé par des problèmes sexuels refuse les avances de sa femme :&lt;br /&gt;une étape très importante, logique dans ce processus.&lt;br /&gt;Puis il y a le réseau, surnaturel bien sur, d'habitants, des brutes épaisses,&lt;br /&gt;représentants d'un gouvernement des subsistances, ces derniers prônent&lt;br /&gt;l'éviction de toute ma vie.&lt;br /&gt;La couverture politico-médiatique de ces contrôles policiers,&lt;br /&gt;formalité administrative, est la volonté politique à peine maquillée&lt;br /&gt;de combiner l'homme et le légume.&lt;br /&gt;La voix du désespoir gagne le monde des entités végétales,&lt;br /&gt;il s'agit ici de se dérober du scénario sans parfum&lt;br /&gt;idéologiquement douteux, dans mon cas il fallait&lt;br /&gt;que je continue ma quête aberrante puisque je suis inutile.&lt;br /&gt;Je suis tombé amoureux d'une américaine formidable,&lt;br /&gt;presque mythique, fauve et riche.&lt;br /&gt;Cueillir un instant, une complicité :&lt;br /&gt;c'est le pied mais parfaitement inutile.&lt;br /&gt;Je sentais parfois que je ne l'aimais pas vraiment&lt;br /&gt;ce qui contribua a accélérer l'idée du pétage de plombs,&lt;br /&gt;des répliques violentes, extrêmement agressives&lt;br /&gt;qui structurèrent la somme de toutes mes peurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Il est malade, atteint de schizophrénie »&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous savons bien que notre mode d'emploi de l'amour (cheap)&lt;br /&gt;servira à une malheureuse qui tragiquement&lt;br /&gt;est venue prouver qu'elle sait jouir.&lt;br /&gt;Donc les jeux de rôles deviennent de plus en plus des fait divers...&lt;br /&gt;Ainsi aujourd'hui une promeneuse armée n'ose plus&lt;br /&gt;pratiquer la double pénétration et les fellations,&lt;br /&gt;elle a mis en place l'austérité d'un renouvellement,&lt;br /&gt;et les soirs de solitude sans caresses et&lt;br /&gt;son pauvre parfum d'être humain&lt;br /&gt;aussi érotique que de la chair morte&lt;br /&gt;la rappelle à son amant et a son pénis tentaculaire.&lt;br /&gt;Elles dorment là,&lt;br /&gt;sous le pont d'où sont jetés les corps des femmes,&lt;br /&gt;petites lumières sur un fleuve d'ombre.&lt;br /&gt;J'ai transcendé cette eau là, en amont, aux racines du mal :&lt;br /&gt;Quel coeur en attente ?&lt;br /&gt;Le portrait de l'intimité :&lt;br /&gt;Une fois n'est pas coutume,&lt;br /&gt;trouver les mots pour les expliquer,&lt;br /&gt;les rendre utilisables.&lt;br /&gt;On ne demande à personne qui peut brûler ses effluves mâles&lt;br /&gt;soixante-trois minutes durant, à tel point que des crampes apparaissent.&lt;br /&gt;Et ma main vide cherchait ma queue pâle.&lt;br /&gt;J'avais calé.&lt;br /&gt;Me réveiller.&lt;br /&gt;Je crois avoir abordé une seconde vie,&lt;br /&gt;si le pré fleurit s'en est allé.&lt;br /&gt;A mon coeur plus clinquant qui&lt;br /&gt;se décolle, se dilue dans la séparation&lt;br /&gt;il ne reste plus qu'à éclater.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114095782163058056?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114095782163058056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114095782163058056' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114095782163058056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114095782163058056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/02/confession.html' title='CONFESSION'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114048936145831028</id><published>2006-02-20T18:31:00.000-08:00</published><updated>2006-02-20T18:36:01.473-08:00</updated><title type='text'>Premier instant, nuit douce étoilée</title><content type='html'>Premier instant, nuit douce étoilée, une conjonction des évènements,&lt;br /&gt;racines qui mordent toujours le libre arbitre.&lt;br /&gt;L'histoire la plus normale nous apparaît toute entière. Réductrice.&lt;br /&gt;Aujourd'hui mes livres permettent de survivre, c'est un échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous autres victimes zombifiées, nous n'avons pas gagné;&lt;br /&gt;nous sommes condamnés à nous inquiéter d'immobilier&lt;br /&gt;et d'êtres de chair bombardés que nous trouvons dans les journaux.&lt;br /&gt;Les morts t'éviterons et ce sera aussi ça être étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regard porté par un professeur de maths :&lt;br /&gt;Les petites culottes des filles sont de véritables encyclopédies&lt;br /&gt;improvisées, des fleurs anales qui tachent,&lt;br /&gt;leurs doigts délicieusement introduits sondent les limites,&lt;br /&gt;dans les bons hôtels réservés Au M. Beauf,&lt;br /&gt;mausolées dressés dans tout les pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le témoignage de Dieu qui culpabilise un max : il souffre du diabète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rêvé.&lt;br /&gt;Une lost highway longue et spectaculaire où&lt;br /&gt;la voiture roule cahote&lt;br /&gt;et conserve sa vitesse maximale;&lt;br /&gt;méthode d'investigation psychologique dévastatrice,&lt;br /&gt;radioscopie d'une stratégie qui correspondrait à un voyeurisme affamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La belle lui dit : « baise-moi contre le mur »,&lt;br /&gt;il espéra qu'il saurait soulever ce sac à foutre.&lt;br /&gt;Le papier peint en garde le souvenir glaireux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me voyais entrer dans une véritable histoire. (celle d'un homme ?)&lt;br /&gt;En passe d'être exaucé avec l'accord de Disney,&lt;br /&gt;cinéaste plusieurs fois centenaire,&lt;br /&gt;ses généraux subjugués m'ont recommandé auprès d'Hermès.&lt;br /&gt;Ses leçons m'ont énormément apporté&lt;br /&gt;comme pour mieux y puiser l'essence du néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vie de Britney.&lt;br /&gt;Hôtesse de grande beauté ou encore un bain de jouvence pour les vieux,&lt;br /&gt;étrange morsure humaine et pas si désagréable,&lt;br /&gt;alors pourquoi se priver ?&lt;br /&gt;Parce que c'est plus grave,&lt;br /&gt;une fois j'ai dû commettre un acte délibéré&lt;br /&gt;pour jouir de ses peines rendues palpables.&lt;br /&gt;Souvent j'ai envie de scènes éprouvantes&lt;br /&gt;accompagnés d'effets gore et d'angoisse diffuse.&lt;br /&gt;Décidément je ne savais pas vraiment voir&lt;br /&gt;tout le tragique, particulièrement l'amour viral.&lt;br /&gt;On vit dans la lumière des normes traditionnelles asexuées&lt;br /&gt;afin d'aller plus loin dans la monstruosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maîtresse des ombres appelée Hirondelle&lt;br /&gt;obéira probablement au vieux sac d'os&lt;br /&gt;et s'efforce de devenir dangereusement cajoleuse.&lt;br /&gt;Heureusement il existe une possibilité de liaison&lt;br /&gt;contrebalançant la somme de l'aberration des taches ménagères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix jours sont passés rapidement,&lt;br /&gt;je savoure les comportements incandescents&lt;br /&gt;de servantes complaisantes qui sévissent&lt;br /&gt;dans un paisible village de campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cannibales semblent affranchis s'ils choisissent le mal,&lt;br /&gt;a partir de cet instant la peine de mort devient une fête.&lt;br /&gt;On traverse là un territoire détruit, vide,&lt;br /&gt;et une ville s'est construite de ce côté du grand mur blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sobriété serait presque de rigueur, d'ailleurs ,&lt;br /&gt;l'idée de valeur voile peu a peu mes propres normes.&lt;br /&gt;L'homme descend de sa chaise et&lt;br /&gt;m'explique l'age d'or de cette société en vente libre&lt;br /&gt;tout en gardant secrètement&lt;br /&gt;le désir de ses instincts meurtriers.&lt;br /&gt;Bien sur, je n'avais pas l'intention de répondre&lt;br /&gt;à ses questions intimes sur mes déboires érotico-universitaires.&lt;br /&gt;« Quelques désagréments limitent considérablement nos destins&lt;br /&gt;c'est que nous sommes contrôlés par les lois du marché&lt;br /&gt;et malgré tout nous sommes à la recherche de quelque chose,&lt;br /&gt;ce fameux quelque chose c'est la résurrection de la dramaturgie. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114048936145831028?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114048936145831028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114048936145831028' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114048936145831028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114048936145831028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/02/premier-instant-nuit-douce-toile.html' title='Premier instant, nuit douce étoilée'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-114018863170320360</id><published>2006-02-17T07:01:00.000-08:00</published><updated>2006-02-17T19:09:22.596-08:00</updated><title type='text'>Los Angeles 2013</title><content type='html'>Los Angeles 2013, John, le soufre-douleur s'était souvent perdu dans une galerie,&lt;br /&gt;pris au piège entre le fractal et je ne sais quels récits fantastiques;&lt;br /&gt;lui même filmant professionnellement les images logiques&lt;br /&gt;des peintures qui nous entraînaient dans l'émerveillement de la violence.&lt;br /&gt;Son côté XXe siècle parfait, cérémonieux et content agace,&lt;br /&gt;lors de ses premières représentations il n'en rapporte qu'une seule ligne :&lt;br /&gt;La radicalisation, outil d'une vague provocation à coups de savate typiquement yaourt 0%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va pouvoir changer de trip à Harlem,&lt;br /&gt;vous combattez toujours les respirations des anciens,&lt;br /&gt;elles sont toutes disciplines, parfaits exemples&lt;br /&gt;des pires vogues anthropologiques.&lt;br /&gt;Elles ont souvent engendrés l'idée de la loyauté du corps à une boite en bois.&lt;br /&gt;Vous pouvez également redresser ma lampe&lt;br /&gt;afin de vous faire lire toute la littérature&lt;br /&gt;consacrée à l'actionnisme émotionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet album photo montre pendant des années son double cybernétique&lt;br /&gt;épaulé par l'un des hommes : son père ivre.&lt;br /&gt;A le voir se tapir comme une pâle copie en cellulose&lt;br /&gt;du héros splendide et dormant du « gay power »,&lt;br /&gt;on peut être tenté de le voir comme un suiveur sinistre et abruti.&lt;br /&gt;Ce tableau futuriste me fait songer que, quel que soit le matin&lt;br /&gt;englué dans le métro vert pâle, il demeure tout de même&lt;br /&gt;un élixir plein de rouges, vains et stériles soupirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a très longtemps, le profiler se serait suicidé aux côté d'un enfant de onze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde, tableau morbide, passe moins vite.&lt;br /&gt;Le Roi des Morts se tient correctement&lt;br /&gt;dans l'attente de balayer la pop à sa façon, pour tenir les rênes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'attendait pas forcément la question.&lt;br /&gt;Faut-il repenser aux vestiges de l'entre-deux-mondes,&lt;br /&gt;pour amener le véritable cauchemar ?&lt;br /&gt;Quel que soit le contrat signé, il voulait que je les trouves.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-114018863170320360?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/114018863170320360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=114018863170320360' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114018863170320360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/114018863170320360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/02/los-angeles-2013.html' title='Los Angeles 2013'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113745623953739935</id><published>2006-01-16T16:02:00.000-08:00</published><updated>2006-01-16T16:03:59.546-08:00</updated><title type='text'>Nuit et souvenir</title><content type='html'>Nouvelle SF/Fantastique/trash à lire absolument ici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://nuitetsouvenirs.blogspot.com/"&gt;http://nuitetsouvenirs.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113745623953739935?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113745623953739935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113745623953739935' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113745623953739935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113745623953739935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/nuit-et-souvenir.html' title='Nuit et souvenir'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113652647739469777</id><published>2006-01-05T21:46:00.000-08:00</published><updated>2006-01-26T02:42:29.910-08:00</updated><title type='text'>intelligent et subtil</title><content type='html'>Intelligent et subtil, je m'étais fait un plan :&lt;br /&gt;pleurer au chevet d'une actrice morte à 25 ans de tuberculose, maculée de sang.&lt;br /&gt;A petite touches vous faire partager le travail atypique :&lt;br /&gt;regarder la vie sans diplôme et&lt;br /&gt;assembler les différents mythes dynastiques&lt;br /&gt;dont les héros sont retrouvés morts devant mon effigie.&lt;br /&gt;Le dandy pop, jadis apprentis au suicide sociétal&lt;br /&gt;se dévoile devant les moeurs étranges&lt;br /&gt;comme le nightclubbisme et&lt;br /&gt;une logique du basculement des valeurs.&lt;br /&gt;Sa réputation en Chine et au Japon évolue entre&lt;br /&gt;dictature de l'art et le masque publicitaire européen.&lt;br /&gt;Amoureux de Courtney, elle même artiste,&lt;br /&gt;issue d'une petite famille bourgeoise,&lt;br /&gt;comédienne/danseuse au cul chaud,&lt;br /&gt;souveraine des amants qui ne pense qu'à ça,&lt;br /&gt;Je pouvais difficilement m'assoupir.&lt;br /&gt;Un excès d'étoffe nonchalante et tremblotante&lt;br /&gt;cache le ventre de la brunette, témoin muet&lt;br /&gt;de mes atroces jouissances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien y a-t-il de véritables pro-broie-du-noirs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, mes fondations semblent fondées&lt;br /&gt;sur une angoisse froide des persiennes fermées&lt;br /&gt;et un intérêt particulier pour les lumières de New York.&lt;br /&gt;Mes souvenirs trop réels que j'ai totalement dépouillés&lt;br /&gt;irrigue ma culpabilité d'humanoïde « Made in America ».&lt;br /&gt;Ô ironie grinçante ! La rumeur insistait, c'est perturbant,&lt;br /&gt;sur ma perverse misogynie de mâle victorieux&lt;br /&gt;faste pour l'avenir de mon ego totalitaire.&lt;br /&gt;Les tièdes songwriters connus comme&lt;br /&gt;des projecteurs de commerce pour collégiennes et&lt;br /&gt;humains abrutis semble donc se faire con.&lt;br /&gt;Je ne présente pas cette qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui j'ai une exigence pour l'âme :&lt;br /&gt;extraire la boue de mes pires souvenirs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113652647739469777?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113652647739469777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113652647739469777' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113652647739469777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113652647739469777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/intelligent-et-subtil.html' title='intelligent et subtil'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641809496963592</id><published>2006-01-04T15:37:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:41:34.970-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il lui dit : j'aime les sandwich de chez LIDL,&lt;br /&gt;surtout ceux au fromage.&lt;br /&gt;Dans la Cadillac de son grand père,&lt;br /&gt;l'adolescent pas séduisant du tout intègre le combat métaphysique.&lt;br /&gt;Depuis son enfance dans la maison du Diable,&lt;br /&gt;il ressasse ses croyances en d'autres entités,&lt;br /&gt;les grands anciens :&lt;br /&gt;« je crois vraiment que dans le monde, l'armée de la Mater prend enfin forme »&lt;br /&gt;Au loin, le chemin gris de New York se dégrade dans l'espace.&lt;br /&gt;Transformé avec des yeux neufs, psychotroniques, jetables,&lt;br /&gt;pas de maquillage et le tour est joué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pénètre dans son cerveau où&lt;br /&gt;sa rétrospective de l'incompétence&lt;br /&gt;inaugurée en ce début de XXe siècle&lt;br /&gt;a été un gros succès commercial,&lt;br /&gt;une exposition protéiforme&lt;br /&gt;de son organisation psychique fêlée :&lt;br /&gt;sexe,&lt;br /&gt;photos de femmes sur lesquelles il s'est le plus amusé,&lt;br /&gt;une entité extraterrestre,&lt;br /&gt;sa bestialité.&lt;br /&gt;A travers ce même prisme,&lt;br /&gt;celui des yeux du tueur à lunettes&lt;br /&gt;Baby Bird est une adolescente futée,&lt;br /&gt;une chienne de luxe, vierge,&lt;br /&gt;qu'il a fixé du regard,&lt;br /&gt;c'est le rêve à peine pubert.&lt;br /&gt;Excitant non ?&lt;br /&gt;j'attends l'amour dit-elle d'une suave délectation&lt;br /&gt;presque romantique.&lt;br /&gt;Explorer l'instinct,&lt;br /&gt;la conscience du tueur en série,&lt;br /&gt;Baise moi a l'arrière.&lt;br /&gt;Oui.&lt;br /&gt;Attentionnée, avec une étrange docilité,&lt;br /&gt;elle invita,&lt;br /&gt;presque innocente,&lt;br /&gt;la destruction des roses de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir là,&lt;br /&gt;l'adolescent écarta les tripes de son amante avec un tournevis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 h 40 le corps de Baby Bird dévala le talus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641809496963592?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641809496963592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641809496963592' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641809496963592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641809496963592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/il-lui-dit-jaime-les-sandwich-de-chez.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641780287476579</id><published>2006-01-04T15:31:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:36:42.876-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>La guerre des mondes, quatre ou cinq jours pour que le virus se diffuse.&lt;br /&gt;Faut-il plus de combats d'E.T. Et de soucoupes&lt;br /&gt;contre un gigantesque système scolaire&lt;br /&gt;où chaque évêque passe pour protéger l'humanité ?&lt;br /&gt;Elle s'engage dans l'armée, telle une jeune inconnue,&lt;br /&gt;excellente combattante, dangereuse, terriblement efficace,&lt;br /&gt;farouche guerrière aux techniques inédites.&lt;br /&gt;Elle élève au loin sa voix pour marquer&lt;br /&gt;ostensiblement le cri bleu de la mièvrerie&lt;br /&gt;du mouvement féministe des androïdes femelles.&lt;br /&gt;Car, malgré les apparences,&lt;br /&gt;quand elle dicte des oeuvres en réactions,&lt;br /&gt;plongé au coeur des événements de New York,&lt;br /&gt;elle est toujours la seule à conserver la tête bien droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule solution pour faire front aux créatures sauvages,&lt;br /&gt;pour la communauté,&lt;br /&gt;est de laisser monter les militaires,&lt;br /&gt;sachant comment les hommes souffrent et jouissent&lt;br /&gt;de leur potion magique freudienne.&lt;br /&gt;Elle ne tenait pas à ce que ses habitants&lt;br /&gt;mettent en présence le processus créatif de la nature&lt;br /&gt;face au sang comme offrande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire prend alors une tournure ahurissante :&lt;br /&gt;On voit l'ironie forte des rêves d'épuration&lt;br /&gt;de la communauté des emplois de balayeur&lt;br /&gt;beaucoup plus ambitieux que l'infantilisme&lt;br /&gt;des innocents militaires en train de faire la guerre.&lt;br /&gt;Sept ans plus tard c'est vrai qu'ils paraissaient beaucoup plus décédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est sur c'est qu'on mange bien&lt;br /&gt;à la table des envahisseurs d'Outremonde,&lt;br /&gt;les chattes de 12 à 14 ans les plus savoureuses,&lt;br /&gt;on y compte également ce conclave corrompu-corrupteur&lt;br /&gt;des cardinaux et des monsignori.&lt;br /&gt;Le soleil fait le deuil du pavillon des cendres,&lt;br /&gt;La bête n'a plus faim ni soif, il n'y a aucun survivant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641780287476579?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641780287476579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641780287476579' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641780287476579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641780287476579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/la-guerre-des-mondes-quatre-ou-cinq.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641736192731984</id><published>2006-01-04T15:25:00.000-08:00</published><updated>2006-02-06T12:13:00.760-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je passe dans la cour ouverte,&lt;br /&gt;à l'architecture ancienne,&lt;br /&gt;un sas de survie.&lt;br /&gt;Il ne faut surtout pas visager ce mal.&lt;br /&gt;Quel frisson qui sommeille pour me prendre en ses bras ?&lt;br /&gt;Le voici :&lt;br /&gt;Le cynisme las d'être auprès de sa future épouse, par bonté d'âme.&lt;br /&gt;j'entends en moi le bruit trouble&lt;br /&gt;de la matière noire de mes rêves dégeulasses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sommet, il aperçoit la maison vide&lt;br /&gt;la première prison pour enfants,&lt;br /&gt;des chambres d'enfants gâtés qui auront grandi trop vite.&lt;br /&gt;L'aube l'invite au sacrifice de certains passagers de la chambre bleue,&lt;br /&gt;des hybrides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entend leurs souffles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dors-tu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rick vit ce cher visage d'amoureux un peu triste,&lt;br /&gt;cette beauté double qui émane de l'étrange inconnu,&lt;br /&gt;un assassin méthodique.&lt;br /&gt;Je reviendrai te casser l'échine à coup de manivelle.&lt;br /&gt;Regard amusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traumatisé par une période de sa vie,&lt;br /&gt;par chaque instant qui passe jamais vaincu.&lt;br /&gt;Il baigne dans un fouillis de scènes sanguinolentes.&lt;br /&gt;C'est la faute aux milliers de collégiennes&lt;br /&gt;a l'oeil angélique et particulièrement sexy,&lt;br /&gt;des souvenirs brûlés sur le vide de la belle époque.&lt;br /&gt;Elles sont ainsi nudités, corps, passions.&lt;br /&gt;Les petites meurent doucement.&lt;br /&gt;Elles savaient être victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin du rêve.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641736192731984?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641736192731984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641736192731984' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641736192731984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641736192731984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/je-passe-dans-la-cour-ouverte.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641706924354895</id><published>2006-01-04T15:19:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:24:29.243-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>La fable du sexe sous la patte d'une chatte.&lt;br /&gt;Comment est-elle à la fin du voyage,&lt;br /&gt;ayant désormais émigré au palais d'injustice ?&lt;br /&gt;c'est une question qui s'est posée en visitant le triste hôpital,&lt;br /&gt;peut être qu'elle était le désir d'un homme d'affaire,&lt;br /&gt;criminel lui même,&lt;br /&gt;une de ces ombres désexualisées.&lt;br /&gt;On ignore à peut près tout des déchirements&lt;br /&gt;qu'il dissimule pour avoir envie de sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne demandez pas quels souvenirs,&lt;br /&gt;à moi qui suis entre ses doigts en mouvement,&lt;br /&gt;impossible à domestiquer,&lt;br /&gt;qui justifient l'importance de trouver une chambre.&lt;br /&gt;Quand je regarde autour de moi,&lt;br /&gt;derrière les cloisons,&lt;br /&gt;une quarantaine de filles sympas&lt;br /&gt;en cercle sur le temps,&lt;br /&gt;de quoi être fatigué!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin les cheminées d'azur voilés font constellation.&lt;br /&gt;Tout porte à croire qu'à tout juste vingt ans,&lt;br /&gt;un superbe décolleté aux fenêtres&lt;br /&gt;et des dômes d'une vitalité à crier&lt;br /&gt;sont bien meilleurs pour son amant,&lt;br /&gt;fasciné par les fleurs minuscules.&lt;br /&gt;On peut toucher ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le salon de la maison de joie&lt;br /&gt;et de beaucoup de soupirs&lt;br /&gt;d'esclaves de chair,&lt;br /&gt;douloureux poèmes,&lt;br /&gt;un seul acteur principal,&lt;br /&gt;une maison&lt;br /&gt;où une pulsion primitive&lt;br /&gt;et la luxuriance d'une bouche&lt;br /&gt;ne ménagent pas son souffle.&lt;br /&gt;Vous ne tiendriez pas une minute&lt;br /&gt;dans la mélodie songeuse&lt;br /&gt;des gogo-danseuses parfumées.&lt;br /&gt;On ne peut pas rester indifférent,&lt;br /&gt;accumulant par là même,&lt;br /&gt;à côté de mes oeuvres penchées sur&lt;br /&gt;le vrai sadisme violents de nos sociétés,&lt;br /&gt;l'abondance et l'envergure&lt;br /&gt;de mes frustrations d'empereur d'Outremonde,&lt;br /&gt;à la fois très violentes et très douces&lt;br /&gt;et que ma vie privée trouble&lt;br /&gt;voit son univers s'éffriter,&lt;br /&gt;un peu comme si la culpabilité&lt;br /&gt;absurde de la chair,&lt;br /&gt;met le meilleur des mondes&lt;br /&gt;en consigne à la gare.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641706924354895?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641706924354895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641706924354895' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641706924354895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641706924354895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/la-fable-du-sexe-sous-la-patte-dune.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641674644710685</id><published>2006-01-04T15:13:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:19:06.450-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>C'est frappant cette ressemblance... Son portrait robot :&lt;br /&gt;Pour capter l'intérêt de l'énigme humaine,&lt;br /&gt;il a fallu une rage irrépressible,&lt;br /&gt;travaillée en quatre chapitres,&lt;br /&gt;pendant quatre ans.&lt;br /&gt;D'une traite.&lt;br /&gt;A grand renfort de reprises narquoises du :&lt;br /&gt;«  je ne l'avouerai jamais à ».&lt;br /&gt;Comme s'il vérifiait tous les désirs&lt;br /&gt;respectant les mouvements&lt;br /&gt;des mauvaises langues (rires),&lt;br /&gt;avec pas mal de fils blanc et un fil rouge :&lt;br /&gt;sur le rythme du cinéma américain et de ses pornstars,&lt;br /&gt;la magie opère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, nulle nostalgie&lt;br /&gt;dans ce court métrage insensé&lt;br /&gt;d'un vieil amoureux sorti d'une sitcom&lt;br /&gt;quand déferlent dans les mémoires&lt;br /&gt;la mystique sensualité d'une peau brûlante et&lt;br /&gt;diaboliquement caressante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 h 55, au-delà de la scène, dans laquelle&lt;br /&gt;Claire lui offrira les clefs de ce qui fait une grande chanson,&lt;br /&gt;elle veut dans sa chatte&lt;br /&gt;au delà du bien et du mal&lt;br /&gt;entre sauvagerie et mièvrerie&lt;br /&gt;la violence extrême de la nitroglycérine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, finalement, à Paris,&lt;br /&gt;où il l'avait attirée,&lt;br /&gt;elle alla respirer le béton parmi les tuiles.&lt;br /&gt;Je l'adore sourit-elle.&lt;br /&gt;C'était plutôt Paris comme tombeau,au bout du compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on ne s'ennuie pas une seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin tout est relatif.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641674644710685?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641674644710685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641674644710685' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641674644710685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641674644710685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/cest-frappant-cette-ressemblance.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641639480238217</id><published>2006-01-04T15:10:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:13:14.803-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le temps passe,&lt;br /&gt;il se trompe de cible.&lt;br /&gt;Une fois par semaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641639480238217?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641639480238217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641639480238217' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641639480238217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641639480238217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/le-temps-passe-il-se-trompe-de-cible.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641611703987549</id><published>2006-01-04T15:08:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:08:37.040-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Infligé, un patchwork de souffrances difforme&lt;br /&gt;me terrasse et libère les cieux !&lt;br /&gt;L'ombre portée sur la peau&lt;br /&gt;se traîne sur ma maigre figure.&lt;br /&gt;Les mêmes démons ont eut parfois un après-midi entier&lt;br /&gt;pour pouvoir sans aucun doute m'enfermer.&lt;br /&gt;J'ai agi de manière à ce que la faim celle,&lt;br /&gt;précieuse, chargée de souvenirs, ne tombe pas !&lt;br /&gt;Pour un premier pas dans le troisième millénaire de mes trois heures.&lt;br /&gt;Aujourd'hui j'ai fais tout pour être rassuré :&lt;br /&gt;tuer les microbes et l'étreinte.&lt;br /&gt;J'ai fait ce projet insensé, sournois&lt;br /&gt;d'un autre voyage&lt;br /&gt;dans le monde des faux semblants.&lt;br /&gt;Quelque chose y vit - néant -&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641611703987549?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641611703987549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641611703987549' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641611703987549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641611703987549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/inflig-un-patchwork-de-souffrances.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641604800951700</id><published>2006-01-04T15:06:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:07:28.010-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Buster Keaton,&lt;br /&gt;il m'a demandé en bonne logique&lt;br /&gt;si tout est toujours.&lt;br /&gt;Cette évidence saute aux yeux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641604800951700?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641604800951700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641604800951700' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641604800951700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641604800951700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/buster-keaton-il-ma-demand-en-bonne.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641590524181390</id><published>2006-01-04T15:02:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:05:05.243-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Quatre ou cinq jours pour que le virus se diffuse après ça,&lt;br /&gt;détruire la terre en six jours en berçant l'opinion publique.&lt;br /&gt;Ne vous méprenez pas, les quatre hommes&lt;br /&gt;assis sur une tornade extrêmement meurtrière,&lt;br /&gt;attendus depuis les premières collaborations avec le Diable&lt;br /&gt;très méticuleux dans son emploi de yakusa minable,&lt;br /&gt;établissent un magnifique ciel livide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;parce qu'en réalité, les parents, puissants lobbies de la gêne virginale&lt;br /&gt;encrassent admirablement l'enfance,&lt;br /&gt;les jeunes sont abreuvés de lignes droites,&lt;br /&gt;ne rêvant que d'ouvrir les contacts de routine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est celle qui décroche dans une lueur douce l'éclair d'or sans pareil ?&lt;br /&gt;Avec les quatre garçons qui traînent leur échec,&lt;br /&gt;Britney gagne son premier aspect de cadavre vivant,&lt;br /&gt;celui d'une diva hollywoodienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'il y a une île des morts.&lt;br /&gt;Fuir ! Là bas fuir !&lt;br /&gt;Nous n'avons jamais revu l'extérieur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641590524181390?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641590524181390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641590524181390' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641590524181390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641590524181390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/quatre-ou-cinq-jours-pour-que-le-virus.html' title=''/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20546658.post-113641562123992869</id><published>2006-01-04T14:59:00.000-08:00</published><updated>2006-01-04T15:00:21.240-08:00</updated><title type='text'>première partie</title><content type='html'>La première partie du recueil est téléchargeable ici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.artsolid.net/ebook.php?idgal=92"&gt;http://www.artsolid.net/ebook.php?idgal=92&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les nouveaux textes seront publiés à raison d'un texte par post.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20546658-113641562123992869?l=edgarallanfred.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/feeds/113641562123992869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20546658&amp;postID=113641562123992869' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641562123992869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20546658/posts/default/113641562123992869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://edgarallanfred.blogspot.com/2006/01/premire-partie.html' title='première partie'/><author><name>Edgar Allan Freaks</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12466664886066977053</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
